Air France veut des mesures inspirées du transport maritime

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(Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)
Le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, demande à Bruxelles une baisse des charges sociales pour les navigants long-courriers comme l'ont obtenue les armateurs. Il réclame aussi un système de règlements des conflits pour trancher le différend sur les soutiens que reçoivent les compagnies du Golfe de leur Etat-actionnaire. Un sujet complexe car il touche à la souveraineté des Etats.

Pour pouvoir lutter contre les compagnies des pays tiers et sortir de la «tempête» qui frappe le transport aérien européen, le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, demande «un rééquilibrage des conditions de concurrence », autrement dit une «évolution significative du cadre national, européen, et international» pour pérenniser « une infrastructure aussi critique que le transport aérien» qui représente 7 millions d'emplois en Europe.

«Nous ne devons pas nous exonérer des efforts nécessaires, notamment termes de réduction de coûts (...) mais si nous ne sommes pas aidés par une politique nationale, européenne et internationale, l''Europe devra se poser la question si elle veut conserver un transport aérien compétitif », a-t-il déclaré ce lundi, lors d'un colloque organisé par la direction générale de l'aviation civile (DGAC) et le conseil supérieur de l'aviation civile (CSAC) sur le thème «d'une concurrence réglementée à une concurrence loyale».

Baisse des cotisations sociales pour les navigants long-courriers

Alexandre de Juniac a notamment demandé à Bruxelles un système de réductions des cotisations sociales pour les navigants (pilotes, hôtesses et stewards) long-courriers analogue à celui mis en place dans le transport maritime pour les armateurs (shipping) lequel constitue, selon lui «un succès formidable». Pour aider les armateurs fortement exposés à la concurrence internationale, «l'Union européenne a mis en place une boîte à outils» à destination des États membres, afin de leur permettre de soutenir leurs entreprises maritimes et leurs pavillons.

"Cette boîte à outils constitue le socle de la politique européenne en matière de compétitivité du transport et des services maritimes», expliquait Raymond Vidil, président d'Armateurs de France dans la lettre interne de ce syndicat professionnel, Latitudes, en décembre.

Elle regroupe plusieurs choses dont l'exonération totale des charges patronales, ajoutait-il.
Pour Air France, «ce serait extrêmement important, car sur les vols long-courriers où nous sommes en compétition frontale statuts sociaux contre statuts sociaux, ce poste de coûts constitue le principal différentiel de compétitivité avec nos concurrents», a précisé Alexandre de Juniac.

«C'est une idée importante car elle touche en effet à un élément majeur du différentiel de compétitivité », a renchéri Patrick Gandil, le directeur de la direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Pour autant, une telle décision "pose la question des finances publiques nationales", reconnaissent ces deux derniers, qui rappellent qu'"elle doit se faire sans toucher aux normes sociales". Pour Alexandre de Juniac, "des solutions sont possibles".

L'aérien, une guerre des systèmes

Au-delà d'un allègement des charges sur les navigants, le PDG d'Air France-KLM demande «un cadre plus flexible en France pour être plus agile». Pour lui, tous ces points (auxquels il ajoute l'amélioration du système de contrôle aérien, la fiscalité, les redevances aéroportuaires...) sont autant de sujets de compétitivité qui permettraient de rééquilibrer les conditions de concurrence avec certains pays tiers.

«La concurrence n'est plus entre compagnies mais entre systèmes aériens. La concurrence est systémique et est par construction assez déséquilibrée », explique-t-il. S'il reconnaît qu'«on ne peut pas non plus demander à l'ensemble du monde d'avoir le même système fiscal, social que nous, on peut néanmoins essayer de rééquilibrer les choses».

