"Gilets jaunes" : Amazon refuse de réintégrer un salarié qui avait appelé au blocage

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(Crédits : Juan Carlos Ulate)
Le salarié qui a demandé sa réintégration s'est vu rejeté sa demande par Amazon.

Le groupe américain Amazon a refusé lundi de réintégrer un salarié licencié en décembre pour avoir appelé à bloquer les entrepôts du géant de la vente sur internet dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes", a-t-on appris auprès de son avocat.

La direction d'Amazon et l'ancien salarié ont comparu lundi devant le conseil de prud'hommes pour une conciliation qui n'a duré que quelques minutes. Le salarié a demandé sa réintégration et Amazon a rejeté sa demande.

Les faits remontent au 18 novembre dernier. Le salarié, employé dans les entrepôts d'Amazon à Saran (Loiret), près d'Orléans, avait été mis à pied pour avoir posté sur la page Facebook "Nous gilets jaunes", suivie par plusieurs dizaines de milliers de personnes, un appel au blocage des entrepôts. Moins de trois semaines plus tard, il était licencié pour faute grave.

"En parlant de blocage, je voulais dire appel à la grève. J'ai agi sous le coup de la colère", dit aujourd'hui ce salarié, qui fait aussi observer que ce message n'a eu aucune incidence et qu'il n'a été ni partagé ni commenté.

"C'est une affaire de libertés publiques, on ne peut pas licencier un salarié parce qu'il a lancé un appel à faire grève", ajoute son avocat, Avi Bitton.

Amazon va désormais devoir apporter des éléments de preuve complémentaires d'ici la fin juin et les parties se retrouveront pour un examen du dossier sur le fond dont la date sera fixée lors d'une nouvelle audience prévue en octobre.

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Commentaires
a écrit le 02/04/2019 à 8:54 :
Encore un qui pleurniche pour ce qu'il a fait. C'est comme l'autre boxeur qui frappe ce qu'il peut et qui vient pleurer que ses actesl ont dépassé. Faut assumer. Et les minables qui ont fracssé les Champs, ils vont venir pleurer quand on les aura choppés ? Tolérance zéro pour ces anars.
a écrit le 01/04/2019 à 21:08 :
Réintégré il sera vire 48 plus tard pour une obscure broutille et ce. ne sera que justice
a écrit le 01/04/2019 à 19:24 :
Ces gilets jaunes face à la justice renient systématiquement leur engagement . Pitoyable! Incapables d'assumer leurs actes. Mouvement infantile et régressif.
a écrit le 01/04/2019 à 18:24 :
Les mots ont un sens et les actes des conséquences. Le salarié et son avocat essaient par une pirouette de transformer le sens du vocabulaire utilisé. Rien n'empêchait ce salarié de faire grêve, c'était son droit, mais c'est une étrange défense que d'invoquer les libertés publiques alors que ce gilet jaune militait pour entraver la liberté des autres à travailler!
Maintenant, si cet entrepôt d'Amazon n'a pas été bloqué, le géant pourrait se montrer magnanime et accepter le mea-culpa de son salarié qui aura montrer ses capacités à la bêtise plutôt qu'à celles de mobiliser les foules.
a écrit le 01/04/2019 à 18:12 :
Appeler à faire bloquer son entreprise sans mouvement de grève déclaré ou en cours est effectivement un motif de licenciement pour faute grave. Rendez vous aux prud'hommes pour le jugement mais c'est pas gagné pour lui. .
a écrit le 01/04/2019 à 17:57 :
"La direction d'Amazon et l'ancien salarié ont comparu lundi devant le conseil de prud'hommes pour une conciliation qui n'a duré que quelques minutes".

C'est pas gagné :

SFR : le ministère du travail valide le licenciement d’un syndicaliste, contre l’avis de l’Inspection du travail.28/03/2019

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