Air France, ces profits qui posent problème

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(Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)
Après six ans de pertes, Air France va redevenir bénéficiaire en 2015. Une bonne nouvelle qui complique néanmoins les négociations avec les syndicats sur la nécessité de signer d'ici à fin septembre des accords de productivité sous peine d'actionner un plan d'attrition qui s'accompagnerait d'un plan de licenciements secs et d'un plan de départs volontaires.

C'est une évidence. Il est moins compliqué d'annoncer des plans de restructuration quand l'entreprise est dans le rouge ou dans une baisse de ses résultats que l'inverse. Et contrairement à une idée largement répandue dans l'opinion, Air France est en train de revenir dans le vert au moment où la direction tente d'arracher aux syndicats de nouveaux accords de gains de productivité pour atteindre un résultat d'exploitation de 740 millions d'euros d'ici à deux ans.

Six années de pertes

La direction l'a déjà communiqué aux marchés. Air France dégagera un bénéfice d'exploitation positif en 2015 après six années de pertes consécutives (un record en Europe) qui se sont soldées par des pertes cumulées dépassant 2,5 milliards d'euros. Rien de surprenant, la compagnie aurait déjà été profitable l'an dernier sans les 15 jours de grève des pilotes en septembre 2014.
Il n'empêche. Ce redressement, qui reste fragile au regard du niveau de la dette et des fonds propres et insuffisant par rapport aux concurrents qui ne sont pas restés les bras croisés, est un caillou dans la chaussure de Frédéric Gagey, le PDG d'Air France.

«C'est en effet problématique. Dans l'esprit des salariés, Air France va mieux et il n'y a pas le feu», explique un syndicaliste, qui partage pourtant le constat de la direction sur la nécessité de réduire les coûts.

«C'est en effet un sujet de préoccupation tant sur le plan de la communication que sur celui de la réactivité des salariés», confirme un proche de la direction.

Ultimatum

En effet, difficile de demander à des salariés qui viennent d'accomplir de gros efforts pendant trois ans d'en refaire à nouveau. Difficile également de justifier l'ultimatum posé aux syndicats de négocier d'ici à fin septembre de nouvelles mesures de productivité sous peine de déclencher un plan d'attrition de l'activité accompagné de licenciements secs sans susciter l'incompréhension et la colère d'un partie du corps social.

Pour la direction la ligne est pourtant claire. Après avoir restructuré son réseau court et moyen-courrier, Air France doit s'attaquer à la rentabilité du long-courrier et faire passer coûte que coûte le nombre de lignes déficitaires à 20% d'ici à deux ans, contre 50% aujourd'hui.

Avec la chute continue de la recette unitaire du fait d'une forte concurrence, la seule solution passe est de baisser les coûts par la négociation ou, à défaut, de supprimer des lignes. Ce pourcentage de lignes bénéficiaires est jugé obligatoire par la direction pour atteindre son objectif de 740 millions d'euros de bénéfices en 2017, préalables à des jours meilleurs.

« Cet objectif de 740 millions d'euros est un préalable à la croissance du groupe Air France et une croissance de la flotte», martèle la direction. « S'il n'était pas atteint cette croissance ne serait pas assurée ».

Un petit bénéficie se soldera par de l'attrition

Selon des chiffres communiqués en interne, un résultat d'exploitation de l'ordre de 400 millions d'euros entraînerait une croissance zéro assortie d'une stabilité de la flotte puis de sa réduction. Un bénéfice de 100 millions déboucherait quant à lui sur un scénario d'attrition avec une réduction de la flotte et une évolution négative des capitaux propres.

Ce jeudi, lors d'un comité central d'entreprise (CCE), Frédéric Gagey a assuré que si le plan d'économies Perform se mettait en place (ce qui suppose des accords avec les syndicats), Air France augmenterait ses capacités long-courriers « jusqu'à 5 à 6% » en sièges kilomètres offerts et heures de vol au cours des années 2017-2018. Dans ce scénario, 4 ouvertures de lignes vers l'Amérique du nord, l'Amérique du sud, l'Afrique (2 routes) sont prévues.

100 millions d'euros de primes

Air France propose même une clause de retour à bonne fortune en cas d'atteinte des objectifs du plan Perform pour les années 2016-2017 en termes de résultats et de baisse des coûts unitaires. Cette prime pourrait s'élever à 100 millions d'euros sur les deux ans (40 millions d'euros en 2016, 60 millions en 2017). Elle prendrait la forme d'un complément aux accords d'intéressement et de participation.