L'OMC pris en exemple

Enfin, au niveau international, Alexandre de Juniac souhaite la mise en place d'un système des règlements des différends au sein de l'organisation de l'aviation civile (OACI), laquelle régit le transport aérien mondial depuis la convention de Chicago en 1944. Un système qui serait proche de celui de l'organisation mondiale du commerce (OMC), à laquelle n'appartient pas le transport aérien. Et qui aurait pour mission, notamment, de trancher le différend sur les soutiens directs ou indirects dont bénéficient les compagnies du Golfe, Etihad, Qatar Airways et Emirates de leur état actionnaire. Selon Peter van Laarhoven, directeur corporate de l'aéroport de Schiphol, l'écart de compétitivité entre les compagnies du Golfe pour des raisons de pratiques déloyales ne jouerait seulement sur 15%. Le reste serait lié à la différence du coût du travail et à l'excellence situation des hubs des compagnies du Golfe.

Travaillant main dans la main avec Air France-KLM contre les compagnies du Golfe, Lufthansa veut aller vite. «Il y a urgence», a expliqué Regula Dettling-Ott, Vice-Presidente en charge des relations avec l'Union européenne de la compagnie allemande, qui pousse l'OACI à utiliser l'expertise de l'OMC, habituée à de tels conflits pour ne pas perdre de temps. Pour autant, l'OMC n'est pas non plus un modèle de rapidité. La longueur du traitement du bras de fer entre Bruxelles et Washington sur le soutien respectif à leur industrie aéronautique en atteste.

"La notion de concurrence renvoie à une dimension morale"

Surtout, sur le fond le sujet est extrêmement complexe. Car, comme le rappelle Emmanuel Combe, vice-président de l'Autorité de la concurrence, « il faut distinguer ce qui relève de l'environnement concurrentiel (same playing field) qui renvoie à la notion de concurrence loyale (une dimension morale) et les règles du jeu concurrentielles qui relèvent du droit de la concurrence (...); le droit à la concurrence n'a pas à résoudre les problèmes relevant du contexte concurrentiel ».

Pour expliquer l'importance de cette distinction et justifier son propos, Emmanuel Combe a pris l'exemple du football.

«Dans un match, les règles sont fixées par les autorités, l'UEFA, et un arbitre les fait respecter sur le terrain. On peut espérer que, du bon respect des règles du jeu et du bon arbitrage, dépend le résultat. Sauf que ce dernier ne dépend pas que de la qualité de l'arbitre et des règles du jeu. Dit autrement, au cours d'un match opposant l'équipe de Barcelone à un petit club amateur avec le meilleur arbitre du monde et le respect des règles du jeu, il est fort probable que le FC Barcelone gagne car il a des moyens financiers que l'autre n'a pas. Or ce n'est pas dans le pouvoir de l'arbitre de dire si le club a trop dépensé. Ce n'est pas à lui de dire si les conditions de travail des joueurs sont satisfaisantes ou non».

 Souveraineté des Etats

La question des aides directes ou indirectes reçues par les compagnies du Golfe se heurte aussi à des questions de souveraineté.

«Les Etats restent souverains. L'Europe ne peut pas imposer ses règles au monde entier, a expliqué Michel Wachenheim, ancien directeur de la DGAC, et ambassadeur de la France à l'OACI, aujourd'hui chez Airbus. Un état souverain peut décider, dans sa politique, de développer un certain nombre de pratiques qui peuvent ne pas être conformes aux règles d'autres états. Dans ce cas là, cela se règle dans des accords bilatéraux. Sinon il n'y a pas d'accords et pas de relations», a-t-il ajouté.

Négocier avec les pays du Golfe

Pour aboutir à un accord avec les Emirats arabes unis et le Qatar, la France et l'Allemagne tentent de convaincre les autres pays européens à donner un mandat à la Commission pour qu'elle négocie avec les pays du Golfe un accord définissant des règles de concurrence «équitables». En échange, les compagnies du Golfe auraient accès à l'ensemble du marché européen, qu'elles ont quasiment déjà puisque 25 pays européens ont déjà signé des accords de ciel ouvert.

