La SNCF va aller devant les tribunaux pour dénoncer l'attitude des syndicats

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(Crédits : Eric Gaillard)
Le président du directoire de la SNCF Guillaume Pepy a contesté la validité du droit de retrait exercé par les agents de l'entreprise qui perturbe fortement les départs en vacances. uillaume Pepy a annoncé son intention d'aller devant la justice pour faire reconnaître qu'il s'agit d'une grève "surprise". Alors que le trafic est très perturbé, Guillaume Pepy a annoncé son intention d'aller devant la justice pour faire reconnaître qu'il s'agit d'une grève "surprise".

Le Président du directoire de la SNCF Guillaume Pepy a contesté samedi la validité du droit de retrait exercé par les agents de l'entreprise à la suite de la collision intervenue mercredi soir entre un TER reliant Charleville-Mézières à Reims et un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau à Saint-Pierre-sur-Vence (Ardennes). L'accident a fait "onze blessés", dont certains ont été hospitalisés.

Alors que le trafic est très perturbé, Guillaume Pepy a annoncé son intention d'aller devant la justice pour faire reconnaître qu'il s'agit d'une grève "surprise".

"C'est une grève. Nous avons donc fait des injonctions vis-à-vis des salariés grévistes de reprendre le travail et nous sommes en train d'étudier la voie judiciaire, c'est-à-dire la façon dont nous allons aller devant la justice pour faire juger qu'il s'agit bien d'une grève et pas d'un droit de retrait", a déclaré Guillaume Pepy sur BFM-TV.

Et d'ajouter :

"Ce n'est pas aujourd'hui un droit de retrait, il n'y a aucun danger grave et imminent sur aucun train à la SNCF (...). Ce n'est pas admissible, c'est une grève surprise qui ne respecte pas la loi sur la grève dans les services publics", a-t-il ajouté. "Il faut d'abord faire une alarme sociale, elle n'a pas eu lieu. Ensuite, il y a des réunions de concertation. Ensuite, il faut que chacun déclare par écrit son intention de faire grève pour que nous puissions mettre en oeuvre un service minimum, cette loi n'a pas été respectée", a poursuivi le président du directoire de la SNCF, qui quittera ses fonctions à la fin du mois.

Pas de rique de sécurité, dit Pepy

Se disant "solidaire" des voyageurs, Guillaume Pepy a contesté tout risque de sécurité: "il y a tous les jours, en Ile-de-France, comme dans beaucoup de pays européens, 6.000 trains avec 3,5 millions de passagers qui circulent avec un seul conducteur à bord. Ce système a été validé par l'établissement public de sécurité ferroviaire", a-t-il indiqué, affirmant qu'il n'y avait "jamais eu le moindre incident".

"J'affirme (...) que le conducteur a fait son travail et la sécurité des voyageurs n'a jamais été mise en danger", a insisté Guillaume Pépy, disant n'avoir jamais vu ce type de mouvement "en dix ans" de présidence de la SNCF: "c'est la première fois que je viens sur un plateau dire qu'un droit de retrait est manifestement illégitime".

Echec des négociations

De leur côté, les syndicats contestent cette analyse.

"Ce n'est pas une grève inopinée, c'est un droit de retrait. La direction doit arrêter les déclarations mensongères", a réagi Julien Troccas, secrétaire confédéral de Sud-Rail.

Des agents de conduite et contrôleurs ont fait valoir leur droit de retrait dès jeudi et plus encore vendredi matin, à la prise de service. Le conducteur, blessé et choqué, "a dû porter secours aux passagers, car c'était le seul agent SNCF à bord!", a déploré dans un communiqué SUD-Rail.

Une réunion de plus de cinq heures dans la nuit de vendredi à samedi entre la direction et les syndicats s'est soldée par un échec.

Trafic très perturbé

Dans la matinée, le trafic restait donc "très perturbé" sur les TER, avec une situation "sensiblement identique à celle d'hier", soit un train sur deux en moyenne, mais des disparités importantes selon les régions.

"Le trafic TER régional est très proche de la normale", précisait-on ainsi du côté de la SNCF Paca, alors qu'à l'inverse, la SNCF Occitanie à Toulouse indiquait qu'il n'y avait "pas de circulation sur les TER", mais "quelques bus", et qu'"au fur et à mesure qu'on peut faire des trains, on les met en route".

