Coronavirus : les compagnies aériennes françaises tablent sur un retour à la normale en juillet

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(Crédits : Gonzalo Fuentes)
Le transport aérien français va quasiment s'arrêter dans les prochains jours. Selon Alain Battisti, le président de la fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), cette situation pourrait durer au minimum six semaines. Un retour à la normale n'est pas attendu avant juillet selon une vision partagée entre les autorités et les compagnies.

Le transport aérien français referme ses ailes en espérant les étendre à nouveau cet été.

"Nous nous acheminons vers une quasi fermeture des lignes aériennes opérées par des compagnies françaises", explique à La Tribune Alain Battisti, le président de la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam).

Déjà trois compagnies aériennes tricolores vont suspendre complètement leurs opérations : La Compagnie, Transavia et HOP, tandis qu'Air France a prévu de réduire plus de 90% de son programme la semaine prochaine. Quelques vols vont être maintenus au cours des prochaines semaines. Les besoins résiduels sont à l'étude pour assurer la continuité territoriale vers les DOM TOM et la Corse, certaines liaisons vers les Etats-Unis (Paris-New York, notamment) et l'Europe.

Certains aéroports vont fermer, (celui de Paris-Orly est notamment à l'étude selon nos informations) mais les autorités doivent en maintenir un minimum en activité opérationnelle pour non seulement traiter ces vols résiduels mais aussi permettre d'assurer des missions de transport sanitaire.

Au moins six semaines de suspension

Combien de temps va durer ce "shutdown"?

"Nous n'avons aucune idée de la durée de la crise, mais nous tablons néanmoins sur une suspension d'au minimum six semaines, suivie d'une reprise réduite et progressive en mai, puis d'une montée en puissance en juin, et un retour à la normale probablement en juillet. C'est la vision partagée entre les autorités et les compagnies aériennes à cette heure", explique Alain Battisti, en précisant que quand bien même la France réussissait à endiguer l'épidémie, il fallait qu'il en soit de même dans les autres pays.

Selon lui, le redémarrage de l'activité à l'international devrait probablement commencer par l'Asie, puis l'Afrique, l'Europe puis le reste du monde.

L'impact est énorme. "Sur 100% de notre chiffre d'affaires", rappelle le président de la Fnam qui évalue la perte "entre 1 et 2 milliards d'euros" pour l'ensemble des compagnies. "La clé sera l'évolution de la trésorerie de tous les acteurs, compagnies, aéroports, sociétés de handling...", précise-t-il.

Pour surmonter cette crise, les compagnies mettent en place des mesures de chômage partiel (lequel sera pris en charge par l'Etat) et pourront également compter sur un report de charges, d'impôts, ou encore sur une exonération de certaines charges spécifiques comme celles liées à la sûreté. Pour Air France-KLM, l'aide pourrait même aller jusqu'à la nationalisation si cela devenait nécessaire.

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Commentaires
a écrit le 19/03/2020 à 11:14 :
2 commentaires aux commentaires précédents:
- la construction aéronautique constitue l'un des rares secteurs économiques où la France est excédentaire en termes de commerce extérieur; aussi la position de GREFF m'apparait assez peu pertinente (attention, litote!);
- FLYBE n'est pas une compagnie belge mais le principal transporteur régional britannique (une sorte de Hop! anglaise sans le grand frère derrière...).
a écrit le 19/03/2020 à 11:09 :
Bel article!
a écrit le 18/03/2020 à 22:34 :
On ne va pas recommencer, nationaliser Air France à l'aide du budget de la France pour qu'ensuite elle puisse acheter des Boeing et sauver l'emploi américain ! Les 70 B777 achetés il y a des années alors que capitalisée par la France a déjà été un scandale (idem pour le dossier KLM), si on veut sauver cette compagnie (et pourquoi pas les autres), c'est sur l'idée qu'elle est essentielle au pays, donc avec des engagements vis-à-vis d'Airbus dont l'industrie est aussi primordiale pour l'Europe. Soit un accord gagnant-gagnant pour la France. Sinon que ses CDB de 777 se tournent vers Trump et on verra bien s'ils seront toujours aussi protégés.
Réponse de le 19/03/2020 à 6:23 :
Et les centaines d’Airbus achetés par les compagnies américaines, vous appelez ça comment ? Un scandale ?
Quand AF a acheté les B 777, aucun avion Airbus similaire n’existait.
Réponse de le 19/03/2020 à 8:08 :
Dans la première partie de la réponse de Sam, j’ai reconnu un pseudo argument qu’on entend de ci de là : il faudrait acheter à l’étranger pour que l’étranger nous achète. C’est une excuse quand on ne veut ni ne réussit à exporter plus qu’importer. Un vrai patriote veut peu importer et beaucoup exporter. Les Allemands achètent-ils des voitures chinoises pour vendre aux Chinois leurs voitures ? Non.
a écrit le 18/03/2020 à 19:02 :
Les compagnies aériennes ne sont pas beaucoup optimistes pour un retour à la normale as avant juillet 2020 de mars à juillet il a 4 mois donc il peut se passer beaucoup de choses en 4 mois dans l'économie française et pour les compagnies aériennes. Vrai crise du coronavirus. Oui la compagnie air france peut beaucoup perdre pendant 4 mois. Ce coronavrius est bien plus qu'une pandémie mondiale, c'est pire que la crise de 2008 sur les subprimes : tout l'économie mondiale peut être impactée par le ralentissement de la mondialisation et nous ne devons pas être tout dependant de la Chine et des USA : non, non non . Oui en 4 mois celà peut largement changer même pour les compagnies aériennes : une compagnie belge Fly.be a dejà fait faillite avec 2000 personnes sur le carreau ! Donc oui en 4 mois il faudra avoir les reins très solides pour tenir la durée !!!!!
Réponse de le 19/03/2020 à 3:18 :
Allons tranquilisez-vous
La planche a euros est en train de chauffer. La fausse monnaie va circuler comme jamais. Votre inflation va exploser et vos economies fondre comme neige au soleil.
Vive l'europe.

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