«La France, avec l'Allemagne, ont proposé à la Commission européenne de négocier avec les pays d'origine de ces opérateurs, au niveau européen, un accord global équilibré et gagnant-gagnant en ouvrant la voie d'un accès libre au marché des liaisons avec l'Europe, en échange du respect des règles de concurrence loyale », a déclaré a indiqué Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports.

Pas gagné néanmoins. Car, il est loin d'être évident que les pays européens s'accordent à donner un mandat à la Commission et quand bien même ils le fassent, qu'ils définissent un mandat capable d'aboutir à une négociation avec les compagnies du Golfe. Encore faudra-t-il s'entendre sur la notion de règles loyales.

«La notion de loyauté est très délicate, où commence-t-elle, où finit-elle ? Est-ce que l'on est loyal quand on est absolument identique. Si on est tous identique, il n'y a plus de concurrence, car la concurrence c'est aussi la différence», a fait remarquer Emmanuel Combe.

L'aérien largement soutenu par les Etats à l'échelle de la planète


Cette notion de loyauté sera d'autant plus difficile à définir que des pays tiers reprochent certaines pratiques en vigueur en Europe.

«Pour les Etats non européens, l'interdiction de trafic de nuit sur certains aéroports est jugée unfair », rappelle en effet Michel Wachenheim.

In fine, Laurent Magnin, le PDG d'XL Airways, a bien résumé le fond du problème.

«Il n'y a pas de considération politique pour le transport aérien. 80% du secteur aérien mondial est encore soutenu par les Etats et nous, en Europe, nous sommes une bande de vertueux qui le payons de façon dramatique en ne créant plus aucun emploi» a-t-il lancé.

«C'est vrai, les règles qui ont accompagné la libéralisation du transport aérien, notamment celles qui bannissent les aides d'Etat sont valables pour le transport intra-européen mais sont complètement inefficaces à l'international», confie un participant à ce colloque.

Un point qui rappelle les propos de Thierry Antinori, Executive Vice-président chief commercial officer d'Emirates, dans une interview à La Tribune.

«Le point clé dans ce débat, c'est que les Etats du Golfe considèrent le transport aérien comme une activité stratégique. Ils ont par conséquent investi massivement dans les infrastructures et ont mis en place un cadre réglementaire et juridique permettant de développer le transport aérien. Les aéroports sont par exemple ouverts 24h24h et nous n'avons pas de taxes à Dubai contrairement aux pays européens. C'est le droit de chaque pays de définir les secteurs qu'ils jugent stratégiques. Par exemple, les EAU n'ont ont pas d'industrie automobile. l'Europe n'a pas estimé que le transport aérien était stratégique. C'est son droit mais on ne doit pas blâmer les Etats du Moyen-Orient d'avoir fait le choix contraire. Au lieu de critiquer les Etats du Golfe, on ferait mieux de s'en inspirer ».

