Alstom : Siemens et Mitsubishi confirment étudier une offre commune

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En s'alliant à MHI, Siemens tente de contrer son concurrent américain General Electric, qui a déjà mis sur la table 12,35 milliards d'euros pour le pôle énergie d'Alstom. /Reuters
En s'alliant à MHI, Siemens tente de contrer son concurrent américain General Electric, qui a déjà mis sur la table 12,35 milliards d'euros pour le pôle énergie d'Alstom. /Reuters (Crédits : reuters.com)
Siemens et MHI décideront le 16 juin au plus tard de soumettre ou non une offre au conseil d'administration d'Alstom.

Ils confirment: "MHI et Siemens décideront d'ici (lundi) 16 juin s'ils soumettent ou non une offre officielle au conseil d'Alstom", indiquent ce mercredi les deux groupes dans un communiqué commun. Il ne précise pas quels actifs sont visés. A Paris, une source proche du dossier a évoqué une offre sur le pôle énergie de l'industriel français.

Selon cette source, confirmant une information de l'agence Bloomberg, il s'agirait de construire deux entités, l'une regroupant certaines activités d'Alstom et Siemens d'un côté, et de l'autre celles de MHI ainsi que le restant des activités énergétiques d'Alstom.

Un partenariat Siemens-MHI "qui créerait de la valeur pour tous"

"MHI a été invité à joindre ses forces à Siemens et nous croyons fermement pouvoir contribuer de manière importante à la solution d'un partenariat pour Alstom qui créerait de la valeur pour tous, y compris pour la France", a seulement commenté, dans le communiqué, Shunishi Miyanaga, le patron de l'industriel japonais.

En s'alliant à MHI, Siemens tente de contrer son concurrent américain General Electric, qui a déjà mis sur la table 12,35 milliards d'euros pour le pôle énergie d'Alstom. L'offre a les faveurs du groupe, mais pas du gouvernement français.

Début mai, Siemens et MHI avaient déjà annoncé une collaboration, avec la création d'ici début 2015 d'une coentreprise fusionnant leurs activités de machines pour la métallurgie.

Pour l'heure, François Hollande doit organiser une réunion sur Alstom jeudi à 8 heures à l'Elysée.

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Commentaires
a écrit le 12/06/2014 à 8:13 :
la façon dont les socialistes bradent nos industries est lamentable .
pourquoi ne pas nationaliser temporairement , cette industrie . comme Obama l'a fait avec General motors etc ..
a écrit le 12/06/2014 à 7:47 :
Peu importe l'identité de l'acquéreur. Sur le fond, le dépecage d'un fleuron industriel de 94000 personnes est acté, sans que personne n'y trouve rien à redire. La France brade ses derniers bijoux de famille industriels.
a écrit le 11/06/2014 à 22:33 :
La messe a déjà été dite. Les commémorations du 6 juin - et les tractations en coulisse - auront eu raison de l'intérêt national et européen. Encore une occasion manquée de bâtir un géant européen.
a écrit le 11/06/2014 à 22:31 :
Le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne se pressent pas !
General Electric est présent en France depuis plus de 100 ans et connait bien la situation
Il y a fort à penser que Siemens ne fera pas le poids et qu'il ne fait que reculer un peu l'échéance
a écrit le 11/06/2014 à 18:21 :
Une certitude : il manque 10 milliards à l'offre GE. Il faut le dire. Le groupe américain garderait encore avec ce chiffre quelques marges. Alors la question est : quelles compensations GE a-t-il promis pour obtenir ce prix bas ? Seconde question : cette base de calcul bas ainsi obtenue peut-elle être reprises par un autre "groupement" improbable ?

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