Groupe ADP : pourquoi la succession d'Augustin de Romanet vire au casse-tête
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Augustin de Romanet vit des derniers jours vraisemblablement plus longs que prévu à la tête d'ADP.
© LÉA CRESPI/PASCO&CO
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Augustin de Romanet vit des derniers jours vraisemblablement plus longs que prévu à la tête d'ADP.
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Les principaux représentants du transport aérien français étaient réunis jeudi 19 décemnre, au siège du Groupe ADP pour faire leurs adieux à Augustin de Romanet. Pendant une quinzaine de minutes, le PDG a chaleureusement salué une dernière fois cette « communauté aéroportuaire » qui lui est chère. Une communauté qu'il va tout de même côtoyer encore quelques semaines, au moins. Il est désormais acquis que le dirigeant va rester en poste jusqu'à début janvier, a minima, et probablement au-delà, contraint de repousser son départ faute de remplaçant.
Comme le dit Edward Arkwright, directeur général exécutif du Groupe - et lui aussi sur le départ -, Augustin de Romanet s'apprête à faire « l'intérim de l'intérim de (ses) propres fonctions ». Le discours officiel fait pour l'instant état de quelques jours en janvier, mais il apparaît de plus en plus probable que la prolongation se compte en semaines. Et ce, pour des questions d'agenda politique, comme de processus.
Déjà perturbé par les remous qui ont suivi la dissolution, le choix d'un successeur par le président de la République a encore pris du plomb dans l'aile avec la motion de censure contre le gouvernement de Michel Barnier. Entre les questions de budget ou Mayotte, le dossier n'apparaît certainement pas en tête de liste des priorités d'Emmanuel Macron pour l'instant.
De même pour François Bayrou, qui doit déjà constituer un gouvernement. Comme l'indique un connaisseur du dossier, s'il revient au président de désigner un nom, celui-ci devrait tout de même faire l'objet d'une consultation au niveau interministériel et de Matignon. La nomination doit d'ailleurs être signée conjointement par le président et le Premier ministre, ce qui sera sans doute moins une simple formalité que par le passé.
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Entretemps, le successeur désigné doit aussi obtenir l'aval des commissions concernées de l'Assemblée nationale et du Sénat. Ce ne sera pas une mince affaire, même s'il faut que les deux tiers des parlementaires s'opposent au candidat présidentiel pour le débouter. Dans ce processus, des délais sont aussi à respecter. Il faut ainsi huit jours ouvrés entre l'annonce d'un candidat par le président et la séquence parlementaire. Et, quoi qu'il en soit, le parlement est en pause jusqu'au 13 janvier et il sera difficile de convoquer les commissions avant cette date.
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