Comment le gouvernement prépare le chamboule-tout des autoroutes
César Armand
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L’État va continuer à capter 40 % du prix des péages. (Photo d’illustration.)
Shutterstock
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Quatre ateliers, des dizaines d'heures de réunion et cinquante experts politiques, publics et privés. C'était le tiercé gagnant d'« Ambition France Transports », la conférence de financement des mobilités organisée par le gouvernement Bayrou entre le 4 mai et le 9 juillet pour trouver des ressources nouvelles pour le rail et la route.
Aussi, dès le lancement de ce raout à Marseille, le Premier ministre avait évoqué la fin des concessions autoroutières entre 2031 et 2036 comme « une opportunité sans précédent pour les pouvoirs publics de rediriger les recettes des péages de manière durable vers les projets de transports ».
Et pour cause : dès 2031, le contrat de 1 338 kilomètres accordé à la Société des autoroutes du nord et de l'est de la France (Sanef, groupe Abertis) arrivera à son terme, suivi en 2035 par les 1 867 kilomètres des Autoroutes Paris/Rhin/Rhône (APRR, groupe Eiffage) et en 2036 par les 2 723 kilomètres des Autoroutes du Sud (Vinci Autoroutes).
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Autrement dit, les moyens existent, à condition d'aller les chercher dans les recettes des sociétés concessionnaires d'autoroutes. Cela n'a pas raté. Lors de la conclusion des dix semaines de travail, le président du raout, l'ancien ministre Dominique Bussereau, a ainsi fermé la porte à la gratuité et défendu le maintien des péages autoroutiers. Insistant sur le levier de la tarification des usages et sur les tarifs différenciés.
César Armand
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