Bras de fer entre Lufthansa et ses pilotes

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La quasi-totalité des vols de Lufthansa prévus pour mercredi, jeudi et vendredi ont dû être annulés par la compagnie aérienne allemande, frappée par la plus grande grève jamais menée par ses pilotes. Résultat, 425.000 passagers sont victimes de ce conflit qui touche à la maison mère que sa filiale low-cost Germanwings et Lufthansa Cargo.
Confrontée au puissant syndicat du secteur, Cockpit, la compagnie allemande a abandonné tout espoir de faire redécoller ses avions avant samedi, tout en évaluant le coût financier de la grève à un nombre "à deux chiffres en millions". Les deux parties campent sur leur position. Si la direction et les pilotes se disent prêts à discuter, le syndicat attend de nouvelles propositions, en préalable. Lufthansaa a déclaré de son côté qu'aucune nouvelle négociation n'aurait lieu tant que la grève serait en cours.
Afin d'éviter toute pagaille, Lufthansa a néanmoins informé les passagers par textos et courriels à l'avance, en leur proposant des solutions de transport sur d'autres compagnies ou d'utiliser d'autres moyens de transport.
Lufthansa avait déjà dû annuler plus de 600 vols jeudi matin en raison d'un débrayage des personnels au sol des principaux aéroports allemands, à l'appel du syndicat des services Verdi.
Cockpit, qui revendique 9.300 adhérents toutes compagnies confondues, réclame le maintien de la possibilité de partir en préretraite à 55 ans, que la direction veut relever à 60 ans à partir de 2017, ainsi qu'une revalorisation des salaires.
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A l'aéroport de Francfort, plus de 200 pilotes ont manifesté mercredi matin, protestant également contre la politique de Lufthansa qui vise, selon à eux, à maximiser les profits au détriment du personnel, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.
Ces mouvements sociaux sont néanmoins mal perçus par le milieu politique allemand.
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Certains, notamment au sein du parti CDU de la chancelière Angela Merkel, réclament une modification du droit de grève afin d'éviter que les syndicats modestes en terme d'adhérents puissent continuer de paralyser le pays.
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