Sur le réseau Transilien, le service devait être très perturbé toute la journée sur les lignes B et D avec rupture d'interconnexion, ainsi que les lignes H et R, mais normal sur les autres.

Service également "très perturbé" sur les Intercités, indique la direction. Quant au trafic TGV, il est prévu normal sur les axes Est et Nord, mais avec 9 trains sur 10 sur l'axe Atlantique et l'Axe Sud-Est. Aucun train low-cost Ouigo ne circulera dans la journée.

 "Ca peut s'enliser" selon Sud Rail

La SNCF précise que les échanges et remboursements sont possibles sans frais pour les billets TGV, Ouigo et Intercités.

A la gare Saint-Lazare, Mélissa, jeune Parisienne rencontrée par l'AFP, qui avait prévu d'aller voir sa famille au Havre, regardait perplexe les tableaux d'affichage: "tous mes trains ont été supprimés, je ne sais pas quoi faire, je suis un peu perdue. Les agents m'ont conseillé d'attendre et écouter les annonces".

"Nous sommes dans une gestion à la minute, les trains sont annulés au compte-goutte, ce qui peut conduire à des situations compliquées parfois", expliquait la SNCF en Rhône-Alpes.

Dans la région Provence-Alpes Côte d'Azur, le trafic des TER au départ de Marseille était normal en début de matinée. En revanche, le trafic vers Bordeaux, qui s'effectue principalement par des trains Intercités, était très perturbé.

Lors de la réunion, la direction a fait trois propositions: renforcer le dispositif d'alerte et de sécurité des trains et "passer au crible l'ensemble des mesures de sécurité à appliquer par le conducteur en cas d'accident", "répartir dans le temps les nouvelles procédures de départ des trains qui devaient être appliquées le 15 décembre" et "accélérer très fort le recrutement en 2019, en particulier contribuant à la sécurité des biens et des personnes".

Pas de quoi satisfaire les syndicats: "il n'y a aucune volonté de la direction d'avancer, ça peut s'enliser", a estimé Julien Troccas. "L'accident de mercredi a fait un électrochoc chez les collègues sur le métier, la sécurité et les conditions de travail", a-t-il ajouté.

SUD-Rail, ainsi que la CGT-Cheminots, FO-Cheminots et la Fgaac-CFDT, contestent le mode d'exploitation "équipement agent seul" qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité pour les voyageurs, alors que selon la direction "il existe depuis des dizaines d'années".

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Commentaires
a écrit le 08/11/2019 à 20:31 :
STOP revendications personnelles de la Fonction Publique qui veut garder tous ses droits. Privé et Public on devrait donner pareil. Le monde change, on doit suivre à moins de fermer les yeux. C'est pas avancer...
a écrit le 21/10/2019 à 11:44 :
Les cheminots sncf une bande de paresseux (6H de conduites par jour et encore moins pour rejoindre leur locomotive comme les contrôleurs) et de bras cassées cela dure depuis 70 ans. La concurrence arrive que du bonheur et bye bye p _ T _ ins de sncf !!!
Réponse de le 30/10/2019 à 21:30 :
qu est ce que vous connaissez à cette entreprise?..comme air france ou autres compagnie ferroviaires en europe vous avez les conducteurs-les mieux lotis-et tout le reste du personnel aux salaires-avantages -avancements -retraite etc bien différents ....
j' ai du mal à comprendre ce type de commentaire si vous trouvez que les avantages sont si extraordinaires pour quoi n ' y vous travaillez par avec les horaires décalés, 7j/7, 28 jours de congés, 8 rtt (l' entreprise, avec l' accord des gouvernements sucessifs , pour éviter d' en donner, à calculer des journées à 7h43...) 1500€x13 net aprés 20 ans de boite...on est loin des annonces journalistiques qui prétentent 3700€ net ( salaires des hors-cadres-fonctionnaires dépendant du ministère des transports et non des cheminots).....si vou voulez fair l achasse aux avantages demandez à nos politiques de ne plus faire voyager gratos bobonne et enfants en 1ere classe....
a écrit le 20/10/2019 à 18:18 :
On voudrait faire croire qu'un contrôleur peut gérer un accident ferroviaire, à la rigueur aider en cas de panne sur la voie, sinon il faudrait équiper les trains pour les premiers secours avec un nombre non négligeable de contrôleurs sauveteurs, on se fiche de la figure des voyageurs en affirmant cela.
C'est sur toutes les lignes qu'il faudrait à intervalles kilométriques à déterminer, un poste de secours organisé , équipé et avec du personnel.
a écrit le 20/10/2019 à 10:15 :
Pourquoi la CGT n'a jamais pratiqué la grève de la gratuité ? Étrange vous ne trouvez pas ? Elle serait bien plus populaire et la classe dirigeante touchée directement au portefeuille serait obligée rapidement de céder.

