Covid-19 : "Il faut des aides d'Etat pour toutes les compagnies françaises, pas seulement pour Air France" (PDG de Corsair)
Fabrice Gliszczynski
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Après La Compagnie, HOP et Transavia, c'est au tour de Corsair, une autre compagnie française, de suspendre la totalité de son activité.
La quasi-totalité du personnel sera mis en chômage technique, dont le coût pour rappel sera entièrement pris en charge par l'Etat. Corsair compte 1.200 salariés.
Aucune prévision sur une reprise d'activité n'est donnée, mais Pascal de Izaguirre considère les mois d'avril et de mai comme "morts", et n'est pas sûr que le trafic reparte en juin. Et si tel était le cas, "la demande repartira très lentement" prévient-il, en prédisant que la clientèle loisirs "ne va se bousculer pour prendre l'avion cet été pour partir en vacances à l'étranger" et que le marché de la clientèle affaires "ne repartira pas avant octobre". Ces prévisions sont plus pessimistes encore que celles partagées par la fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), -dont est membre Corsair- et les autorités, qui tablent sur une reprise en mai, une montée en puissance en juin et un retour à la normale des opérations en juillet.
De facto, le lancement par Corsair de la ligne Paris-New York le 10 juin a du plomb dans l'aile et sera probablement reporté.
Face à un tel choc, Corsair se retrouve en risque sur sa trésorerie et demande une aide à l'Etat français.
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n remboursement,
les compagnies demandaient la possibilité de proposer un report du voyage, une nouvelle réservation ou un avoir. Mais la Commission européenne a indiqué que les passagers pouvaient choisir entre le remboursement du prix du billet ou un réacheminement vers leur destination finale ultérieurement.Fabrice Gliszczynski