"Communication anxiogène" pour le SNPL

En attendant, pour certaines organisations professionnelles, il n'y a pas urgence.

«La communication anxiogène de la direction laisse penser que nous sommes au bord du gouffre. C'est exagéré », explique à La Tribune Emmanuel Mistrali, le porte-parole du SNPL, le syndicat national des pilotes de ligne, en précisant néanmoins que « ce n'est pas pour cela qu'il ne faut rien faire ».

Même son de cloche du côté de certains syndicats d'hôtesses et stewards :

«nous ne voyons pas d'urgence à négocier la ré-vision d'un accord qui court jusqu'à fin octobre 2016 et qui va faire disparaître le métier de PNC. D'autant plus quand il n'y a pas de projet équilibré proposé par la direction et que l'entre-prise se redresse », explique David Lanfranchi, président du SNPNC, en rappelant que les PNC avait déjà « apporté 220 millions d'euros d'économies à la compagnie lors du plan précédent ».

Forte baisse de la facture carburant en vue pour 2016

L'amélioration des comptes d'Air France devrait se prolonger l'an prochain. Avec les prix actuels du baril de pétrole, lesquels sont appelés à se maintenir, Air France-KLM pourrait bénéficier en 2016 d'une réduction de sa facture carburant d'environ 500 millions d'euros selon Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

Surtout dit-il, «il est peu probable que cette baisse soit compensée par un recul de la recette unitaire aussi fort que celui de 2015 si la conjoncture ne se détériore pas ». Bref, des perspectives qui peuvent pousser certains syndicats à jouer la montre.

Pour autant, malgré cette amélioration, la réalité est loin d'être rose.

«L'essentiel de l'amélioration provient de la baisse du prix du carburant » explique-t-on en interne. « Si nous ne faisons rien, nous nous retrouverons à l'avenir dans une situation à nouveau très difficile ».

Ecart de coûts

Car malgré ses efforts, Air France affiche toujours des coûts supérieurs à ces concurrents directs, IAG et Lufthansa. A tel point que ces deux rivaux sont mieux placés pour profiter. Notamment IAG, la maison-mère de British Airways, Iberia et Vueling.

«Comme IAG a abaissé ses coûts fixes plus fortement qu'Air France, la part des coûts variables dans l'ensemble de sa structure de coûts est plus élevée. Par conséquent l'effet de levier d'une baisse du prix du carburant est supérieur chez IAG », fait remarquer Yan Derocles.

Air France doit donc baisser ses coûts. Selon la direction, les écarts de coûts à l'heure de vol avec une moyenne européenne s'élève à 40% pour les hôtesses et stewards et 20% pour les pilotes. Des chiffres contestés par les syndicats.

«Ces chiffres sont exagérés. Nous n'avons pas à rougir par rapport aux autres Majors européennes. Il n'y a pas de quoi se flageller », explique Emmanuel Mistrali.

Augmenter le nombre d'heures de vol

Pour les pilotes, la direction demande une hausse du nombre d'heures de vol à rémunération constante. Elle vise 690 heures par an sur le moyen-courrier contre 585 heures aujourd'hui et 780 heures par an sur le long-courrier contre 685 heures.

La direction cherche à réduire le nombre de jours « off » mensuels de 13 à 11 pour les pilotes moyen-courriers et de réduire le temps de repos des pilotes long-courriers (4 jours consécutifs contre 5 à 6) et le temps de repos en escale. Au total, ces mesures équivalent à 6 rotations sur Washington supplémentaires par an.

Idem pour les PNC. La direction cible 650 heures de vol par an sur le réseau moyen-courrier (contre 550 aujourd'hui) et 750 heures de vol par an sur le long-courrier au lieu de 650 heures. Pour y arriver, la direction veut notamment réduire de 1 à 2 le nombre de jours « off » (sur le moyen-courrier) tout en augmentant de la limite d'heures de vol de 80 à 90 heures par mois.

Au sol enfin, où le cadre conventionnel n'a pas besoin d'être revu, de nombreux projets de baisses de coûts sont lancés localement.

Suppressions de postes

Le compte à rebours est donc lancé. Les négociations vont se poursuivre jusqu'au 30 septembre. Un état des lieux sera fait le 1er octobre au conseil d'administration d'Air France-KLM puis le lendemain à celui d'Air France.

