Chypre : la compagnie aérienne Cyprus Airways est aussi au bord du gouffre

 |   |  286  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Pour ne pas pénaliser le tourisme cet été, le gouvernement chypriote a décidé de soutenir sa compagnie aérienne en difficulté. Ses pertes ont doublé en 2012.

Cyprus Airways est à l'image de son pays. La compagnie nationale chypriote est, à l'approche de la saison estivale, au bord du gouffre. A tel point que ce mercredi, au moment où 300 salariés de Cyprus Airways manifestaient devant le Palais présidentiel, scandant "Pas de chômage" et "Ne détruisez pas Cyprus Airways", le gouvernement chypriote a indiqué  qu'il allait continuer à la soutenir jusqu'à la fin de l'été.

"Le gouvernement a décidé aujourd'hui, pour des raisons très précises, principalement liées à la saison touristique estivale, qu'il était souhaitable de maintenir la compagnie en vie", a déclaré Christos Stylianides, le porte-parole du gouvernement, précisant que le but était "d'achever la saison estivale, dans la perspective de trouver un acheteur ouun  investisseur stratégique aussi vite que possible". Néanmoins, le soutien de Nicosie dépend d'un accord rapide entre sa direction et ses syndicats concernant une "nécessaire restructuration et une diminution des activités" de Cyprus Airways, qui va notamment devoir réduire très fortement ses effectifs.

Doublement des pertes en 2012
Selon des estimations des syndicats, la compagnie aérienne a pré-vendu 400.000 places pour l'été. Après un plan de sauvetage européen assorti de conditions draconiennes, dont la diminution drastique du secteur bancaire qui fut longtemps une importante source de revenus pour Chypre, le tourisme est devenu une des sources d'espoir pour tenter de reconstruire l'économie promise à une récession brutale. La compagnie a perdu 55,8 millions d'euros après impôts en 2012, deux fois plus qu'en 2011. La direction avait précisé en mars que sa survie future dépendrait d'une injection de capitaux du gouvernement, une mesure qui doit encore être approuvée par Bruxelles.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :