L'appel à la grève à la SNCF, une aubaine pour Trenitalia
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GONZALO FUENTES
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Qui a dit que les syndicats de la SNCF étaient hostiles à l'ouverture à la concurrence ? Ils auraient voulu faciliter l'arrivée de la société italienne Trenitalia, le premier opérateur à casser le monopole de la SNCF sur le réseau ferroviaire français, qu'ils ne s'y seraient pas pris autrement. En effet, en appelant à débrayer sur différentes parties du réseau ferroviaire, dont les TGV Sud-Est et Sud-Ouest, pour le premier week-end des vacances de Noël, ils donnent une belle opportunité aux clients d'aller tester le service de ce concurrent italien qui n'en demandait pas tant pour remplir ses trains pendant les fêtes de fin d'année dans la mesure où, en ouvrant la vente des billets ce lundi, cinq jours à peine avant le début de l'exploitation ce samedi, il pouvait légitimement s'inquiéter d'un faible taux de remplissage.
Certes, avec la crise sanitaire, les clients ont pris l'habitude de réserver tardivement, mais cette période ultra courte en a surpris plus d'un. Pour rappel, les TGV italiens relieront deux fois par jour Paris et Milan en passant par Lyon Part-Dieu, Chambéry, Modane et Turin.
Même s'il n'est pas encore certain que la SNCF soit en grève puisque les discussions entre la direction et les syndicat sont toujours en cours malgré l'échec des négociations ce matin, l'impact ne sera pas neutre pour la SNCF. Dans les transports, les appels à la grève ont en effet souvent autant d'impact sur les entreprises que les grèves elles-mêmes dans la mesure où ils plombent les réservations.
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"La balle, aujourd'hui, est dans le camp de la direction", qui "a encore la possibilité d'entendre cette colère", a protesté mardi sur BFMTV Fabien Villedieu, responsable SUD-Rail. Les syndicats de la SNCF réclament l'amélioration des conditions de travail, des embauches pour pallier des effectifs insuffisants, des hausses des salaires ou encore "une prime Covid".
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