Bizarre cette volonté de systématiquement mal se faire voir et donc au final de s'affaiblir à chaque grève stupide de la sorte...
Réponse de le 20/10/2019 à 15:31 :
Le droit de grève est clairement réglementé, c'est une cessation concertée du travail. Il n'est donc pas possible sous peine de sanctions de faire rouler les trains, metros, bus gratuitement car ce serait assimilé à du vol de l'entreprise.
Le législateur - nos députés - qui veut un peuple soumis et divisé pour mieux l'exploiter n'est pas stupide et détruira tout ce qui pourrait renforcer le salariat. Les médias qui appartiennent majoritairement à de grands groupes capitalistiques participent à cette lutte des classes des temps modernes.
Réponse de le 21/10/2019 à 8:44 :
"Il n'est donc pas possible sous peine de sanctions de faire rouler les trains, metros, bus gratuitement car ce serait assimilé à du vol de l'entreprise"

Merci pour votre réponse et bien dans ce cas qu'ils fassent des grèves sauvages pour exiger le droit de grène de gratuité cela passera bien mieux.

"Les médias qui appartiennent majoritairement à de grands groupes capitalistiques participent à cette lutte des classes des temps modernes. "

Bien sûr ! Et c'est pour cela qu'il est quand même particulièrement idiot de tendre le bâton pour se faire battre...
Réponse de le 30/10/2019 à 21:34 :
grève /gratuité, cela est interdit dans le règlement interne de l' entreprise et le contrat de travail prévoit un licenciement pour faute lourde ( sans compensation ou chômage bien sûr)
la sncf peut porter plainte et l' agent être condamné à payer des dommages et intérêts.....
a écrit le 20/10/2019 à 9:42 :
Venons en aux faits.
La mission principale d'un contrôleur est d'assurer la sécurité des voyageurs en cas d'accident ou incident.
L'environnement ferroviaire est dangereux, catenaires alimentées en 1500 ou 25000 volts selon les régions, 25000 volts dans le cas présent.
En cas d'accident, chacun a un rôle a jouer afin d"éviter le sur-accident.
Le ter a heurté un camion sur un passage a niveau. Il a déraillé côte entrevoie. Les trains pouvaient arriver sur l'autre voie en sens inverse vers le passage à niveau et donc percuter le train accidenté avec une soixantaine de persnnes à son bord puis le camion sur le passage à niveau.
Le conducteur seul, blessé est allé à la rencontre d'un éventuel train arrivant en sens inverse afin de l'arréter et éviter ce qui précède. Les voyageurs sont restés seuls dans le train et ont tenté d'en sortir par leus propres moyens.
Que se serait-il passé si le conducteur avait été tué sachant qu'il n'y avait pas de contrôleur à bord ?
La politique du risque calculé conduira à des catastrophes.
Réponse de le 20/10/2019 à 18:42 :
c'est cela mon ami, c'est ceal...CGTiste ou Sudiste vous êtes donc par nature peu enclin à travailler dur; donc votre post de nanti de la SNCF est drôle mais toutefois auriez vous objectivement, honnêtement (CGT?? hum pas possible) nous donner vos horaires de travail, votre rémunération, vos vacances, votre date de départ à la retraite, les avantages (genre médecine "privée" propre à SNCF comme gynéco par exemple) comme voyage gratuits pour la famille, camps de vacances et de grâce ne parlez pas de cadence, de décalage horaire, de pénibilité, il suffit de prendre le train pour s'apercevoir que beaucoup là bas glandent à longueur de journée ça mon ami c'est du vécu chaque jour.
a écrit le 19/10/2019 à 19:14 :
Si le conducteur a eu un comportement exemplaire, la direction de la SNCF et le gouvernement se doivent de l'honorer.
Ce sera à la justice de trancher si les conducteurs de TER avaient la peur au ventre à chaque prise de service tt en étant seuls maître a bord pdt ttes les années d'application de cette procédure. A la SNCF, elle ne s'est certainement pas faite spontanément ss négociations lourdes avec les syndicats.
Service Public, service au public ??? Ah bon???
La concurrence vite !!!
a écrit le 19/10/2019 à 18:37 :
Quand un autocar ou un autobus a un accident, le conducteur est aussi seul à pouvoir porter secours aux passagers immédiatement. Où est le problème ? Ils ont un souci avec la solidarité et le secours aux personnes blessées à la SNCF ? Ils attendent tout des autres ?
a écrit le 19/10/2019 à 18:13 :
La SNCF va aller devant les tribunaux pour dénoncer l'attitude des syndicats

