ADP : accord avec les syndicats sur un plan de départs de 1.150 volontaires

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(Crédits : Eric Gaillard)
La direction et les syndicats ont signé à l'unanimité un accord de rupture conventionnelle collective fixant à 1.150 le nombre maximum de départs volontaires -dont 700 ne seront pas remplacés-, permettant ainsi d'éviter des départs contraints. Des baisses de salaire comprises entre 4 et 8% seront présentées aux représentants du personnel début janvier.

Pas de départs contraints chez ADP. Plus d'un mois après l'échec des négociations sur trois accords indissociables pour réduire les coûts et redimensionner ADP à la réalité de l'activité -l'un sur l'activité partielle de longue durée (APLD), l'autre sur la diminution des salaires, et le dernier sur la mise en place d'un dispositif de rupture conventionnelle collective-, la direction et les syndicats du groupe aéroportuaire ont signé ce mercredi à l'unanimité un accord de rupture conventionnelle collective (RCC), fixant à 1.150 le nombre maximum de départs volontaires sur 6.250 salariés en France, dont 700 ne seront pas remplacés. Cet accord évite les départs contraints à court terme.

"La direction s'engage à ce qu'aucun départ contraint pour motif économique n'ait lieu jusqu'au 1er janvier 2022", indique Edward Arkwright, directeur général exécutif d'ADP, ajoutant que l'accord vise à "sauvegarder durablement l'entreprise".

"On ne peut que se satisfaire que le dialogue social nous permette de recourir à ce genre d'outils", a-t-il précisé.

Selon lui, l'essentiel des départs devrait intervenir fin mars-début avril. Un plan de recrutement sera présenté aux syndicats au début du deuxième semestre. Selon les Echos, cet accord permettra à ADP de réduire ses coûts de 60 millions d'euros sur une base annuelle. Avec les trois accords qu'elle entendait signer initialement, la direction tablait sur une économie de 100 millions d'euros.

Baisse de salaire

Les deux autres accords qui faisaient partie de la mouture refusée précédemment par les syndicats ne sont pas oubliés pour autant. La baisse de salaire aura bien lieu chez ADP, non pas, par conséquent, par un accord de performance collective, mais par des mesures unilatérales. Pour autant, mêmes les mesures seront différentes, les diminutions seront du même ordre que celles envisagées initialement dans l'APC : entre 4 et 8%. Le dossier sera présenté début janvier à l'occasion d'un comité social économique (CSE).

Quant au projet d'accord sur l'activité partielle longue durée (APLD), la question sur l'opportunité d'y recourir se posera à nouveau en février prochain en fonction de l'activité, de départs liés à la RCC...

Avec ces accords, ADP va pouvoir réduire ses coûts et redimensionner ses effectifs à la taille du marché qui ne retrouvera pas son niveau avant 2024 au mieux, selon ADP. A fin octobre, le trafic des aéroports parisiens était en baisse de 75%. La reprise sera lente. Pour 2021, le groupe table sur un trafic en baisse de 45 à 55% par rapport à 2019.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2020 à 10:27 :
Départs volontaires...... en fait on file du fric pour faire partir, en sachant qu'ils ou elles seront peu nombreux dans le champs de ruine économique a faire le choix du départ.

Du coup l'unanimité est un grand grand a mon avis.....

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