Volkswagen veut supprimer 100 000 postes et fermer quatre usines en Allemagne
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Le Logo de Volkswagen affiché sur le siège du groupe à Wolfsburg en Allemagne.
REUTERS - AXEL SCHMIDT - Axel Schmidt
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Le Logo de Volkswagen affiché sur le siège du groupe à Wolfsburg en Allemagne.
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Oliver Blume, le PDG de Volkswagen AG, va présenter ce jeudi au conseil de surveillance un plan de restructuration d'envergure susceptible d'entraîner la suppression de jusqu'à 100 000 emplois et la fermeture de quatre usines en Allemagne, selon Bloomberg.
Si aucune décision majeure n'est attendue le jour même, c'est bien un vaste plan d'économie qui dominera les débats. Et pour cause, Volkswagen fait face à une accumulation de défis : droits de douane américains, concurrence chinoise et retard technologique dans la mobilité électrique, le numérique, la robotique et l'IA.
La direction soutient que le constructeur a besoin d'une refonte globale — incluant une autonomisation de la marque VW — pour résister à la concurrence accrue des rivaux chinois, emmenés par BYD. Le groupe a déjà engagé un plan prévoyant la suppression de 50 000 emplois en Allemagne d'ici à 2030, dont 35 000 au sein de la marque VW en accord avec les syndicats. Sauf que ce programme est désormais jugé insuffisant par la direction.
Ces propositions figurent parmi les changements les plus radicaux de l'histoire de Volkswagen depuis l'après-guerre. Elles placent M. Blume en situation de conflit direct avec les syndicats et les responsables politiques, qui exercent une influence considérable sur la défense de l'emploi.
Toutes deux sont au conseil de surveillance. Elles prendront aussi la parole devant les salariés à Wolfsburg, tandis que des rassemblements sont prévus sur de nombreux sites allemands.
La capitalisation boursière de VW a chuté à son plus bas niveau depuis dix ans, s'établissant à 38,6 milliards d'euros (44,1 milliards de dollars), soit moins d'un cinquième de celle de son rival mondial,
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Toyota Motor Corp. Les deux groupes se disputaient autrefois la première place mondiale des ventes de véhicules, mais le constructeur japonais a pris l'avantage ces derniers temps, avec plus de 11 millions d'unités vendues l'an dernier, contre 9 millions pour son rival européen. La suite ne s'annonce pas meilleure, si bien que la fermeture de sites industriels allemands est sur la table.
Un point de vue aussi partagé par les familles Porsche et Piëch, actionnaires de contrôle du groupe, qui accentuent aussi la pression sur Oliver Blume.
(Avec agences)
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