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Commentaires
a écrit le 07/05/2015 à 14:41 :
Ce sont les charges sociales de tous les métiers en concurence internationnale qu'il faut baisser, pas juste celles de l'aérien. Pour cela, si déjà la secu faisait le ménage dans les arrêts maladies et si la retraite etait à 70ans avec juste 800E par mois pour tous à la retraite, il y aurait moins de charges et on ne serait pas en face de l'insoluble problème que tout coûte moins cher quand ce n'est pas fait par des français. Seulement cela les français trop gâtés ne sont pas près de l'accepter
a écrit le 07/05/2015 à 10:12 :
Monsieur de Juniac oublie que les cotisations sociales patronales sont en fait une partie du salaire de ses employés. Quand il demande de les baisser, cela revient à baisser les salaires et à reporter sur la collectivité le paiement des cotisations sociales.
Est-il juste que même ceux qui ne prennent pas l'avion payent une partie du prix des billets ?
Réponse de le 14/05/2015 à 11:15 :
AF c'est 65000 emplois directs (ne parlons même pas des emplois induits), certains à hauts revenus, cela veut dire beaucoup d'impôt payé à la fois par la compagnie et ses employés. Quand elle aura fait faillite combien coûtera à l'état ce manque à gagner et le chômage à payer ? L'activité sera toujours là mais reprise par des compagnies du golfe ou des low cost... Donc énormément moins d'impot payé ! Ne croyez surtout pas que les grandes compagnies européennes sont immortelles !
a écrit le 07/05/2015 à 8:16 :
Air France va-t-elle couler ?
Réponse de le 07/05/2015 à 10:06 :
Effectivement la question se pose, distribution de parachutes dorés à tout le monde.
Réponse de le 07/05/2015 à 13:53 :
Un scénario qui curieusement me rappelle celui de la Swissair en 2002.
a écrit le 06/05/2015 à 12:04 :
En France on ne connaît que les impôts et les taxes. Les entreprises n'ont aucune chance de résister face à la concurrence extérieures. Taxes ADP,charges sociales et enfin politiques corrompus du plus haut niveau au plus bas. On commence par le conseiller municipal et on finit par le toréador d'opérette et hollande. La coupe est ainsi bien pleine.
Réponse de le 07/05/2015 à 1:12 :
sur un Paris Nice à 100€ Air France ne touche que 15 à 20€ sur le meme Paris Nice en TGV à 100€ l'état subventionne 80€ à la SNCF.
c'st un peu moins vrai maintenant mais autre exemple

Paris Phuket par la Malaisya , chacun peut le vérifier / prix du billet A/R 60€ pour la compagnie
taxes aéroportuaires et diverses 421€ prix Total du billet 481€
à qui profite le transport aérien ? certainement pas à la compagnie
Réponse de le 11/05/2015 à 12:47 :
Ce calcul est faux !
Sur un Billet A/R a 481€, la compagnie ne touche pas seulement 60€ !
Le cout du billet se decompose comme ceci :

Carrier MH OLT44FR PAR to HKT (rules) €30.00
Carrier MH OLT44FR HKT to PAR (rules) €30.00

MH YQ surcharge (YQ) €324.00
MH YR surcharge (YR) €8.00
MH YQ surcharge (YQ) €16.00

France FR (FR) €7.92
French International Passenger Service Charge (QX) €29.16
French Airport Tax (FR) €12.75

French Air Passenger Solidarity Tax (IZ) €4.51
Thailand Passenger Service Charge (TS) €18.52

Subtotal per passenger €480.86

55€ environ sont les taxes francaises de la DGAC, d'ADP et la Taxe Chirac.
19€ environ pour les taxes Thailandaises.
Le reste 407€ est encaisse par la compagnie Malaysia Airlines dont elle reverse 20% de TVA a la France.
Les YQ et YR sont des surcharges soit disant lies au coût du Carburant, mais en realite, la compagnie ajuste ces surcharge comme elle le veux comme un parametre du prix et touche l'integralite de ces surcharges.

Aucune compagnie ne peux assurer un vol aller simple a 30€, c'est a peine plus que le prix des plateaux repas.
a écrit le 06/05/2015 à 11:52 :
Air France n'a qu'à copier la SNCM et je suis sûr qu'ils vont y arriver.
La direction d'Air France doit être désespéré pour sortir des âneries pareils.
Il faut peut-être réfléchir à les remplacer.... appel aux actionnaires.
a écrit le 06/05/2015 à 11:10 :
réduction des charges sociales et application de la TIPP sur le kérosène ? Nos politiques sont capables d'inventer un truc pareil !!!!!!!
Réponse de le 06/05/2015 à 13:26 :
Si la TICPE (qui a remplacé la TIPP) n'est appliquée qu'en France, ils auront intérêt à faire le plein ailleurs. Pour l'essence, c'est 0,8€ TTC/L.
a écrit le 06/05/2015 à 10:28 :
Pourquoi ne pas baisser les charges sociales de tous les salariés en France afin de mieux concurrencer les autres pays. Tiens c'est une idée "qu'elle est bonne" . Ca serait encore une fois le "contribuable" qui paierait la différence pour maintenir un modèle économique et des avantages d'une autre époque.
a écrit le 06/05/2015 à 10:14 :
Je suppose donc que juniac propose aussi de revoir les niches fiscales des naviguants et de parler des salaires de ses pilotes...
Réponse de le 06/05/2015 à 11:14 :
1) il n'y a plus de niche fiscale des navigants depuis plus de 15 ans
2) les salaires nets d'imôts des pilotes des compagnies du Golfe sont plus élevé qu'à Air France

