Finalement, Arcole dépose une offre de reprise pour Mory Ducros

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Arcole Industries a déposé une offre de rachat pour le transporteur de colis Mory Ducros. (Reuters/Stéphane Mahe)
Arcole Industries a déposé une offre de rachat pour le transporteur de colis Mory Ducros. (Reuters/Stéphane Mahe) (Crédits : Reuters/Stéhane Mahe)
Arcole avait, selon les syndicats, menacé lundi de retirer son offre de reprise du transporteur Mory Ducros. Finalement, une offre a été déposée dans la nuit.

"La CFDT a été alertée qu'Arcole Industries menace de retirer son offre si l'ensemble des mouvements n'est pas suspendu", écrivait lundi la CFDT-Transports dans un communiqué.

Tard dans la nuit de mardi, le principal actionnaire de Mory Ducros a finalement déposé son offre de reprise après une nouvelle réunion marathon à Bercy, selon le ministère du Redressement productif.

Nouvelle amélioration de la proposition

Le principal actionnaire de Mory Ducros a légèrement amélioré sa proposition, qui portait jusqu'à présent sur 48 agences reprises (sur environ 85) et 2.150 emplois sur plus de 5.000. Il y a ajouté la reprise partielle des agences de Saint-Quentin (Aisne) et Bourges (Cher) soit 60 salariés supplémentaires, selon le ministère et des syndicats. "Ce dépôt à 23h58 est le gros acquis de la soirée", a souligné le ministère.

La semaine dernière, Arcole avait déjà consenti à améliorer son offre au terme d'une première réunion marathon avec le ministère du Redressement productif et les syndicats.

>> Lire : Arcole, l'actionnaire de Mory Ducros, consent à améliorer son offre

"Arcole a déposé son offre, on échappe à une liquidation judiciaire dès demain (mercredi) matin", a commenté auprès de l'AFP Fabian Tosolini, porte-parole de la CFDT-Transports, mais l'actionnaire "a maintenu les clauses suspensives, l'offre reste donc fragile", a-t-il ajouté.

Absence de mobilisation sociale

L'une de ces clauses est l'absence de mobilisation sociale d'ici au 31 janvier. "On ne peut pas décréter la levée d'actions de grèves que l'on n'a pas déclenchées. On ne peut empêcher les salariés de s'exprimer", a estimé Fabian Tosolini.

Sur les indemnités supra-légales de licenciement que les syndicats demandaient à Arcole de quasi tripler, les organisations syndicales n'ont rien obtenu. Arcole a maintenu sa proposition de 7.000 euros par salarié licencié.

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Commentaires
a écrit le 29/01/2014 à 10:40 :
Après donc des années de procédures collectives, l'adaptabilité obtenue fait que la seule reprise envisagée se trouve être celle de l'actionnaire principal. On ne peut pas dire que le capitalisme n'est plus un système efficace.
a écrit le 29/01/2014 à 9:49 :
Cette entreprise à des chances d'être sauvée, à une seule condition que montegourde ne vienne pas mettre son pif dedans, sinon c'est coulé d'avance.

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