Alstom : General Electric se fait de la pub

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General Electric évoque ses liens historique avec la France. /Reuters
General Electric évoque ses liens historique avec la France. /Reuters (Crédits : reuters.com)
Afin de convaincre l'opinion publique de la pertinence de son offre sur Alstom, le groupe américain a lancé une campagne publicitaire dans les quotidiens nationaux, assortie d'une nouvelle communication sur Twitter.

Alors que le gouvernement français tatillonne sur l'offre formulée par General Electric, intentionné à racheter le pôle d'énergie d'Alstom, le groupe américain choisit la publicité dans la presse afin de conquérir le coeur des Français.

Le message : des liens historiques avec la France

En pleine page d'au moins trois quotidiens nationaux (Les Echos, Libération et Le Figaro), un slogan s'affiche ce vendredi: "Construisons ensemble le futur". Le texte qui l'accompagne souligne:

"Entre GE et la France, c'est une histoire qui remonte à plus de 100 ans".

"Aujourd'hui, GE emploie plus de 10.000 personnes en France, et ensemble, nous contribuons au développement des technologies et des industries de demain. Le meilleur reste à venir", ajoute la publicité.

La photo qui sert de fond à la publicité est prise dans l'usine de fabrication de turbines à gaz de GE à Belfort, rachetée en 1999 justement à... Alstom.

Nouvelle communication de General Electric sur Twitter

General Electric déploie d'ailleurs une communication semblable sur Twitter. Alors que jusqu'à présent le compte officiel de la division française relayait essentiellement les propos des dirigeants du groupe sur le dossier Alstom, le ton des trois posts publiés pendant les dernières 24 heures est bien différent:

Le soutien des industriels de l'énergie du Territoire de Belfort

General Electric ne se prive d'ailleurs pas du soutien de la société civile. Ainsi, dans une lettre du président de la Chambre de commerce et d'industrie locale envoyée à François Hollande lundi, les industriels de l'énergie du Territoire de Belfort se sont dit favorables au rapprochement entre Alstom et GE.

Mardi, la CCI et les Chambres de métiers et de l'artisanat se sont elles aussi offert une demi-page dans Les Echos, titrée "l'appel des 100 PME pour l'emploi" et affichant leur soutien au projet de GE.

L'objectif : devancer Siemens, l'européen

Mercredi, à l'issue d'une rencontre à l'Elysée avec le président de la République, François Hollande, le PDG de GE, Jeffrey Immelt, a promis de créer 1.000 emplois en France si GE rachetait le pôle énergie d'Alstom. La nouvelle campagne vise manifestement à insister sur ce message ainsi que sur l'ancienne présence du groupe américain sur le sol français, dans l'espoir de devancer dans l'opinion publique le rival Siemens, qui a l'avantage d'être un groupe européen.

L'allemand s'est donné jusqu'au 16 juin pour déposer une éventuelle contre-offre, alors que General Electric a reporté jusqu'au 23 juin l'expiration du délai fixé pour l'acceptation de sa proposition. La campagne publicitaire de GE doit durer jusqu'au 19 juin, selonce qu'a indiqué à l'AFP l'un des journaux concernés.

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Commentaires
a écrit le 01/06/2014 à 21:35 :
Qu'est ce qui nous empêche de sauve notre Entreprise?
ben Europe !
Nous avons les moyens de nationaliser temporairement Alstom.
ni Siemens ni GE.
a écrit le 31/05/2014 à 16:06 :
L'état peut laisser GE racheter les 2/3 d'Alstom, vendre 15% d'EDF et avec acheter.. une part de General Electric. La France aurait une part dans GE correspondante à la valeur d'Alstom. Avouez que ce serait très drôle, surtout la réaction des américains.
Réponse de le 12/06/2014 à 16:00 :
Excellente idée !!! Mais l'auront-ils ? Rien n'est moins sûr !
a écrit le 31/05/2014 à 14:48 :
GE prendra ce qui l’intéresse et Siemens aussi, sachant que AREVA et Schneider sont aussi sur les rang pour d'autres parties de Alstom !
a écrit le 31/05/2014 à 13:33 :
La prise de contrôle d'une grande partie d'Alstom est très importante pour GE. L'intérêt ne se porte pas uniquement sur la technologie ou autres brevets mais sur la capacité de production, les installations en clientèle qui génèrent des ressources de suivi et la masse financière que représente cet ensemble. En effet ces géants industriels sont confrontés au besoin de faire bouger leur business model qui se transforme à grande vitesse et obligés de faire des investissements colossaux pour y parvenir or c'est la masse qui leur permet ce mouvement. Celle qui est donnée à l'un manquera forcément à un autre et en l'occurrence la liste mondiale des participants est courte. L'achat d'Alstom est donc un passage permettant un lissage de la transformation pendant une petite dizaine d'années. Le rôle de voiture balai que veut se donner GE a cet avantage s'il est bien mené de permettre de continuer la course. Siemens de son côté devra s'allier avec ABB ou autre Hitachi voire u autre américain. Mais ce qui donne de l'intérêt croisé dans le dossier GE c'est l'obligation pour ce dernier de se séparer de sa branche financière dont sa partie européenne qui ne peut pratiquement passer que par un établissement français compte tenu de sa masse et de sa diversité. C'est également le fait pour GE de devoir prochainement vendre à Safran la partie américaine de la JV. Les ailes des avions intégreront désormais à l'avenir les moteurs ou seront fabriquées de concert ce qui obligera GE à financer cette évolution moyennement rentable pour lui ou sortir. Il choisira de sortir car il n'est pas seul sur le segment aux USA où l'industrie dans ce secteur se regroupe autour de Boeing et Pratt&Withney (United Technology). La marche commune entre les groupes français et GE est donc amenée à durer quelques années. D'autant que d'autres éléments plaident pour cette solution : notre pays dispose d' autres entreprise pour les centrales à charbon comme CNIM et puis dans le partage d'Airbus avec les allemands nous disposerions de la partie civile qui conforte les activités aéronautiques, sans même évoquer Dassault et son Rafale. C'est une marche gagnant/gagnant, presque obligée.
a écrit le 31/05/2014 à 12:37 :
Vive le plan C, et vive Alstom.