Le 5 octobre, la direction doit présenter la décision des conseils. «Le plan B tient la corde», pronostique un responsable syndical. Aucune chance d'obtenir un accord avec les pilotes dans un délai aussi court. Encore moins avec les syndicats de PNC qui refusent de négocier.

Reste à voir si un accord cadre avec le SNPL suffirait à convaincre les administrateurs de ne pas lancer ce fameux plan B qui pourrait entraîner jusqu'à 8.000 suppressions de postes selon la CGT et la CFE-CGC,  avec des licenciements secs.

Sur ce point, selon un syndicaliste, la direction a indiqué en CCE qu'en cas de plan B, des départs contraints concernaient les navigants (pilotes, PNC) mais aussi le personnel au sol de manière localisée, là où le différentiel de compétitivité est trop important. Une façon de pointer sans les citer certaines escales en sureffectif comme Marseille. Ailleurs, pour le personnel au sol, la direction envisagerait un plan de départs volontaires massif. De fait, un éventuel PSE ne toucherait ni la maintenance, ni le hub de Roissy.

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a écrit le 01/10/2015 à 10:53 :
Je suis attristé de lire ces flots d'aigreur nauséabonde contre la corporation PNC.
Plutôt que dire des âneries, rencontrez des collègues PNC et posez leurs vos questions.
_Primes repas: 16€ sur Court Courrier...Entre 16€ et 35€ sur Long Courrier. Le prix varie
en fonction des tarifs dans le voisinage de l’hôtel. Souvent, la prime ne compense même pas le tarif du restaurant de l’hôtel. Alors que l’équipage a l'obligation dans certains cas, de rester dans l’hôtel pour raison de sureté.
_Repos et double emploi: Je travaille à plein temps et mes repos à domicile sont très
courts avant de repartir sur une nouvelle rotation; soit 48heures. Après un décalage horaire et un travail de nuit, c'est peu. Par contre, une fois par mois, je suis
assuré d'avoir 6 à 7 jours de repos. Cela permet alors de retrouver, un peu de vie sociale, un cycle circadien à peu près correct et au moins un WE avec ma famille.
_Repos pendant le vol...Oui, sur Long Courrier, nous avons un temps de repos pendant le vol. Il varie en fonction du temps de vol. Entre 30 minutes et 2 ou 3 heures. Et alors? Mr ou Mme Aigreur voudrait voir l'employé travailler en continue pendant 14 heures sans pouvoir faire une pause? Aux 14 heures de vol, il faut rajouter 2 heures de travail en amont du vol, puis 45 min voir plus, après l'atterrissage. La fatigue, l'hypoglycémie, la faim, le sommeil, le travail debout, cela lui parle à cette personne? Mais quel est donc son travail? Cela m’intéresse.
Réponse de le 06/10/2015 à 23:48 :
alors je travaille pour la SNCF au bar des TGV depuis peu et tout est a peu pres similaire, a la difference, qu'etant nouveau, j ai beaucoup de mal a admettre certaines choses, et je manque de routine plaintive.
16 euros de primes repas, nous c'est 14. et bien ca suffit largement. Etes vous obligés de manger AU RESTAURANT a chaque repas?
Mais ma remarque préférée est la suivante, j ai beaucoup de collegue qui disent des fait similaires: oui mais tu comprends on est pas souvent chez nous, on travaille le soir....et alors, vous a-t-on forcé a faire ce travail? quand vous avez commencé, on vous avait di que vous feriez 9h 17h du lundi au vendredi, assis sur une chaise. Je suis content d etre derriere mon bar des TGV, parce que j aime etre debout, faire de longues heures pour avoir des repos apres, etre en décalé avec les jobs lambda et pas etre dans les bouchons sur la route, ou faire la queue dans les magasins le week end.
Chaque emploi a ces contraintes, si on ne les aime pas, on change de travail, ah oui non, sauf quand on est bien au chaud avec son emploi a vie...mais jusqu'a quand?
a écrit le 26/09/2015 à 12:28 :
Dans l'idéologie syndicale, une bonne entreprise est une entreprise qui fait des pertes, car les bénéfices ne sont que du profit réalisé sur le dos de ses salariés. Et pour combler les pertes, il n'y a qu'a demander aux actionnaires de remettre au pot pour boucher les trous. C'est pourtant pas compliqué !
Réponse de le 28/09/2015 à 8:27 :
Bien vu, Onze et comme disait Coluche: " Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme et le syndicalisme c'est le contraire"
Réponse de le 28/09/2015 à 8:27 :
Bien vu, Onze et comme disait Coluche: " Le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme et le syndicalisme c'est le contraire"
Réponse de le 01/10/2015 à 13:32 :
plutot une entreprise qui équilibre juste ses comptes,
qui ne verse pas de dividendes, seulement des intérêts,
qui ne génère pas de fortes plus values
a écrit le 26/09/2015 à 8:01 :
Air France ne sera pas la première entreprise française coulée du fait du corporatisme des mieux lotis et de la surenchère de syndicats jusqu'au boutiste qui refusent égoistement de voir le monde en face.
Réponse de le 26/09/2015 à 13:17 :
Egoisme,

