iPhone ou iPad à l'origine du crash Egyptair ? Une hypothèse « improbable »

Crash d'egyptair: l'airbus a320 n'aurait pas du decoller
Christian Hartmann

Crash d'egyptair: l'airbus a320 n'aurait pas du decoller
Christian Hartmann
L'Égypte avait rapidement mis en avant la thèse d'un attentat, la France privilégiant depuis le départ celle d'un incident technique pour expliquer ce crash qui a fait 66 morts, dont 40 Égyptiens et 15 Français.
Les trois juges d'instruction saisis de l'enquête à Paris ont ordonné deux expertises pour reconstituer le scénario de la catastrophe. La première était relative à la maintenance de l'appareil et la seconde visait à vérifier si des iPad et iPhone posés dans le cockpit avaient pu être l'objet d'un emballement thermique causant un départ de feu.
Dans un rapport d'expertise de 19 pages dont l'AFP a eu connaissance et révélé par Le Parisien, trois experts considèrent cette dernière possibilité comme peu vraisemblable.
En revanche, même si ces appareils étaient branchés dans le cockpit sur des prises non conformes aux recommandations du fabricant Apple, "cela n'a pas eu d'incidence sur (leur) sécurité", relèvent-ils.
Le vol MS804, reliant Paris au Caire, s'était abîmé en mer Méditerranée le 19 mai 2016 entre la Crète et la côte nord de l'Égypte, après avoir soudainement disparu des écrans radars. Le rapport d'expertise sur la maintenance de l'appareil avait lui pointé "le grand manque de rigueur des équipages et des services techniques d'EgyptAir".
"L'expertise a mis en évidence que cet appareil aurait dû faire l'objet de vérifications lors des quatre précédents vols, et n'aurait pas dû quitter Le Caire après l'enchaînement de défauts récurrents, mais non signalés par les équipages successifs", résumaient les experts français dans ce document de 76 pages dont l'AFP a eu connaissance.
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Côté égyptien, les autorités ont mis un terme fin 2016 à leur enquête de sécurité et transmis le dossier à la justice égyptienne, sans nouvelles jusqu'ici.
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Le Caire avait affirmé en décembre 2016 avoir découvert des traces d'explosifs sur des restes de victimes, suscitant le scepticisme côté français d'autant qu'aucune organisation n'avait revendiqué un attentat.
(Le titre et les intertitres sont de latribune.fr)