Bref, quand on ne connait pas un sujet, on évite de colporter des croyances fausses...
Réponse de le 06/05/2015 à 13:29 :
Faux Yv. Les pilotes AF long courrier sont les mieux payés au monde et volent en moyenne 30 % de moins...ce qui en fait de mauvais pilotes. Voire le facteur humain responsable du crash Paris Rio selon le rapport du BEA. Alors n'accusez pas les autres de ne rien connaitre quand vous etes vous meme ignorant
Réponse de le 06/05/2015 à 17:00 :
C'est archi faux! En net les pilotes sont bien moins payés qu'à Emirates ou même easy jet suisse!!! Ce qui fait la différence sont tous les "a côtés" charges sociales, siège social...
Réponse de le 06/05/2015 à 19:00 :
je vous confirme que les pilotes des compagnies du golf touchent plus que ceux d Air France et ... net d'impôt !!
Quel rapport avec l'accident de Rio?
Encore un pilote d'ULM qui s'autoproclame expert aérien...
Réponse de le 06/05/2015 à 20:28 :
Yv, une fois de plus des sources, des chiffres, ... Éclairez nous
Réponse de le 06/05/2015 à 23:59 :
@Yv :
1) Le système de frais réel permet aux naviguant de déduire une grande partie de leurs revenus, dans des proportions qui sont importantes. C'est une niche fiscale par le montant de revenus déductibles que tolère le gouvernement, montant qui d'ailleurs fait l'objet de débats.
2) Peut être que les pilotes sont mieux payés dans certaines compagnies, mais évoquer un allègement de charges fiscales en payant les salaires que touchent les instructeurs AF est assez remarquable. Ou comment dire au salarié français qu'il doit venir au secours de personnes touchant plus en un mois que lui en un an.
Réponse de le 09/05/2015 à 17:44 :
Je suis commandant de bord depuis 10 ans maintenant. Je suis en train de remplir ma déclaration d'impôts... Je n'utilise pas le système de frais réels, car il reviens à augmenter mon revenu imposable, car il faut ajouter à son salaire, le coût des chambres d'hotel payées par mon employeur lorsque je travaille. Cela revient à payer des impôts sur le prix de la chambre d'hôtel...
Quand un cadre d'une boîte X, part en avion, payé par son entreprise, il ne paye pas d'impôts sur ce billet d'avion. Qui plus est, il récupère les miles pour son usage personnel. Il ne paye pas d'impôts non plus sur la chambre d'hôtel, payée par son employeur.
Encore plus fort, je dois payer des impôts sur le plateau repas que je consomme à bord, alors que je n'ai absolument aucun autre moyen de me restaurer...
Quand aux niveaux de rémunération et conditions de travail:
Je gagnerais mieux ma vie chez EasyJet ou Emirates
Je travaillerais peut-être plus, mais libre à AF de me programmer plus d'heures, jusqu'à 850h/an, comme partout ailleurs...
Réponse de le 22/05/2015 à 10:16 :
Tres Pertinent votre commentaire . Je suis Cdb chez Emirates, On vole au au maximun autorise soit environ 900 heures par an. La reglementation et les lois du travail en vigueur aux Emirats permettent a ses compagnies de rapporter environ 30 points de PIB par an.
C'est strategique! Le probleme, n 'est pas AF , mais l Etat francais , qui refuse de developper le secteur du transport aerien pour des raisons ideologiques.
Autres exemples, si les gestionaires des aeroports en France appartenaient au CEO d' AF , Airfrance ne paierait peut etre plus de taxes aeroportuaire. Si le CEO d' AF etait le ministre des transport, et directeur general de l 'aviation civile , AF aurait peut etre plus liberte de pouvoir se developper.. la encore, le probleme, n 'est les hommes, mais la politique .
Quant aux remunerations, et les soit disant avantages des pilotes, et je m'adresse a tout ceux qui ne se sont pas satisfaits de leurs conditions sociales: Les concours et les selections pour travailler comme pilote ici ou ailleurs ou pour d 'autres metiers a haute valeur ajoutees, sont ouvertes a tout le monde, "yeh Man " faillait bosser a l' ecole quant tu avais la chance d'y etre . Moi j ai fait le choix des equa diff et de l anglais.. et de l' audace! Ici aux EAU , il ya du boulot pour tout le monde. Au lieu de vous lamenter sortez vous les doigts du C.. et bosser, creez des entreprises banisser le culte de la mediocriture ( L' Inde sort 100000 ingenieurs par an et qui vont bosser partout dans le monde ) et surtout commencer par virer puis punir vos incompetents et ideologues qui vous gouvernent.