Il y a une evidence ........ vous ne connaissez rien de ce dossier !
a écrit le 25/09/2015 à 12:35 :
En France, un profit pose toujours problème car aussitôt il attise les convoitises. Solution: virer tous ces pilotes sur le champs ! La France est farcie de corporations qui parasitent la collectivité au nom de leur pouvoir de nuisance souvent garanti par l'état. Il faut remettre un peu d'équité et ça commence par le licenciement sec des profiteurs.
a écrit le 25/09/2015 à 10:46 :
Pourquoi toutes ces négociations sont dans la presse ?
Réponse de le 27/09/2015 à 16:09 :
Question très pertinente....qu'aucun journaliste ne se pose. Ajoutons que (généralement) seule la voie de la direction est dans la presse.
a écrit le 25/09/2015 à 10:03 :
Pour les 40000 je suis preneur
Parce que j'en suis loin, mais si la cie le dit c'est sûrement vrai, comme tous les articles précédents.
Pour les primes démentielles, désolé a moins de 20€ la prime sur le sol français , je ne trouve pas que cela soit si exorbitant, surtout quand on dort dans certes de beaux hôtels mais a proximités des aéroports, ou le l'indemnité calculée est moindre que le menu de l'hôtel.
Arrêtez de vouloir massacrer le PN et venez bosser avec nous.
C'est le seul métier que je connais qui fasse tant d'envieux, mais que personne ne veut faire
a écrit le 25/09/2015 à 8:43 :
Le problème d'AF concerne toutes les entreprises soumises à la concurrence internationale. La solution est externe à cette entreprise.
a écrit le 25/09/2015 à 7:22 :
Un nouveau DRH nommé par Matignon ...
Le plan de De Juniac de faire porter le chapeau aux navigants pour diminuer le ratio personnel/avion semble avoir du plomb dans l aile.
Que tout le monde fasse des efforts , soit , encore faudrait il que ceux ci soient argumentés correctement mais c est un vœu pieux au regard des rapports actuels entre directions et syndicats actuellement à Air France ( on pourrait étendre cela au pays)
a écrit le 24/09/2015 à 22:55 :
100 heures de vol de plus par an ??
Pas possible, pas mal de pilotes tournent déjà à plus de 800 hdv annuelles, donc ça veut dire que l'on dépassera le plafond max de 900 hdv.
Car contrairement à ce qui est écrit, les pilotes d'AF bossent pas mal. Il y a même eu une époque (2000-2005) ou les 900 hdv étaient atteintes en 11 mois, donc certains restaient à la maison tout le mois de décembre...
C'est sur que c'est moins que les 1100 hdv des compagnies du golfe, mais c'est plus que les compagnies américaines qui considèrent qu'un pilote fatigué est un pilote dangereux....
Réponse de le 25/09/2015 à 12:27 :
Pourquoi si les pilotes volent déjà 900h la direction ne leur en demande que 650? C'est pas logique.
a écrit le 24/09/2015 à 22:41 :
Le panel de compagnies qui sert de comparatif pour les personnels naviguants comporte certes Lufthansa et British Airways , mais aussi des compagnies comme TAP et Turkish Airlines .
Demande t'on a un fonctionnaire , un banquier , un journaliste ,un boulanger de s'aligner sur de conditions de rémunérations et de travail de son homologue turque ? Charges sociales comprises ...!
Donc si on comprends bien , un pilote français ne coute que 17% de plus que son homologue turque , portugais , anglais charges comprises.
Ce n'est pas beaucoup .
Je serais curieux de savoir quel serait l'écart de coût horaire d'un travailleur français avec son homologue turque .
Faut il aussi , alors ,rabaisser les conditions de travail et de rémunérations des personnels au sol d'air France aux conditions de leurs homologues d'Istanbul ?
La mondialisation a bon dos , mais présente quand même des aberration de ce style.
Réponse de le 25/09/2015 à 7:33 :
C'est faux et mensonger, les benchmarks sont hors charge social... Donc vraiment concentré sur le rapport salaire / HdV
Réponse de le 25/09/2015 à 23:18 :
Sauf qu'un boulanger ou un journaliste français n'est pas en concurrence avec un boulanger ou un journaliste turc...contrairement aux PNT. C'est triste mais c'est comme ça
Réponse de le 26/09/2015 à 8:25 :
Alors on fait quoi? Si on n'est pas compétitif, on disparait et les consommateurs ravis choisiront la cie turque. Le temps des protections sociales désuètes payées par le contribuable est révolu. C'est marche ou crève, c'est le prix du vrai progrès et si on n'accepte pas ça ne change rien à la réalité.
Réponse de le 26/09/2015 à 13:15 :
Suivant ,

