Amelia ouvre ses premières lignes régulières internationales
Olivier Mirguet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La compagnie aérienne française Amelia (Regourd Aviation) exploite 18 appareils dont 13 jets régionaux Embraer 135 et 145.
DR
Olivier Mirguet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La compagnie aérienne française Amelia (Regourd Aviation) exploite 18 appareils dont 13 jets régionaux Embraer 135 et 145.
DR
Une nouvelle compagnie aérienne française se lance à l'international. Amelia, marque commerciale opérée depuis 2020 par le spécialiste de l'aviation d'affaires Regourd Aviation, exploite depuis le 9 avril deux liaisons aériennes depuis Strasbourg vers Amsterdam à raison de dix vols par semaine et Munich avec 5 vols. Et ses dirigeants n'entendent pas s'arrêter là. "Air France a rationalisé sa flotte régionale en ne conservant que des avions de 100 sièges, et recentré ses activités sur les hubs de Charles-de-Gaulle et Lyon", observe Jean-Jacques Labadie, directeur général adjoint d'Amelia. "Il y a une place à prendre dans le créneau délaissé par Hop sur des lignes d'aménagement du territoire et sur des courtes distances en Europe", poursuit cet ancien directeur régional d'Air France pour les régions Occitanie et Midi-Pyrénées, tout juste recruté par Amelia.
À lire également
En remportant à Strasbourg l'appel d'offres lancé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et par les collectivités locales, cette compagnie dont le siège social se trouve à Paris redéfinit sa stratégie centrée jusque là sur l'aviation d'affaires. Regourd Aviation est née en 1976 et son ADN était essentiellement africain : jusqu'en 2012, elle effectuait principalement des vols à la demande pour des chefs d'Etat, pour les personnels des exploitations pétrolières et de l'extraction de minerais. Avant la crise sanitaire, en 2019, son activité s'était établie à 217.000 passagers transportés. Alain Regourd, son fondateur, est demeuré actionnaire majoritaire.
Olivier Mirguet
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer