En 2021, ADP table encore sur un recul du trafic à Paris de 55 à 65% par rapport à 2019
Fabrice Gliszczynski
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Tous les acteurs de l'aviation l'assurent : la reprise du trafic aérien sera très lente. Si la plupart des prévisions table sur un retour du trafic passagers à son niveau d'avant-crise à partir de 2024, ADP n'exclut pas l'hypothèse d'un retour à la normale qui n'interviendrait pas avant 2027. Lors de la publication des résultats financiers 2020, marqués par une dégringolade du résultat opérationnel de 2,2 milliards d'euros, à 1,1 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires en recul de 54,5%, à 2,14 milliards d'euros, la direction a, en effet, maintenu la prévision communiquée l'été dernier d'un retour du trafic à son niveau d'avant entre "2024 et 2027".
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L'an dernier, le trafic du groupe a baissé de 60,4%, à 96,3 millions de passagers, et de 69,4% dans les aéroports parisiens de Roissy-Charles de Gaulle et d'Orly, à 33,1 millions de passagers (équivalent en temps normal au seul trafic d'Orly). L'année 2021 sera à peine meilleure. Le groupe aéroportuaire table en effet à Paris sur un trafic représentant 35 à 45% du niveau qui était le sien en 2019. Une légère amélioration par rapport à 2020, où le trafic avait à peine atteint 30,6% de son niveau de l'année précédente. Mais l'objectif est révisé à la baisse par rapport aux dernières prévisions qui espéraient pour cette année un volume de trafic compris entre 45% et 55% de celui de 2019. Au niveau du groupe cette fois, la prévision est à peine moins pessimiste puisqu'ADP estime que le trafic pourrait se situer cette année entre 45 % et 55 % de son niveau d'avant-crise, contre 40% en 2020.
Fabrice Gliszczynski
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