Air France multiplie les mesures pour rassurer les passagers et ses salariés au contact des clients. Après le port du masque obligatoire, la prise de température à l'embarquement ou encore le renforcement du nettoyage des avions, la compagnie va expérimenter le port de la visière pour les personnels navigants commerciaux qui le souhaitent. Pour rappel, l'air dans les avions est renouvelé toutes les trois minutes. Et l'utilisation de filtres identiques à ceux utilisés dans les blocs opératoires permet de...Comme pour tous les agents en contact avec les clients, le port du masque des hôtesses et stewards est obligatoire à bord des avions d'Air France. Il l'est pour les passagers depuis le 11 mai. Selon nos informations, la compagnie va expérimenter pour les personnels navigants commerciaux (PNC) le port de visières. Une commande a été passée la semaine dernière. Une nouvelle mesure qui s'ajoute à toutes celles déjà prises pour éviter la dissémination du Covid-19 et rassurer les passagers et les personnels. Depuis lundi dernier, la température des passagers est contrôlée avant l'embarquement des vols au départ de France, à l'aide de thermomètres infrarouges sans contact. Si elle dépasse les 38 degrés, les passagers ne montent pas à bord des avions. Un moyen d'éviter de se faire refouler à l'arrivée.
Neutraliser un siège n'a pas de sens médical
À bord des avions, la compagnie espace les passagers "autant que possible", la démarche étant facilitée par le faible taux de remplissage actuel des appareils. Mais la neutralisation d'un siège entre chaque passager est contestée par les acteurs du transport aérien. Et pas seulement parce qu'elle serait insoutenable sur le plan financier. Elle n'a pas de sens sur le plan médical, selon l'expression du directeur général d'Airbus Guillaume Faury. Déjà même en l'absence de mesures spéciales, le risque de transmission du virus à bord est faible, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA).
Des filtres utilisés dans les blocs opératoires
L'air est en effet extrêmement pur dans les avions, expliquent les compagnies. Il est renouvelé toutes les trois minutes. En fait, 30% de l'air est expulsé de la cabine pour être remplacé par de l'air extérieur, et sont mélangés aux 70% restants, lesquels ont été recyclés en passant préalablement dans un filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air) qui filtre 99,97% des particules, dont le coronavirus. Identiques à ceux utilisés dans des blocs opératoires, ces filtres ultra-performants extraient en effet les virus les plus petits, y compris ceux dont la taille ne dépasse pas 0,01 micromètre. Or, les virus type coronavirus ont une taille variant entre 0,08 et 0,16 micromètres.