Air France, le référendum sur les salaires commence, les préavis de grève des pilotes continuent

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(Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)
Avant le début ce jeudi de la consultation lancée par la direction auprès des salariés sur la proposition salariale, trois syndicats de pilotes ont annoncé avoir déposé un préavis de grève pour les 3, 4, 7 et 8 mai afin de peser dans les négociations pour les salaires. De son côté, Edouard Philippe a salué l'attitude du PDG d'Air France-KLM qui a mis son poste en jeu dans ce référendum et estime qu'une telle démission fragiliserait l'entreprise.

La direction pensait que le référendum lancé auprès des salariés qui commence ce 26 avril allait mettre entre parenthèses les grèves. Il n'en est rien. Malgré un taux de participation des pilotes qui ne cesse de s'éroder (27% lors de la grève de mardi), trois syndicats de pilotes de la compagnie ont annoncé mercredi avoir déposé un préavis de grève pour les 3, 4, 7 et 8 mai afin de peser dans les négociations pour les salaires.

"Il faut donc continuer à mettre du poids sur nos revendications salariales", ont déclaré le SNPL, le Spaf et Alter (ce dernier est non représentatif) dans un communiqué, assurant que l'objectif est "de signer un accord raisonnable pour tout le monde".

Le PDG met sa démission en jeu

Ce préavis commence la veille du résultat de la consultation lancée par la direction sur sa proposition d'augmentation salariale et rejetée par l'intersyndicale. Si le « non » passe, Jean-Marc Janaillac, le PDG d'Air France-KLM a dit qu'il démissionnerait. Vu que les non grévistes étaient largement majoritaires (90%), le « oui » devrait facilement l'emporter.

Pour rappel, la direction propose une hausse de 2% des salaires cette année et de 5% supplémentaires sur trois ans (hors avancement automatique lié à l'ancienneté, augmentations individuelles...). L'intersyndicale tous métiers a refusé cette proposition et réclame une augmentation générale des salaires de 5,1% dès cette année, au nom des efforts fournis ces dernières années. Les pilotes demandent quant à eux une hausse supplémentaire qui porterait leur augmentation à 10,7%.

Les 11 jours de grève ont déjà coûté 300 millions d'euros

La direction table sur une victoire du « oui » à ce référendum pour pouvoir remettre sa proposition d'accord à la signature des syndicats et arrêter ce mouvement qui, après 11 jours de grève, a déjà coûté près de 300 millions d'euros, soit la moitié du bénéfice d'exploitation réalisé l'an dernier.

Estimant que cette consultation est une "manœuvre" qui "se substitue à de vraies discussions", les trois syndicats de pilotes préviennent qu'ils "iron(t) chercher ce rattrapage" pour "annuler le blocage de nos grilles de salaires depuis 2012".

L'intersyndicale devait se réunir jeudi matin pour discuter de la suite à donner au mouvement entamé il y a deux mois.

"Ce chantage à la démission alors qu'il ne s'est jamais investi dans les négociations ne répond à aucune logique", a affirmé mardi dans un tract l'intersyndicale, à l'origine de la grève.

Pour les neuf syndicats signataires du tract (le Spaf qui préférait un boycott de la consultation ne s'y était pas associé), "il s'agit de jouer sur la peur des salariés pour influencer leur décision et affaiblir notre mouvement", mais "cette manoeuvre n'altère pas la détermination des organisations syndicales et doit renforcer la vôtre".

Interrogé mardi par l'AFP, Jérôme Beaurain de Sud-Aérien, estimait que la consultation ne "met fin à rien du tout, même si le « oui » l'emporte". C'est un "coup de bluff" de Monsieur Janaillac qui sert "juste à casser la légitimité de l'intersyndicale".

Edouard Philippe salue l'attitude de Jean-Marc Janaillac

De son côté, Edouard Philippe a salué la position "courageuse" du PDG d'Air France. Un rejet de l'accord par les salariés qui déboucherait sur la démission de Jean-Marc Janaillac fragiliserait grandement Air France, a déclaré le Premier ministre sur Europe 1.

"Je trouve que la position qui a été prise par M. Janaillac est courageuse et je salue assez volontiers cette initiative. Je me dis que si (...) la consultation qu'il a organisée, ne donnait pas les résultats qu'il espérait et s'il en tirait les conséquences, j'inciterais volontiers tout le monde à boucler sa ceinture de sécurité, parce que les turbulences, à mon avis, ne seraient pas minimales", a ajouté Edouard Philippe.

Le chef du gouvernement a invité les salariés à mesurer le sérieux de la situation et jugé que "chacun" devait prendre ses responsabilités.

