La distanciation physique dans les avions n'est pas obligatoire (AESA) : les compagnies aériennes soufflent
Fabrice Gliszczynski
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... . Les avions utilisent des filtres similaires à ceux utilisés dans les blocs-opératoires. La mise en quarantaine à l'arrivée n'est pas non plus recommandée.
Les compagnies aériennes européennes poussent un "ouf" de soulagement. Si la distanciation physique à bord des avions est recommandée "dans la mesure du possible" elle n'est pas obligatoire, ont indiqué mercredi l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), dans un document commun définissant les lignes directrices pour "assurer la sécurité sanitaire des passagers aériens et du personnel du secteur de l'aviation au moment de la reprise des programmes de vols". Un travail demandé par la Commission européenne.
Autrement dit, si les coefficients d'occupation de l'avion le permettent, la neutralisation d'un siège entre chaque passager est recommandée. Mais si les avions sont remplis, la mesure n'est pas obligatoire.
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L'air est en effet extrêmement pur dans les avions, ont toujours rappelé les compagnies aériennes. Il est renouvelé toutes les deux à trois minutes. En fait, 30% de l'air sont expulsés de la cabine pour être remplacés par de l'air extérieur, et sont mélangés aux 70% restants, lesquels ont été recyclés en passant préalablement dans un filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air) qui filtre 99,97% des particules, dont le coronavirus. Identiques à ceux utilisés dans des blocs opératoires, ces filtres ultra-performants extraient en effet les virus les plus petits, y compris ceux dont la taille ne dépasse pas 0,01 micromètre. Or, les virus type coronavirus ont une taille variant entre 0,08 et 0,16 micromètres.
Fabrice Gliszczynski