Première nomination de Hollande à la tête d'une société cotée : les syndicats d'ADP s'inquiètent d'un parachutage
Fabrice Gliszczynski
Fabrice Gliszczynski
Ils font entendre leurs voix. A moins de quinze jours de la démission de Pierre Graff de la présidence d'Aéroports de Paris (ADP), le 11 novembre, jour de ses 65 ans (la limite d'âge pour exercer ce type de fonctions dans cette entreprise), les syndicats du gestionnaire de Roissy et d'Orly ont fait savoir qu'ils n'étaient pas favorables à un parachutage, alors qu'Augustin de Romanet, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts, fait office de grand favori pour rafler la mise. Il s'agit de la première nomination du nouveau gouvernement concernant une entreprise cotée. L'Etat détient 52% du capital d'Aéroports de Paris (le FSI possède de son côté 8%).
Stabilité de la gouvernance
Selon des sources concordantes, lors du dernier conseil d'administration d'ADP présidé par Pierre Graff, jeudi 25 octobre, les administrateurs salariés d'ADP ont refusé de participer au vote concernant la cooptation du nouveau représentant de l'APE (agence des participations de l'Etat) au conseil d'administration, Solenne Lepage, pour protester contre la manière dont se déroule le processus de succession de Pierre Graff qui n'est toujours pas réglée officiellement. Il y a quinze jours, l'Elysée a, selon nos informations, validé le choix d'Augustin de Romanet mais la décision n'a toujours pas été officialisée depuis.
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Inquiets d'un parachutage (encore plus d'un double parachutage, PDG, directeur général), plusieurs représentants des salariés prônent au contraire une continuité de la gouvernance pour poursuivre le travail accompli ces dernières années par Pierre Graff et son numéro deux François Rubichon, lequel est candidat à la présidence d'ADP.
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