Savez vous que Air France est la Compagnie est la plus taxée au monde ?

Charges sociales, taxes de l'Etat Français, Impots, taxes aéroport de paris (Etat aussi), Taxes carburant en France.

Savez vous egalement qu'une grande partie du déficit vient d'amendes payées par la bétise des dirigeants de cette entreprise (Amende aux USA pour entente illicite sur les tarifs du fret par exemple : 800 millions d'euros de memoire) ?
Réponse de le 27/09/2015 à 22:02 :
@ aaa : bien sur que les benchmarks sont determines en fonction des couts payes par l'entreprise , donc ils comprennent bien sur les charges sociales.

@ Polo : la non concurrence que vous évoquez ne tient que parce qu'il existe des protections politiques pour ces professions : des frontières . Certains s'abritent derrière , d'autres ne le peuvent pas . Se contenter de dire lachement "tant pis pour certains" ne fera pas retarder le phénomène pour les autres....

@ Suivant : choisir d'acheter un service au moindre prix est legitime mais le système ne fonctionne que si la concurrence est libre (grosso modo elle l'est ) et non faussée ( là est le hic) . Si on décide de délocaliser les emplois français a l'étranger pour des raisons de couts (essentiellement charges sociales ) c'est tout le corps de la société française qui est déséquilibré , vous en serez la première victime.
a écrit le 24/09/2015 à 22:39 :
Le panel de compagnies qui sert de comparatif pour les personnels naviguants comporte certes Lufthansa et British Airways , mais aussi des compagnies comme TAP et Turkish Airlines .
Demande t'on a un fonctionnaire , un banquier , un journaliste ,un boulanger de s'aligner sur de conditions de rémunérations et de travail de son homologue turque ? Charges sociales comprises ...!
Donc si on comprends bien , un pilote français ne coute que 17% de plus que son homologue turque , portugais , anglais charges comprises.
Ce n'est pas beaucoup .
Je serais curieux de savoir quel serait l'écart de coût horaire d'un travailleur français avec son homologue turque .
Faut il aussi , alors ,rabaisser les conditions de travail et de rémunérations des personnels au sol d'air France aux conditions de leurs homologues d'Istanbul ?
La mondialisation a bon dos , mais présente quand même des aberration de ce style.
Réponse de le 26/09/2015 à 22:29 :
@reponseàmarsa Les taxes sont une belle excuse. Oui elles sont élevées mais savez-vous aussi que les coûts à l'heure de vol des PNT/PNC d'AF sont parmi les plus chers du monde? Bien sûr que oui puisque vous êtes membre du SNPL.
a écrit le 24/09/2015 à 22:01 :
C est maintenant qu il fait reformer, benefice ou pas la structure n est pas saine
Réponse de le 26/09/2015 à 13:18 :
Oui.... la structure de la Direction de cette entreprise , pas le reste ou tres peu
a écrit le 24/09/2015 à 22:01 :
Enfin un article pondéré et correctement documenté. Ca change des beuglements du figaro.Merci !
a écrit le 24/09/2015 à 21:55 :
Il manque quelques éléments importants à votre article :
- Le plan d'austérité précédent n'a pas encore produit tous ses effets. Ca sera le cas à partir de 2016
- Les navigants surout les PNC ne sont pas à leur plafond d'heures de vol. Avec les accords actuels, il est possible l'atteindre les 100 heures de plus par an . Alors pourquoi changer les règles, que la Direction a signées elle meme et qui vont jusqu'à novembre 2016?

