Financer la reprise du trafic, le casse-tête d'Aircalin
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Didier Tappero, directeur général d'Aircalin, cherche les moyens d'assurer la viabilité économique de sa compagnie.
Aircalin
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Didier Tappero, directeur général d'Aircalin, cherche les moyens d'assurer la viabilité économique de sa compagnie.
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Depuis mars 2020, la Nouvelle-Calédonie vit dans un isolement quasi-complet. Lancé dans une stratégie « zéro Covid », le gouvernement de Nouméa a multiplié les mesures sanitaires : fermeture des frontières, limitation des voyages aux seuls motifs impérieux, obligation de schéma vaccinal complet et quarantaine de sept jours pour entrer sur le territoire. Des mesures qui ont plongé Aircalin dans une crise sans précédent, limitant son activité au strict minimum depuis bientôt deux ans. Alors que cette stratégie a été rendue caduque par l'irruption de la pandémie sur l'île cet été, Didier Tappero, directeur général de la compagnie, veut croire que le plus dur est passé et que la reprise sera là en 2022. Pourtant, il redoute cet exercice à venir qui pourrait être synonyme d'importantes pertes financières.
A l'heure actuelle, Aircalin ne peut opérer des vols qu'au prix d'une dérogation spécifique à chaque fois, soit quelques rotations par semaine. Sa principale activité provient des quatre vols réquisitionnés par le gouvernement néo-calédonien pour opérer des liaisons cargo vers le Japon et des vols de rapatriement. Ce programme de vol minimal représente à peine 20 à 30% de l'activité de la compagnie avant-crise. Celle-ci transportait alors 420.000 passagers par an. « C'est toujours important d'avoir un minimum d'activité, tempère Didier Tappero. Cela nous a permis de faire voler les avions et cela a contribué à la couverture des coûts fixes ».
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Pour l'année en cours, le directeur général d'Aircalin se projette sur un chiffre d'affaires d'à peine 70 millions d'euros, en deçà des 86 millions de 2020 et très loin des 159 millions de 2019. Seul le plan d'économies drastique mené depuis l'an dernier devrait permettre de limiter les pertes. Elles devraient se situer à 8 millions d'euros cette année contre 30 millions d'euros en 2020.