Fermeture de Londres-Heathrow : une facture supérieure à « 60 millions d'euros »
La Tribune

L'incendie électrique à l'origine de la fermeture de l'aéroport de Londres-Heathrow.
STR / AFP
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L'incendie électrique à l'origine de la fermeture de l'aéroport de Londres-Heathrow.
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Fermé vendredi en raison d'une panne électrique causée par un incendie, l'aéroport d'Heathrow pourrait mettre plusieurs jours à retrouver un fonctionnement normal. Experts et analystes estiment que la remise en service du premier aéroport britannique sera un processus « extrêmement compliqué », susceptible de durer entre deux et huit jours.
« Les passagers, l'équipage, le fret et les avions ne seront pas à leur place initiale, ce qui crée un effet domino sur l'ensemble du trafic », explique Anita Mendiratta, experte en tourisme et aviation. Philip Butterworth-Hayes, consultant en aviation, anticipe quant à lui un retour à la normale sur une période plus longue, évoquant s« ept ou huit jours pour résorber l'ensemble des perturbations. »
L'incendie à l'origine de la panne a touché un poste électrique et un générateur de secours, privant l'aéroport d'alimentation en électricité. « Heathrow repose sur des infrastructures anciennes, conçues avant l'expansion urbaine environnante », souligne Anita Mendiratta.
L'événement suscite des interrogations sur la résilience des systèmes de secours. « Comment un incendie localisé a-t-il pu paralyser un aéroport entier ? » s'interroge Butterworth-Hayes. Le directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA), Willie Walsh, évoque « un manquement clair d'organisation de la part de l'aéroport ». Le ministre de l'Energie britannique Ed Miliband a déjà promis une évaluation des protocoles de sécurité pour éviter de telles situations à l'avenir.
Les conséquences financières de cette fermeture pourraient se chiffrer en dizaines de millions de livres. Philip Butterworth-Hayes estime la facture à plus de 50 millions de livres (près de 60 millions d'euros), tandis que l'analyste aérien John Strickland prédit des pertes significatives pour les compagnies aériennes, entre indemnisations des passagers, réacheminements et frais d'hébergement. « Il est peu probable que les compagnies parviennent à récupérer ces pertes », ajoute-t-il.
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John Strickland estime que l'arrêt de cet aéroport qui voit passer plus de 200 000 passagers par jour « va se chiffrer en millions, même si on ne peut pas encore le quantifier. L'impact est donc considérable (...) principalement pour les compagnies aériennes en raison de tous les coûts liés à l'hébergement des passagers, aux remboursements, aux nouvelles réservations, etc », précise-t-il.
Si les fermetures d'aéroports majeurs restent exceptionnelles, elles surviennent principalement lors d'intempéries, d'accidents ou de crises majeures. En octobre dernier, plusieurs aéroports de Floride avaient cessé leurs opérations en raison de l'ouragan Milton.
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D'autres précédents plus marquants incluent la paralysie de l'espace aérien européen en 2010 après l'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull, ou encore la fermeture totale du ciel américain après les attentats du 11 septembre 2001.
Pour Heathrow, la priorité reste désormais de relancer son activité au plus vite tout en tirant les leçons de cette défaillance systémique.
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