Les EAU comme les autres pays du Golf ne sont pas des democraties, c 'est leur choix et leur droit souverain. La France a fait le choix du socialisme et des droits de l 'homme pour etre competitif et affronter une guerre commerciale mondiale.. A chacun ses armes.!!!! Par analogie, la France a perdu toutes ses guerres depuis Napoleon, car son armee n'a jamais eu les equipements et les hommes politiques pour affronter a armes superieures l' ennemi.
A bon entendeur
a écrit le 06/05/2015 à 10:09 :
Ha ha comme SNCM. Bye bye les nantis trés protégés. Au Paul Hemploir Vite fait bien fait Ha ha chacun son tour
a écrit le 06/05/2015 à 9:51 :
Demander à l'Etat une baisse des charges sociales, c'est demander à tous les habitants de France de payer pour améliorer les coûts d'exploitation d'Air France.
Peut-être, mais Air France doit d'abord réellement faire le ménage en interne, se restructurer en profondeur pour baisser le coût du travail, exiger plus de ses salariés (ce qui est malheureusement le sort des salariés de toutes les entreprises). Une fois cette transformation faite, Air France pourra demander à la collectivité nationale de mettre la main au portefeuille.
a écrit le 06/05/2015 à 8:51 :
La réponse de la Commission sera simple: "British Airways, Lufthansa sont bénéficiaires alors qu'elles sont soumis à la même concurrence. Faites donc d'abord les réformes structurelles dont a besoin la compagnie et on en reparle.".
Réponse de le 06/05/2015 à 9:49 :
Réflexion creuse. Regardez le coût des charges sociales et de l'impôt sur les sociétés en France.
On pourra faire toutes les réformes structurelles qu'on veut, si les pouvoirs publics ne donnent pas un coup de main, ces efforts seront vains.
Réponse de le 06/05/2015 à 10:08 :
Complétement daccord avec vous, AF a besoin de bonne réformes structurelles avant de pouvoir prétendre à des exonérations de charges et autres. Mais le pouvoir des lobbys est puissant et ils couleront la boite comme la SNCM a couler
Réponse de le 06/05/2015 à 10:09 :
Balivernse. Air France a bénéficié d'une réduction d’impôt de 57 millions au titre du CICE. Et des compagnies françaises comme Air Caraïbes, pourtant soumis au même charges sociales, sont bénéficiaires car mieux organisées et plus efficaces. Les pilotes d'AF volent moins que chez les compagnies leurs concurrentes tout en coûtant plus cher. Mais là je vous l'accord, c'est une réforme quasi impossible à mener.
Réponse de le 06/05/2015 à 10:48 :
Le probleme d'AF n'est pas la productivité des pilotes qui est conjoncturellement plus basse que dans les autres entreprises comparables ( baisse d'activité décidée par l'entreprise ) mais dans l'organisation générale d'Air France et dans le différentiel gigantesque de taxes et de charges sociales qui pèsent sur l'entreprise au profit des français . Le montant d'impôt verse par AF a l'état français est de 5,3 milliards d'euros par an . En délocalisant le siège social à Amsterdam le gain serait de 800 millions d'euros par an rendant l'entreprise largement bénéficiaire mais ferait perdre au français ces 5,3 milliards .....
Un entreprise de transport aérien qui compte plus de cadres sol que de pilotes est elle viable? Les postes qui y sont créés ont ils leur équivalent dans les entreprises low cost ? Certainement pas ...
Réponse de le 06/05/2015 à 11:21 :
Merci Flash enfin un commentaire intelligent. Ceux qui prétendent que les pilotes d'AF sont responsables de tous ses maux ne savent pas de quoi ils parlent et cela relève plus d'une espèce de jalousie complètement imbécile. Pour info les pilotes d'AF sur long courrier volent autant que leurs homologues européens pour des salaires dans la norme européenne. Les pilotes sur le moyen courrier volent très très peu, mais sont en contrepartie beaucoup payés qu'un pilote chez easyJet. C'est comme l'explique Flash conjoncturel et ce n'est pas la conséquence d'accords syndicaux ou autres balivernes.
Réponse de le 06/05/2015 à 15:21 :
Je suis vraiment surpris que vous puissiez croire vos propos.
Les pilotes d'af comme ceux de kl sont payes autant que leurs concurrents mais volent beaucoup moins. Donc oui il y a un probleme de pilote chez af et particulierement sur le long courrier. 220000 ke pour 650hdv pour un cdg lc, il pourrait voler 750 et ne pas poser de probleme existntiel.

