Air France, la température monte chez les syndicats

Fabrice Gliszczynski (avec agences)
La pression monte. Les syndicats CGT et FO d'Air France ont décidé jeudi de lancer un appel à la grève le 5 octobre, le jour du Comité central d'entreprise (CCE) au cours duquel, la direction pourrait annoncer un plan de baisse d'activité assortie de suppressions massives de postes avec pour la première fois dans l'histoire de la compagnie des licenciements secs. Selon Mehdi Kemoune de la CGT, "entre 5.000 et 8.000 postes", toutes catégories de personnel confondues sont menacés.
«La température est en train de monter au sein des syndicats sol. Il n'y a pas de négociations avec la direction car il n'y a pas de paramètres à négocier, contrairement aux navigants. Ils voient bien qu'ils risquent de subir » explique à La Tribune un syndicaliste.
Le clivage est énorme entre les navigants d'un côté (pilotes et hôtesses/stewards) et les salariés au sol.
Par ailleurs, la justice rendra sa décision le 16 octobre sur le litige opposant la direction et le syndicat majoritaire de pilotes SNPL concernant l'application du plan de restructuration "Transform". Une décision prévisible. Et beaucoup se demandent pourquoi le SNPL qui a décidé la semaine dernière de revenir à la table des négociations avaient choisi de le faire le 18 septembre, après l'audience.
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La procédure judiciaire a terni les relations entre les deux parties, le SNPL allant jusqu'à boycotter dans un premier temps les négociations ouvertes sur le futur plan stratégique, "Perform 2020". Le syndicat a finalement décidé de retourner à la table des négociations. Les retrouvailles auront lieu vendredi à partir de 14H00 à Roissy.
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Fabrice Gliszczynski (avec agences)
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