"Une entreprise qui verrait son patron partir dans ces conditions, je ne suis pas sûr qu'elle serait en bonne position pour affronter la suite", a-t-il encore déclaré.

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a écrit le 27/04/2018 à 12:07 :
Nath@ désolé pour vos vacances mais ce mouvement est suivi et parfaitement juste compte tenu des promesses qui nous ont été faites il y a 5 ans. La balle est dans le camp de notre PDG et de la direction. Il y a un gros problème d'éthique en France au sujet des rémunérations. Quand on réclame la modération salariale, on se l'applique à soi-même. Je pense que si JM Janaillac et ses 13 membres de l'exécutif donne l'exemple, le mouvement s'arrêtera. Quant aux salaires des pilotes, faites des recherches, lisez la presse, je persiste et je signe, les compagnies étrangères sont plus généreuses à charges égales. L'année dernière, les augmentations chez Lufthansa, BA, KLM était de l'ordre de 15 % !!
a écrit le 26/04/2018 à 19:18 :
Le groupe est organisé autour d'une société holding (Air France-KLM SA) dont l'État français est actionnaire à hauteur de 14 %...
Cela veut dire tout simplement que nos grévistes savent pertinemment que l'état mettra la main au portefeuille....Eh oui, c'est tellement facile, le contribuable paiera comme d'habitude !
Croyez vous un seul instant, que si cette société était privée, cela se passerait comme cela aujourd'hui !
L'état a une lourde responsabilité de tout "se laisser faire" au détriment du contribuable.
Raz le bol !
a écrit le 26/04/2018 à 13:06 :
Selon les 9 syndicats signataires, si le résultat de cette consultation n'est pas en leur faveur, c'est que les salariés se sont fait manipuler. Par contre, si le référendum va dans leur sens, cela confirme leurs actions de blocage.

Ces syndicats représentants essentiellement les pilotes et plus généralement, le personnel navigant a une approche bien particulière de la démocratie.

Comment veulent-ils être crédible après cela ? Déjà que le personnel navigant et plus particulièrement, les pilotes sont les enfants gâtés d'Air France alors que le personnel au sol a subi le plus de restriction en tous genre.

Pourtant c'est simple : les pilotes/personnel navigant non satisfaits de leur situation n'ont qu’aient démissionner et aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Sauf qu'ils savent très bien que leurs avantages sont exceptionnels.

Du coup, ils sont inaudibles et tellement pathétiques. Out !
a écrit le 26/04/2018 à 10:49 :
Étonnant de voir les syndicats protester alors qu'il s'agit d'un acte de "démocratie" salariale directe: interroger l'ensemble des salariés plutôt que leurs seuls représentants syndicaux.
Les syndicats dont le SNPL doivent sentir que leur base ne les suit plus!
a écrit le 26/04/2018 à 10:38 :
Et que dire de la patience des actionnaires sans lesquels il n'y aurait même pas d'avions !!
a écrit le 26/04/2018 à 10:21 :
gacher la chance d'avoir l'un des derniers enarques de la promotion voltaire.on leurs doit tant.imaginons AF dirige par un chef d'entreprise issu du prive,comme une veritable entreprise,dingue,non?
Réponse de le 26/04/2018 à 12:24 :
Un O'Leary à la tête d'Air France ?? Le record de jours de grève pourrait être explosé...
Réponse de le 26/04/2018 à 13:58 :
O'Leary dirigeant d'Air France?? Ca sent le burn-out généralisé!
a écrit le 26/04/2018 à 9:49 :
Cette fois il y en a marre, cette grève nous coûte une vrai fortune et n'a rien rapporté en AG après 11 jours de grève. Et peut-être pas d'intéressement l'année prochaine. Maintenant les 3,4,7,8 mai. Je voterai OUI à la consultation...salarié en colère
Réponse de le 26/04/2018 à 11:04 :
Notre patron s'augmente de 65% sans vergogne depuis 2016. Le comité exécutif +17% pour ses 13 membres dont les salaires tournent autour de 50 000 € mensuel !!!! ... Pendant ce temps là, certains salariés craignent pour leur intéressement 2018 ... Si les gros salaires ( les pilotes ) et les moyens salaires (PNC) ne se battent pas pour leurs revenus, que restera t-il demain pour les petits salaires et nos enfants !!! Et arrêtez avec la crainte d'une faillite !!! Air France ce n'est pas Alitalia, ce n'est pas Pan Am, ce n'est pas TWA. Si la situation était aussi critique pour AF, comment expliquer ces niveaux de rémunération à la tête de la compagnie ???
Réponse de le 26/04/2018 à 14:02 :
Je me permets de répondre à Mélo, en fait c'est bien ça le problème, les gens au dessous de vous qui auraient des salaires indécents. Sauf que leurs rémunérations se trouvent dans les fourchettes du marché de dirigeant de CAC 40. Si ca vous intéresse postulez... bosser 100h par semaine... plus de vie de famille... il n'y a pas que l'argent...