Il faut que nos pilotes volent autant que la concurrence. Une bonne mesure serait de mettre la part fixe des pnt au smic et le rest a l'heure de vol. Ca reglerait beaucoup de probleme et motiverait beaucoup plus.

Apres il y a un probleme sol aussi, qui peut rapporter gros. Nous le faisons et nous devrons faire plus. Mais de la a dire qu une compagnie aerienne doit avoir plus de pilote que de personnel sol. C'est l'anerie la plus grosse que j'ai lu. Meme delta ne le fait pas et pourtant ils sont competitifs.

Tout le monde chez af doit faire des efforts mais certains apparamment preferent toujours se considerer comme des dieux intouchables et mepriser leurs collegues.
Réponse de le 06/05/2015 à 15:22 :
Je suis vraiment surpris que vous puissiez croire vos propos.
Les pilotes d'af comme ceux de kl sont payes autant que leurs concurrents mais volent beaucoup moins. Donc oui il y a un probleme de pilote chez af et particulierement sur le long courrier. 220000 ke pour 650hdv pour un cdg lc, il pourrait voler 750 et ne pas poser de probleme existntiel.

Il faut que nos pilotes volent autant que la concurrence. Une bonne mesure serait de mettre la part fixe des pnt au smic et le rest a l'heure de vol. Ca reglerait beaucoup de probleme et motiverait beaucoup plus.

Apres il y a un probleme sol aussi, qui peut rapporter gros. Nous le faisons et nous devrons faire plus. Mais de la a dire qu une compagnie aerienne doit avoir plus de pilote que de personnel sol. C'est l'anerie la plus grosse que j'ai lu. Meme delta ne le fait pas et pourtant ils sont competitifs.

Tout le monde chez af doit faire des efforts mais certains apparamment preferent toujours se considerer comme des dieux intouchables et mepriser leurs collegues.
a écrit le 06/05/2015 à 8:09 :
Hmmmm…. y compris des "grèves maritimes" aussi ? (AF nous emmènera en bateau….)

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