C'est un impératif qui s'impose à tous les décideurs privés et publics : atteindre la neutralité carbone en 2050. Qu'elles soient dans les transports publics et le stationnement aux côtés des acteurs politiques (Keolis) ou dans les services écologiques aux collectivités et aux entreprises (Spie), les sociétés cotées, ou non, n'ont plus le choix. Dans les trente ans qui viennent, elles doivent réduire leurs émissions directes de gaz à effet de serre (scope 1), leurs consommations d'énergie (scope 2) et leurs achats carbonés (scope 3). Dans l'idéal, ces trajectoires bas-carbone doivent être validées par le SBTi, le Science-based target initiative, notamment porté par l'ONU pour limiter le dérèglement climatique.
Dans le lot des majors regardées à la loupe, Keolis et Spie ont présenté leurs résultats annuels 2022 ce 10 mars 2023. Outre le fait que Patrick Jeantet a été président du directoire de la première de janvier à juin 2020, avant de devenir administrateur référent de la deuxième en avril 2021, ces deux compagnies se présentent, toutes les deux, comme des « pierres angulaires de la transition écologique et de la décarbonation » de l'économie.