Par contre il est factuel de dire que les rémunérations des pilotes AF sont au dessus du marché, nuisent donc à la compétitivité d'AF ( et de manière bien plus significative car il y a bien plus de pilotes que de dirigeants). Comme dit plus haut, si t'es pas content tu t'en vas!!

Par contre si vous pouviez ne pas mettre AF das une situation de liquidation ce serait sympa... qu'on ne finisse pas comme la Hongrie qui n'a plus de compagnie nationale.
a écrit le 26/04/2018 à 9:29 :
La capacité de dialogue d'un pouvoir totalement hermétique au débat puisque là pour imposer TINA.

IL n'y a pas d'alternative il faut que les riches soient de plus en plus riches de plus en plus vite sur le dos de tous les autres.
a écrit le 26/04/2018 à 9:20 :
Maintenant on siffle la fin de la partie.
Messieurs les syndicats, un réferendum a lieu dans votre entreprise, vous verrez si votre mouvement est soutenu ou pas.
Alors attendez les résultats.
Et à la direction, si le OUI l'emporte, il faudra prendre des mesures draconiennes, à savoir lancer un Départ massif au sein des pilotes grévistes, qui font tellement de mal à AF. Et ensuite recruter des pilotes qui eux auront envie de venir travailler chez AF, et qui eux ne veulent pas la faire couler comme le souhaite le SNPL, le syndicat fossoyeur d'AF
Réponse de le 26/04/2018 à 11:24 :
Enrique@ il faudra me virer aussi ... et il faudra virer plus de la moitié des effectifs chez les navigants, les mecanos et le PS exploitation, car il n'y a pas que des pilotes dans cette boite. Les chiffres du nombre de grévistes sont truqués depuis le début .... Près de 400 vols annulés sur une journée avec des affrètements à gogo = 10 % de grévistes ? LOL ... Ce referendum est une mascarade et prouve l'incapacité de notre patron à diriger une entreprise. Si vous avez des enfants, pensez à leur avenir et arrêter cette haine tenace vis à vis des pilotes ! Ils trouveraient très facilement du boulot ailleurs et à des tarifs beaucoup plus intéressants !!
Réponse de le 26/04/2018 à 12:37 :
Tu as raison Enrique, comme ça ils pourront embauché des pilotes qui acceptent un salaire bien plus bas, et pendant ce temps la, nos bienveillant dirigeants pourront continué à s'augmenter.

Un mécanicien qui soutient la grevé et le NON
Réponse de le 26/04/2018 à 13:45 :
Bel exemple à la con Melo. Un vol annulé à cause de 2 pilotes qui font grèves, c'est tout le personnel naviguant qui est impacté sans avoir eu le choix ou non d'assurer ce vol (dont certains l'avaient choisi car ils aiment la destination), sans compter les autres postes impactés de la même façon.

Continuons notre haine envers des employés à 20k + par mois, c'est sur ils trouveront surement du boulot ailleurs, mais surement pas avec les mêmes avantages que chez AF.
Moi pendant ce temps, je gagne 20 fois moins, j'ai mis plusieurs années d'économie pour avoir de belles vacances et je dois courir maintenant à droite et à gauche pour m'en sortir parce que M. X estime avoir besoin de 5% supplémentaires pour payer sa porsche....(qu'on me fasse pas rire en me disant que c'est pour nourrir ses enfants)
Réponse de le 26/04/2018 à 21:58 :
Mais qu'ils se barrent ces pilotes si malheureux chez AF !
Oui ils en trouveront du travail, l'aérien recrute dans tous les pays. Sauf que ce sont les low-costs qui grandissent et qui recrutent, et adieu les contrats mirifiques d'AF.
Je ne comprends pas comment la direction d'AF, et ses actionnaires, peuvent montrer autant de faiblesse dans cette affaire.
A moins qu'il ne s'agisse d'une stratégie complice avec le SNPL, de simplement mettre un terme à l'aventure AF.
Au final, serait-ce un mal ? Je pense que non. On en a assez d'être ridiculisé dans le monde entier par quelques irresponsables, bien incapables qu'ils seraient de faire tourner la boîte s'ils étaient en position de le faire…

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