4,5 millions d'euros, c'est le montant du parachute doré du PDG d'Air France-KLM

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Le montant du parachute doré de Ben Smith correspond à 2,25 millions d'euros brut au maximum par an, soit 4,5 millions d'euros brut soumis à une décision du conseil d'administration.
Le montant du parachute doré de Ben Smith correspond à 2,25 millions d'euros brut au maximum par an, soit 4,5 millions d'euros brut soumis à une décision du conseil d'administration. (Crédits : Reuters)
Le nouveau patron d'Air France-KLM Ben Smith pourrait obtenir une indemnité de 4,5 millions d'euros maximum en cas de départ contraint.

4,5 millions d'euros maximum comme indemnité de départ. C'est ce que pourrait obtenir le nouveau patron d'Air France-KLM Ben Smith en cas de "départ contraint", a indiqué samedi à l'AFP une porte-parole du groupe, démentant une information de Libération faisant état d'une indemnité de 8,5 millions d'euros. La divulgation de ces informations intervient sur fond de mécontentement persistant des salariés d'Air France qui réclament depuis des mois une hausse de salaires. Le document sur la rémunération de Ben Smith, en date du 20 août et publié sur le site Air France-KLM, détaille les éléments de rémunération et en particulier l'indemnité en cas de départ contraint.

"Dans certaines hypothèses de départ contraint (notamment en cas de révocation, non renouvellement de son mandat de directeur général ou de démission forcée)", la base de l'indemnité de départ de Ben Smith "est équivalente à deux ans de rémunération fixe et variable annuelle", détaille Air France-KLM dans ce document.

L'indemnité de Bens Smith "peut aller de zéro à un montant correspondant à deux ans de rémunération fixe et variable annuelle, soit de 0 euro à un montant maximum de 4,5 millions d'euros brut et non de 8,5 millions d'euros brut comme certains média l'ont publié", a affirmé la porte-parole du groupe dans un communiqué transmis à l'AFP. Car "le plan de rémunération à long terme du directeur général n'est pas intégré dans le variable de cette indemnité de départ", a-t-elle expliqué.

Le salaire de Ben, Smith pourrait s'élèver à 4,25 millions par an

Le montant du parachute doré de Ben Smith correspond "à 2,25 M€ brut au maximum par an, soit 4,5 M€ brut soumis dans tous les cas à une décision du conseil d'administration", a précisé la porte-parole. L'indemnité de départ "sera soumise à l'approbation de la prochaine assemblée générale annuelle", soulignait le groupe dans son document du 20 août. Révélée mi-août, la rémunération du nouveau directeur général du groupe Air France-KLM pourrait atteindre un montant maximum de 4,25 millions d'euros par an, soit plus du triple de celle de son prédécesseur, en intégrant tous les éléments, dont le plan de rémunération à long terme.

Benjamin Smith, numéro 2 d'Air Canada jusqu'au 31 août, dont la nomination a été saluée par le gouvernement français comme "une chance" pour le groupe, doit prendre ses fonctions au plus tard le 30 septembre. La nomination de Ben Smith intervenait après plus de trois mois de recherches du candidat idéal pour reprendre contact avec des partenaires sociaux sur le pied de guerre, au moment où le géant franco-néerlandais  doit faire face à une vive concurrence sur tous les segments de marché. La compagnie Air France traverse une grave crise sociale depuis plusieurs mois, liée à des revendications salariales et marquée par 15 jours de grève entre février et juin qui ont coûté 335 millions d'euros au groupe.

