Coronavirus : les compagnies aériennes françaises tablent sur un retour à la normale en juillet
Fabrice Gliszczynski
Fabrice Gliszczynski
Le transport aérien français referme ses ailes en espérant les étendre à nouveau cet été.
Déjà trois compagnies aériennes tricolores vont suspendre complètement leurs opérations : La Compagnie, Transavia et HOP, tandis qu'Air France a prévu de réduire plus de 90% de son programme la semaine prochaine. Quelques vols vont être maintenus au cours des prochaines semaines. Les besoins résiduels sont à l'étude pour assurer la continuité territoriale vers les DOM TOM et la Corse, certaines liaisons vers les Etats-Unis (Paris-New York, notamment) et l'Europe.
Certains aéroports vont fermer, (celui de Paris-Orly est notamment à l'étude selon nos informations) mais les autorités doivent en maintenir un minimum en activité opérationnelle pour non seulement traiter ces vols résiduels mais aussi permettre d'assurer des missions de transport sanitaire.
Combien de temps va durer ce "shutdown"?
Selon lui, le redémarrage de l'activité à l'international devrait probablement commencer par l'Asie, puis l'Afrique, l'Europe puis le reste du monde.
L'impact est énorme. "Sur 100% de notre chiffre d'affaires", rappelle le président de la Fnam qui évalue la perte "entre 1 et 2 milliards d'euros" pour l'ensemble des compagnies. "La clé sera l'évolution de la trésorerie de tous les acteurs, compagnies, aéroports, sociétés de handling...", précise-t-il.
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Pour surmonter cette crise, les compagnies mettent en place des mesures de chômage partiel (lequel sera pris en charge par l'Etat) et pourront également compter sur un report de charges, d'impôts, ou encore sur une exonération de certaines charges spécifiques comme celles liées à la sûreté. Pour Air France-KLM, l'aide pourrait même aller jusqu'à la nationalisation si cela devenait nécessaire.
Fabrice Gliszczynski