Air Tahiti Nui compte sur l'Etat français pour se recapitaliser
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Air Tahiti Nui maintient le programme de vol de ses quatre Boeing 787 malgré la perte de trafic.
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Air Tahiti Nui maintient le programme de vol de ses quatre Boeing 787 malgré la perte de trafic.
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Pendant quelques mois, Air Tahiti Nui a espéré réaliser une année correcte au vu du contexte de crise du transport aérien. Las, la dégradation extrêmement brutale de la situation sanitaire en août en Polynésie française, l'instauration d'un couvre-feu et la mise en place de restrictions de voyage pour les non-vaccinés ont cassé la dynamique amorcée au printemps. Après avoir vu son chiffre d'affaires fondre de 60 % en 2020, la compagnie basée à Papeete s'apprête à voir son activité se réduire encore pour l'exercice 2021.
Le taux de remplissage s'est effondré très rapidement, explique à La Tribune Michel Monvoisin, PDG d'Air Tahiti Nui : alors qu'il se situé autour de 75 à 80 % au début de l'été, il a perdu 10 points en une seule semaine. Il se situe désormais autour de 50 % avec un gros différentiel entre les vols entrants et sortants.
Air Tahiti Nui maintient pour l'instant son programme de vols pour la fin de la saison été (clos fin octobre), avec six vols vers Paris par semaine (contre neuf avant crise), mais celui-ci doit être réévalué la semaine prochaine. La compagnie dispose encore d'engagements après le 15 septembre, mais la concrétisation de ce trafic restera soumise à l'évolution de la situation sanitaire locale. Ce sera ensuite la saison creuse jusqu'au printemps prochain.
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Dès lors, Michel Monvoisin s'attend à enregistrer une baisse du chiffre d'affaires de l'ordre de 70% par rapport à 2019. Après avoir perdu plus de 68 millions d'euros nets en 2020, le PDG sait qu'il sera à nouveau dans le rouge en 2021 malgré un plan d'économies drastique lancé dès le début de la crise. « Nous avons vraiment réduit partout où nous le pouvions : distribution, marketing, communication... Nous avons taillé dans le vif, très tôt. » Ce fut notamment le cas avec la mise en œuvre d'un plan de départs volontaires (PDV) en novembre 2020, qui a entraîné une baisse de 17 % des effectifs - soit près de 130 personnes - pour une baisse de coûts annuels de l'ordre de 12 millions d'euros.