5.000 emplois menacés par un dépôt de bilan du n°2 français de la sécurité

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Le groupe français Néo Sécurité, deuxième sur le marché hexagonal derrière le suédois Securitas, risque de déposer le bilan après que le fonds d'investissement IPE qui devait apporter 25 millions d'euros lui a fait faux bond. Quelque 5.000 emplois sont en jeu.

C'est un coup dur pour Neo Securité. Le numéro deux français de la sécurité risque de devoir déposer son bilan après la défection d'un investisseur qui devait renflouer ses finances, a indiqué son patron Jean-Michel Houry, cité dans le quotidien Le Figaro de ce vendredi. "Nos avocats demanderont formellement en début de semaine une audience pour le dépôt de bilan, qui pourrait intervenir dans les premiers jours de mai", a indiqué au journal M. Houry, qui détient 30% du capital du groupe.

Deuxième sur le marché français de la sécurité derrière le suédois Securitas, Neo Securité emploie quelque 5.000 salariés, selon le journal. Il vise un chiffre d'affaires de 170 millions d'euros cette année.

Le repreneur jette l'éponge estimant le besoin réel de financement plus élevé de 15 millions d'euros

La société avait été constituée en mars 2009 lorsque Jean-Michel Houry, un ancien dirigeant de la Brink's, et d'autres cadres avaient repris les activités françaises, très déficitaires, du groupe britannique G4S. La restructuration envisagée au moment de la reprise ayant pris du retard, Neo Securité avait été placé en procédure de sauvegarde en mars 2011.

Les difficultés du groupe ont été aggravées par le renoncement du fonds d'investissement IPE, qui devait apporter 25 millions d'euros en deux étapes en échange de 70% du capital. Le repreneur a préféré jeter l'éponge début avril, après un examen approfondi des comptes, estimant que le besoin réel de financement de la société était en fait plus proche de 40 millions.

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Commentaires
a écrit le 25/04/2012 à 6:29 :
Dans ce dépot de bilan à venir, on ne pourra pas accuser les délocalisations, la concurrence des pays à bas coûts, un actionnariat étranger, l'Euro, etc... Alors, croissance mal maîtrisée, besoin en fond de roulement sous estimé (clients payant tardivement % salaires et URSSAF exigibles de suite), frais de fonctionnement sur-dimensionnés ?
a écrit le 22/04/2012 à 9:46 :
Que dire des 3000 salariés sur les 5000 qui seront touchés par la gestion catastrophique d'une boite de sécurité privé dont l'ambition était d'être leader dans une profession qui mérite largement d'être reconnue quoiqu'en dise certains. Néo Sécurity à commis l'erreur de vouloir s'agrandir trop vite et en dépit du bon sens au lieu de consolider son assise et de se développer sereinement. Les erreurs du passé n'ont servies à rien.

3000 salariés qui devraient être concernés par le futur redressement judiciaire de Néo Sécurity, et le nombre de famille qui va avec, c'est une nouvelle assez importante pour que les médias puissent s?intéresser à nous car Néo Sécurity, si ce sont ses clients qui la font vivre c'est aussi et surtout son personnel qui sur le terrain font le nécessaire pour que cela marche. Et c'est ce petit personnel qui devrait une nouvelle fois trinquer à notre grand désespoirs et celles de nos familles dans un contexte déjà difficile et dont l'horizon peine à s'éclaircir!



a écrit le 20/04/2012 à 22:45 :
pas de CE depuis plus de un ans plus des annulation sur les éléction de tous les syndicat en accord avec les dirigeant de la société ces beau.

ces sur vendre une société sans DP ni CE ces plut facile .

enfin ce crevé le cul a bosser 12h par jour pour nous dire aujourd'hui bienvenue bientot au pole emploi ces beau sutout que 15 million ces rien car si on prend les gros site quelque 2000 salarier serait repris par divers société mes pour les autres ces 3000 plan social ce qui va couter trés cher a l'état.

plus le risque des gel de salaires enfin je dit une chose a M HOURY et a sont bras droit M Béjaoui


une chose un grand MERCI de la part de 5000 salarié deçu.
a écrit le 20/04/2012 à 16:38 :
En sommes nous rendu à 5000 chômeurs près ???
a écrit le 20/04/2012 à 16:28 :
Quand on dit que les fonds d'investissement ne prennent aucun risque, en voici un exemple, qu'on me donne un exemple d'un fond qui aurait mis du fric dans une entreprise rencontrant des problèmes de solvabilité. Il existe bien des fonds ou des groupes financiers en quête de proies d'entreprises en difficulté mais ces gens là reprennent après le dépôt d bilan, après les licenciements et la ruine des créanciers y compris l'Etat et la SS. A ma connaissance parmi ces gens là il n'existe qu'une société en France qui malgré le traitement dur ou très dur qu'elle inflige aux créanciers (et anciens actionnaires), et malgré quand même pas mal de licenciements fait "correctement" son métier, une seule c'est une entreprise dont le nom est celui d'un navire.
Réponse de le 20/04/2012 à 20:54 :
de mon côté, je vois également une faute du dirigeant qui a minimiser ses besoins de 15 millions.
a écrit le 20/04/2012 à 15:45 :
Ils n'ont qu'à monter leurs tarifs pour se renflouer. Les aider serait donc créer une distorsion de concurrence en manipulant les prix du secteur, pourquoi l'état manipulerait-il les prix dans le secteur de la sécurité ?
Pourquoi aider une entreprise quand on sait que si elle perd, d'autres entreprises la remplaceront, pourquoi faudrait-il prendre un parti pris pour "cette" entreprise en particulier ? Parce qu'elle est grosse il faut la sauver ? ce serait plutôt l'inverse à faire.
Les emplois resteront français quelque soit la société qui embauche.
Il faut éviter ( et encore plus en ces temps de disette) d'aider les entreprises qui ne survivent que de subsides d'états, qui sont donc en réalité quasi-publiques, mais dont les bénéfices sont privés eux, et accaparés par le haut-management.
a écrit le 20/04/2012 à 12:44 :
Pas de pb Supersarko...mais faut se depecher...
a écrit le 20/04/2012 à 8:51 :
les syndicats pourraient reprendre la boite via le 1% CE
Réponse de le 20/04/2012 à 14:03 :
belle idée , mais cette societé est sans CE depuis presque un an ! c'est toujours le petit qui subit ce que quelques actionnaires décident sans eux !

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