Autopartage : Drivy met la main sur son concurrent Buzzcar

Cette acquisition s'est faite par cession de titres du groupe Mobivia. La startup a également levé 8 millions d'euros, notamment auprès du fonds Ecotechnologies de BPI France.
Mounia Van de Casteele

2 mn

L'objectif de cette application mobile est que tout le monde ait une voiture à distance de marche, c'est-à-dire à moins de 500 mètres, explique son fondateur à La Tribune.
L'objectif de cette application mobile est que "tout le monde ait une voiture à distance de marche", c'est-à-dire à moins de 500 mètres, explique son fondateur à La Tribune. (Crédits : Drivy)

Les affaires roulent pour celui qui se targue d'être le leader mondial de la location de voiture entre particuliers. Drivy annonce en effet une double opération ce jeudi 2 avril. D'une part l'entreprise a mis la main sur son concurrent, la startup Buzzcar, par un apport de titres du groupe Mobivia, précise à La Tribune Paulin Dementhon, le fondateur et président de Drivy. Et de se réjouir:

"Nous sommes plus gros que les trente startups qui existent dans le monde"

Troisième levée de fonds

D'autre part, l'entreprise a réalisé un nouveau tour de table. Ce qui lui a ainsi permis de lever huit millions d'euros auprès de Via ID (groupe Mobivia), du fonds Ecotechnologies de BPI France et des investisseurs historiques Index Ventures et Alven Capital. Elle avait précédemment augmenté son capital de deux millions en 2012 et de six en 2014.

La jeune stratup espère ainsi accélérer son développement. Non seulement en poursuivant son expansion européenne - entamée en 2014 par l'ouverture d'une filiale allemande - en s'exportant en Espagne et en Europe de l'Ouest (soit au Royaume-Uni, soit en Italie), mais surtout en misant sur la R&D et l'innovation, insiste Paulin Dementhon :

"Nous voulons rendre la location toujours plus flexible et instantanée."

Devenir le Uber du secteur

Ce développement passe notamment par la densification de leur réseau. "Sur toutes les places de marché, il existe un cercle vertueux : plus il y a de monde sur une plateforme, plus elle devient utile", explique ainsi à celui qui ambitionne de devenir le Uber de la location de voitures entre particuliers. L'objectif étant que "tout le monde ait une voiture à distance de marche, c'est-à-dire à moins de 500 mètres".

Pour cela, la startup veut un maillage beaucoup plus important, évoquant les 2.000 voitures de Paris intramuros, qu'il compare aux 300 stations de métro ou encore aux Autolib'. Si le jeune président estime que le marché de la location de voiture entre particuliers peut être multiplié par dix d'ici les dix prochaines années, il ne manque pas de souligner la complémentarité des différents services qui forment l'écosystème de la voiture partagée, de Drivy à Uber en passant par les loueurs traditionnels et Autolib'...

Innover autant que possible

Côté innovation technologique, le fondateur de Drivy veut se donner les moyens de "créer des services dans tous les domaines". Cela passe aussi bien par un service de conciergerie, que par l'entière digitalisation du service. À savoir, permettre au client de dématérialiser les formulaires de location de véhicule, afin que tout puisse être fait sur application mobile.

Il évoque également le souhait de pouvoir garantir au client de trouver le propriétaire qui lui convient, tout en l'accompagnant.

Autre idée soulevée par le dirigeant : celle de pouvoir louer une voiture quatre heures en la réservant seulement une demi heure avant, contre les habituels trois jours de location prévue 24 heures à l'avance, confie-t-il. En attendant, les idées ne manquent pas.

Mounia Van de Casteele

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