C'est sans doute l'épilogue judiciaire d'une histoire débutée dramatiquement il y a quinze ans. Celle du crash d'un Airbus A310 de la compagnie Yemenia Airways, qui s'est abîmé en mer dans la nuit du 29 au 30 juin 2009, causant la mort de 152 personnes et laissant comme seule survivante une enfant gravement blessée. La cour d'appel de Paris a condamné, ce mardi, la compagnie nationale yéménite pour homicides et blessures involontaires.
Présidée par Sylvie Madec, la cour a ainsi confirmé le jugement en première instance du 14 septembre 2022 qui avait sanctionné l'entreprise de l'amende maximale prévue par la loi au moment des faits, soit 225.000 euros, comme le rappelle l'AFP. Elle a suivi le parquet général, qui avait requis la même peine qu'en première instance, affirmant ne voir « aucune circonstance atténuante » pour l'entreprise.
La cour d'appel a également prononcé une peine complémentaire, à savoir l'affichage de la décision pendant deux mois dans les locaux des aéroports de Paris-Roissy et de Marseille. Bien que Yemenia Airways ne desserve pas la France, ces deux aéroports sont ceux principalement empruntés par l'importante communauté comorienne en France, très implantée à Marseille.