Avec un grand écran panoramique, une fonction Slow Motion pour ralentir la vitesse du simulateur pendant les explications et permettre au conducteur de rester en phase avec la réalité, une boite de vitesse, manuelle six vitesses ou automatique, un volant à retour de force, un siège vibrant décalé sur la gauche comme dans une vraie voiture pour respecter les angles de vision, un écran arrière pour s'initier aux créneaux et une webcam qui contrôle les mouvements de la tête, la V2 d'Oscar... a tout d'une grande ! «Tant sur le plan des sensations que de la circulation, l'aspirant au permis de conduire a véritablement le sentiment d'être à bord d'un vrai véhicule. C'est le simulateur le plus abouti du marché », assure Michel Goepp, Pdg des Codes Rousseau, aux Sables d'Olonne, à l'origine du célèbre guide papier, qui a fait appel au savoir-faire de la société Acréos, spécialiste de la simulation ultraréaliste au service de la formation pour dépoussiérer une machine lancée en 2014. Pensée pour séduire les « millénials » déjà adeptes de jeux vidéo, Oscar 2 semble aussi répondre aux attentes de personnes plus âgées. « Notamment dans les grandes villes où la conduite peut parfois être compliquée. C'est un moyen de les rassurer. On leur permet d'acquérir les bases sans stress », observe Michel Goepp.
A Nantes, à l'auto-école Canclaux, qui s'était fait la main sur la première version avant d'investir dans Oscar 2, Olivier Bouvet reconnait la qualité de cette forme d'apprentissage. « C'est une vraie porte d'entrée vers la conduite. C'est comme tout, le système a ses limites, mais, en une heure, vous pouvez travailler toutes les configurations de stationnement ce qui est impossible à bord d'une voiture en ville. C'est un moyen d'éviter les ambiguïtés avec les clients mais il faut aussi faire évoluer les mentalités. Il a fallu cinq à dix ans pour évacuer les idées reçues et faire comprendre que les boites automatiques ou les véhicules électriques ne sont pas pas réservées aux personnes handicapées... », explique-t-il.