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a écrit le 09/09/2018 à 14:10 :
Et oui c'est le changement facon Macron, parler pour dire que cela change et faire comme les anciens présidents. Le journaliste dit : "soumis à l'apprabation du conseil d'administration" mais il me semble que l'etat est majoritaire et donc Bruno Le Maire va entériné cette décision. Le sens approbation n'est pas démocratique comme le sous entend le journaliste.
Enfin, les salaires de Air France aprécieront.
Réponse de le 10/09/2018 à 16:37 :
majoritaire avec 14,3% du capital. pas certain que cela suffise.
a écrit le 09/09/2018 à 10:52 :
Le poste est manifestement risqué, entre les contradictions politiques, les ultimatums des personnels et autres contraintes stratégiques.
Il serait peut être temps de se consacrer à l’essentiel, la satisfaction du client. Dont l’avis et les exigences varient jusqu’aux contradictions en termes de baisse des coûts et d'augmentation de la qualité.
Tout le monde doit également se remémorer l’épisode de la chasse au RH et du risque d’y laisser sa chemise. Cet épisode continuera à ternir l'image des syndicats. Comme un symbole, suivi non pas par un retour à la raison et à un profil bas, mais par le départ du dirigeant qui semblait pourtant être d’un bon « rapport qualité/prix », lui. Comme quoi on ne peut pas tout avoir.
Quoi qu’il en soit, au final c’est toujours le client qui a raison et il faut espérer que ce nouveau dirigeant arrive à rétablir cette notion de base et l’image de marque.
Certains y arrivent : https://www.worldairlineawards.com/award-winners-for-2018/
Certes le classement n’est pas mauvais, mais tout cela est à contextualiser dans un environnement concurrentiel qui ne peut que rendre le secteur de plus en plus exigeant.
Les compagnies les moins performantes devraient d’ailleurs perdre l’habitude de prendre le nom du pays comme marque. C’est positif si l’on est dans le top ten, négatif si l’on n’a pas ambition d’y figurer.
a écrit le 09/09/2018 à 10:42 :
A un moment donné, lâcher face au pilotes l'augmentation de salaire demandée coutera toujours moins cher que la grève, d'autant qu'il est difficile d'opposer un refus après avoir cédé rapidement aux demandes des pilotes de KLM
Réponse de le 10/09/2018 à 10:00 :
Archi faux.
La grève, c'est un cout "one shot", cela fait mal, à court terme, cela décrédibilise la compagnie, mais 6 mois après c'est oublié.
L'augmentation de salaire , c'est définitif, un cout récurrent pour toutes les années qui viennent, qui oblige à augmenter les salaires d'embauche etc....
a écrit le 08/09/2018 à 23:21 :
Il faut se poser la question pourquoi ce nouveau PDG est-t-il mieux rémunéré que le précédent si je comprends bien?
Je laisse la réponse à la réflexion de chacun, mais il n'y a pas photo!
a écrit le 08/09/2018 à 23:21 :
Il faut se poser la question pourquoi ce nouveau PDG est-t-il mieux rémunéré que le précédent si je comprends bien?
Je laisse la réponse à la réflexion de chacun, mais il n'y a pas photo!
a écrit le 08/09/2018 à 22:31 :
Tout à fait normal : il a mis les pieds dans un terrain INSALUBRE. Compte tenu de ses succès , abordant la mission la plus INGRATE de son histoire, il mérite salaire et parachute ( qui plus est si la CGT et SNPL lui arrachent la chemise, mais nul doute que l'équipe disposera à juste titre de gardes du corps ) ON POUVAIT AUSSI NOMMER PDG, LES DIRIGEANTS CGT Communistes, ET SNPL D'A.F : ils prétendent tout bien maitriser et tout savoir.
a écrit le 08/09/2018 à 22:30 :
Et alors? NOTRE gouvernement a accepté le départ d'un dirigeant QUI FAISAIT RUDEMENT BIEN L'AFFAIRE en le sous-payant scandaleusement sous prétexte d'une morale dont il s'affranchit voluptueusement; il est équitable que le prochain prenne ses précautions, car il n'est pas assuré du total soutien de NOTRE gouvernement qui ferait mieux de s'occuper de ses oignons, en l'espèce la baisse de la dépense publique, ce qui n'est pas gagné quand on voit l'aggravation du déficit budgétaire 2018 par rapport à celui de 2017.
Réponse de le 09/09/2018 à 12:30 :
+++++cqfd
a écrit le 08/09/2018 à 17:53 :
Bon, c'est beaucoup, mais si le SNPL n'avait pas autant fait le c...., on en aurait peut-être pas eu besoin, non ?? Janaillac faisait le job, et coûtait moins cher !!! Je propose de repartir cette somme sur les pilotes du SNPL...,
Réponse de le 10/09/2018 à 22:33 :
S'il y avait des gestionnaires compétents, capables, volontaires et droits en France, on ne serait pas aller chercher un canadien-anglais pour faire le sale bouleau que les mains prudes et immaculées des gestionnaires français n'auraient été capables de faire, même avec de très très gros incitatifs financiers... Ils ont peur ces pudibonds gestionnaires de l'Hexagone.

On est aller chercher quelqu'un de courageux qui ne connait pas un traite mot en français mais qui connait très bien le langage de l'argent... et du service à la clientèle. L'argent, qui est ben une obsession française, à part la franglouille pour les bobos, mais là le pays va falloir que l'on se grouille l'arrière-train pour ne pas tomber au rang de l'Espagne et de l'Italie... mais là, les Français s'en foutent, mais là royalement... à 98,5% de déficit pubic... et ça continue ! :-)
a écrit le 08/09/2018 à 17:10 :
voila à quoi servent les allégements de charges sur les bas salaires ?????


C'est un détournements de fonds publics il faut reglementer .;;
ce qui fait penser à mme AGNES SAAL qui par ses factures abusivent de taxi a detourne des fonds publics et QUI vient d'etre nommee au MINISTERE de la culture
Réponse de le 10/09/2018 à 10:02 :
Air France n'est pas une société publique, même si certains le croient encore.
Avec 15% du capital, l'Etat est un actionnaire minoritaire, on ne peut parler de fonds publics
a écrit le 08/09/2018 à 16:14 :
Cela, ne sont jamais triste de quitter une entreprise! On les comprend d'être favorable au turn-over!
a écrit le 08/09/2018 à 16:07 :
Quitte à balancer, pourquoi n'avoir jamais parlé du parachute réellement octroyé à la directrice des gestionnaires de comptes de la Wells Fargo (banque américaine) qui a ordonné à ses employés de créer des millions de faux comptes pour facturer des frais de découvert ? Elle a été "remerciée" avec un chèque de 225 millions de dollars il me semble.

Aller merci mes chers journalistes

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