A bas les économistes démanteleurs qui ont découpé l'ex CGE en petits bouts, pour finalement prétendre que ces petits bouts ne sont pas assez gros.
a écrit le 31/05/2014 à 11:31 :
On va dans le mur en TGV ..... pas simplement les entreprises .... les ménages aussi .... j'attends un sursaut !!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 31/05/2014 à 10:57 :
Vu les réductions de personnels chez Siemens..... j'ai du mal à comprendre le choix de "nos" politiques !
a écrit le 31/05/2014 à 8:27 :
Rappel, le secteur énergie d' Alstom est e,core bénéficiaire et le bénéfice global de cette entreprise est de 550 M€, même si en baisse à cause de la crise économique en Europe depuis 2 ans. Elle reste donc largement bénficiaire malgré un environnement économique très défavorable. Conclusion, pourquoi se vendre ? A qui cela profitera t'il ? Certainement pas aux salariés d'Alstom et certainement pas aux intérêts économique de la France ni de l'Europe.
L'entreprise la plus rentable du secteur (ratio bénéfices/CA) est Schneider avec 1,8 G€ de bénéfices. Plutôt que de filer cet argent à leurs actionnaires comme ils le font actuelement, un projet industriel plus ambitieux serait de récupérer Alstom et d'investir une part conséquente de leur bénéfice en RD pour former le leader mondial de l'énergie. Mais les élites françaises n'ont aucune vision à long terme ! C'est totalement affligeant. On dirait que les dirigeants des groupes industriels oublent que l'objectif d'une entreprise industriel est de développer son outil industriel et de faire de la RD pour s'adapter à son environnement socio-économique, pas d'être juste une poire justeuse pour ses actionnaires. Ils dirigent leurs entreprises industriels comme si c'était des sociétés financières.
Réponse de le 31/05/2014 à 16:20 :
Le but de toute entreprise est d'abord de faire de l'argent, il y a certes une spécificité avec les fondateurs ou les familles de fondateurs qui confondent l'entreprise comme une extension de leur corps et de leurs rêves; mais à part eux, c'est juste une usine à billet; le président pour prendre le max de salaire doit chercher à maximiser la taille et rentabilité de l'entreprise, mais avec l'innovation financière cela ne fonctionne plus, certains président gagnent toujours plus alors qu'à côté ils coulent l'entreprise à cause des bizarreries comptables ou dans les contrats. les actionnaires court terme et autres fonds d'investissements n'aiment pas les "rêveurs" issus de la promotion interne, qui dépensent trop en personnel et en investissements. Le cas le plus connu est Apple, le fondateur est venu 3 fois aux manettes de l'entreprise( fondation +02 fois pour la sauver), car 2 fois qu'ils laissait les manettes aux financiers l'entreprise à été épongé pour cracher de l'argent puis a coulé et là actuellement par la mort de Jobs, c'est la 3ème fois
que les financiers dirigent, et ils ont axé la rémunération du successeur sur la valeur de l'action après 2 ans( après sa prise de fonction) alors celui-ci fait ce que fait tout financier avec une vue à court terme.. des dividendes monstrueux pour faire monter les cours et la société ainsi perd son trésor de guerre puis ensuite il endette, et rachète d'autres sociétés pour faire grossir artificiellement le chiffre d'affaire.
a écrit le 30/05/2014 à 21:56 :
Maintenant que Siemens a affiché "honnétement" la couleur ,il n'y a plus photo! .Que GE étende son emprise en Europre par le biais de la france,en rachetant ALSTOM,porquoi pas finalement ,puisque , apparemment ; ça va réeellement créer des emplois alors que Siermens est en déconfiture .Reste plus qu'à finaliser ren obtenant un MAX
a écrit le 30/05/2014 à 21:39 :
Maintenant on comprend mieux pourquoi General Electric veut racheter Alstom. Ceci faisant Alstom va devoir quitter Cuba pour respecter l'embargo US. Et quand l'embargo sera levé ce sera GE qui sera à sa place. Simples comme dire "bonjour".

C'est qui le dindon de la farce ?
a écrit le 30/05/2014 à 20:31 :
Et pendant ce temps Siemens supprime des emplois en masse.... General Electric est effectivement un acteur industriel important en France qui a toujours sur s'appuyer sur les talents que compte notre pays (ce que ne font pas tous les groupes français qui délocalisent à tout va). Montebourg ferait bien d'y penser.

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