En première ligne dans la conférence de financement des mobilités organisée de début mai à début juillet, la compagnie ferroviaire s'est félicitée, ce jeudi matin, des déclarations de clôture du ministre des Transports. Philippe Tabarot leur a en effet offert de la visibilité financière jusqu'en 2032.Pour la séance de clôture de la conférence de financement des mobilités « Ambition France Transports » le 9 juillet à l'hôtel de Roquelaure, tout l'état-major de la SNCF avait fait le déplacement : Jean-Pierre Farandou, PDG par intérim, Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs ou encore Mathieu Chabanel, PDG de SNCF Réseau. Et pour cause : ce jour-là, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a confirmé les besoins de SNCF Réseau pour la régénération et la modernisation du rail, estimés à 1,5 milliard d'euros par an à partir de 2028.
500 millions de la SNCF elle-même
Principal pourvoyeur : le groupe SNCF lui-même à hauteur de 500 millions d'euros, grâce au fonds de concours. Logé dans le budget de l'État, ce dernier est alimenté par toutes les sociétés bénéficiaires de la holding - Geodis, Keolis ou encore SNCF Voyageurs -, qui dégagent des dividendes avant de les verser à la maison mère, qui les redistribue ensuite à SNCF Réseau.
À ces 500 millions d'euros, s'ajoutent 200 à 300 millions de certificats d'économie d'énergie (CEE), et le reste sous forme de capitaux privés. Philippe Tabarot et David Valence, le président du conseil d'orientation des infrastructures, une instance chargée de plancher sur les investissements en matière de mobilité, sont en effet d'ardents défenseurs des partenariats public/privé (PPP).
Par PPP, il faut entendre un contrat global conclu entre un organisme public et un opérateur privé pour réaliser une opération d'intérêt général. L'opérateur privé porte tout ou partie du financement de l'investissement et perçoit un loyer pendant toute la durée du contrat.