Parce que en 2016, le benefice sera important et il sera alors difficile de demander plus à des gens qui ont deja fait 20% de produtivité en plus en 3 ans et perdu 20% de salaire... ca fait 40%
Réponse de le 25/09/2015 à 7:37 :
Sauf quand un PNC (HST ou STW) touche dans les 40000k€ (source bilan social Air France), qu'en plus il touche des indemnités surdimensionnés en escale (vous ne voulez pas que cite la prime par repas à BKK ou RIO?) et qu'il a tellement de temps libre, qu'il peut mener un deuxième emploi. Alors la on peut parler de productivité supplémentaire sans vraiment de problème.
Réponse de le 25/09/2015 à 13:56 :
Je suis PNC LC AF je ne touche pas 40000k€ par an et mes frais de repas en escale sont inclus dans ma remuneration ! Manger a Bamako ? bel exemple que vous choisissez la : Obligation de rester à l hotel pour raison de sûreté. Rio ? Frais de repas peu en rapport avec l inflation brésilienne ! En ce qui concerne mon deuxième emploi ? Je n en ai pas ! 2 jours OFF après chaque vol ne me le permettent pas ! A vous maintenant de m indiquer vos emoluments et primes à rien faire dans votre bureau du siege AF
Réponse de le 25/09/2015 à 17:04 :
Bangkok : 37.25 euros par repas, Rio : 26.95 par repas

D'autres affirmations mensongères aaa?
Réponse de le 25/09/2015 à 17:17 :
aaa,

Mon épouse est chef de cabine, 20 ans d'ancienneté et elle n'est pas à 40000 euros annuels.

Elle est en vol 17 jours par mois. Maintenant si en rentrant d'un vol de 12 ou 14h en travaillant pendant ce vol, vous etes en forme..... ce n'est pas le cas des navigants.
Donc mois de 30 jours moins 17 jours d'engagement il reste 13 jours de repos . Sachant qu'il y a 4 rotations par mois en moyenne, ca fait 4 jours durant lesquels vous etes HS en rentrant il ne reste donc plus que 9 jours de vrai repos.

aaa , vous avez bien 4 week end par mois ? 4 x2 = 8 .... donc au moins 8 jours de repos + les feriés et pas de decalage horaire... vous devez donc avoir un deuxieme emploi à coté également mon cher
Réponse de le 27/09/2015 à 8:25 :
Si on reprend l'intégralité des commentaires assez navrant de mensonge.
Bilan social 2012 sur google et on tombe sur le site de la CGT (un allié de la direction si je vous suis tous)

Page 31 du rapport, on trouve la rémunération brut des PNC (en gros toutes les sommes additionnées et divisées par 12).

HST/STW : 3349€ mensuel soit 40 188€ annuel
CC : 4600€ mensuel soit 55200€ annuel
CCP : 5500€ mensuel soit 66000€ annuel
Je ne vous parle pas de nos cadres PNC. Effectivement une moyenne peut signifier que vous ne touchez pas ceci mais en moyenne la population le touche.

Je ne commente meme pas pour 37€ par repas à BKK et sur le nombre réel de PNC qui dépense cette somme. Le dernier qui se nourrit pour 37€ à BKK mange dans des restaurants gastronomiques de Bangkok. JE passe aussi les PNC qui confondent BKO Bamako et BKK Bangkok.

Quand au dernier qui a travaillé une journée de 12/14 heures, je veux bien le rencontrer et lui parler au travail car il ment beaucoup. Je vous rappelle que sur long courrier, il y a des pauses de plusieurs heures automatiques sur un vol de plus de 8/9h...
Bref...

La vraie questio est est-ce qu'un PNC doit travailler 700h par an et toucher le salaire d'un cadre. 700H c'est 3.5 mois de travail d'un cadre!
Réponse de le 27/09/2015 à 22:19 :
@ aaa: je decouvre navré le contenu de vos tres nombreux commentaires. ils refletent une profonde incomprehension de votre part du metier de naviguant. Confondre heures de vol et temps de travail est une erreur de beotien.... tres repandue dans la propagande des cadres du siege d'air france. Y croire est une faute. Passons sur les commentaires sur les indemnites repas octroyées au navigants en escale . Pour information et pour que chacun prenne la mesure de vos propos, en france l'indemnité repas avoisine 16 euros . Restaurant gastronomique vous disiez ? D'autre part il vous sera probablement difficile de discuter avec un navigant apres son travail : il ne vous croisera jamais car vous ne serez probablement, pas encore la , en week end , deja parti , ou en RTT..

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