Collision évitée de justesse au-dessus du Congo entre deux avions de TAP et d'Ethiopian
latribune.fr (avec AFP)
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Une catastrophe aérienne a été évitée de justesse au-dessus du sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Un avion de la compagnie portugaise TAP Portugal qui reliait Maputo à Lisbonne et un autre d'Ethiopian Airlines entre Addis Abeba et Windhoek ont failli entrer en collision le 19 mai au croisement de deux routes aériennes à la verticale de Lubumbashi. En cause, le déficit de communication entre les pilotes et l'aéroport de Lubumbashi, au sud du pays, à deux pas de la frontière avec la Zambie. Les faits ont clairement sont clairement indiqués dans un courrier du ministre des Transports congolais Cherubin Okende Senga adressé au directeur de la Régie des voies aériennes congolaise (RVA) que l'AFP s'est procuré. La déliquescence du contrôle aérien est pointée du doigt.
"Les deux routes convergent sur LUB (Lubumbashi). Les deux avions étaient déjà dans la zone de non-séparation à moins de dix minutes. A ce stade, il revenait à la RVA (Régie des voies aériennes) de déterminer fréquemment la position et la vitesse au moyen d'aides à la navigation", selon le ministre. Or il s'avère que "les antennes relais de Kalemie et Kamina seraient en panne, tandis que les conditions d'écoute de CCR de Lubumbashi étaient très défectueuses".
S'inquiétant de "la gravité des faits" et des "risques de catastrophes encourus", le ministre exige "toute affaire cessante" un rapport circonstanciel sur l'incident, de même qu'un "rapport détaillé de toute la situation de l'espace aérien" de la République Démocratique du Congo..
Un second courrier interne de la RVA, daté cette fois du 21 mai, révèle que six stations de la Régie sont "hors service" un peu partout dans le pays.
Le même courrier pointe "le manque à gagner par la présence possible de survols sans contact radio", avec comme "conséquence sécuritaire le choix par les compagnies aériennes de contourner notre espace, ce qui entrainera la baisse des trafics".
Sans pièces de rechanges disponibles, "cette situation catastrophique va durer" et "sèmera le discrédit sur la gestion sécurisée de la navigation aérienne dans l'espace aérien congolais", analyse la missive, qui demande des "actions urgentes radicales" pour "sortir le pays de cette situation d'insécurité".
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Avec neuf pays frontaliers, 2,3 millions de km², une population estimée à plus de 90 millions d'habitants, la RDC occupe une position centrale sur le continent.
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