Aviation : la production de carburants durables n'est toujours pas au niveau
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La production de carburants d'aviation durables (SAF) a progressé moins vite que prévu en 2024.
David Field
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La production de carburants d'aviation durables (SAF) a progressé moins vite que prévu en 2024.
David Field
Les années se suivent et se ressemblent pour les carburants d'aviation durables (SAF). Toujours considérés comme le premier levier de décarbonation du transport aérien - et donc indispensables -, ils n'atteignent toujours pas le niveau de production nécessaire pour répondre à la demande des compagnies. L'Association internationale du transport aérien (Iata) a, une nouvelle fois ce mardi, souligné ce décalage avec une hausse de la production plus faible que prévu.
Selon la principale association de compagnies aériennes - environ 80% du trafic mondial -, les volumes de SAF produits ont doublé par rapport à 2023. Mais avec seulement 1 million de tonnes (1,3 milliard de litres), ils ne représentent que 0,3% de la production de carburants destinés à l'aviation ou encore seulement 11% de celle de carburants renouvelables. Dans ses prévisions pour l'année qui s'achève, l'Iata espérait un triplement de la production.
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Pour l'année à venir, l'Iata espère que la production va de nouveau doubler pour atteindre les 2,1 millions de tonnes (2,7 milliards de litres). Elle compte pour cela sur la montée en puissance de grandes installations aux Etats-Unis, attendue en 2024, mais repoussée au premier semestre 2025. Même si le plan se déroule (pour une fois) sans accroc, cela fera toujours moins de 1% de la production de carburants aéronautiques.