et

les clients de la SNCF veulent aller devant les tribunaux pour mise en danger des passagers des trains par les dirigeants de la SNCF ;

Pepi en garde à vue serait une première mesure conservatoire pleinement justifiée pour qu'il ait le temps de s'épancher sur ses décisions de gestion calamiteuse des risques corporels que la SNCF prends sous sa gestion pitoyable.
a écrit le 19/10/2019 à 18:00 :
bien triste tout cela mais faire circuler des trains sans responsable a bord c 'est de la douce folie si le conducteur n'avait pas pu intervenir pour faire arreter l'autre train actuellement on compterait des blesses graves et surement des morts bravo messieurs les dirigeants et le premier ministre que n'aurait on dit c'est la faute a qui ? pas de chef de bord pas de controleur pas la faute a pepy bien sur mais on tire sur la corde le moins de personnel possible! productivitee rentabilitee c'est bien connu est le jour ou il ya un os on tente de passer la patate chaude au copain c'est pas moi c'est lui ou l'autre etc...l'air est bien connu alors de grace un controleur dans un train c'est le ba a ba du metier et j e crainds que si vous allez ern justice vous souffliez sur le feu... calmez le jeux vite c'est tres chaud
a écrit le 19/10/2019 à 14:54 :
Tout est bon pour glander un we !
a écrit le 19/10/2019 à 14:07 :
ARRETONS de subventionner ces syndicats ( avec tous ces stages bidons ) qui ne défendent que leurs privileges et pas l'intérêt général .
POUR passer de 10à 25 ans les annees de cotisations du prive un seul decret avait permis à Mr BALLADUR . il faut en faire autant avec la fonction publique OU FACILITONS l'accès de la concurrence PRIVEE .
Réponse de le 19/10/2019 à 18:57 :
"POUR passer de 10à 25 ans les annees de cotisations du prive un seul decret avait permis à Mr BALLADUR ."

Quoi, tu es en train de dire que la droite à fait passer le privé de 10 à 25 ans , je comprends mieux l'écart actuel avec le public,ah,ah.Au fait, ton Balladur en 1993 n'a pas fait passer un décret pour le public apparemment.
Réponse de le 20/10/2019 à 23:17 :
N'ayez pas peur. Elle arrive à partir de 2020.
Et elle va se goinfrer, face à de telles carences !!
Et les candidats affutent leurs offres, comme la SNCF d'ailleurs.
a écrit le 19/10/2019 à 14:06 :
on nous a expliqué que la réforme de la sncf s 'était passée finalement sans encombre......
c 'était ne pas vouloir voir que le dur était devant nous, à savoir la convention des travailleurs du rail........pour l instant, grand silence......
remarque de citoyen lambda: si quelqu'un comprends quelque chose aux tarifs sncf, qu il me le dise.....et ça ne vient pas des syndicats
qu il faille faire bouger les choses, est une chose..... mais le gouvernement fonctionne avec autant de "dogmatisme" que la cgt dans ses revendications.....
entre les deux, les clients....ou plutôt usagers du fait des subventions accordées par l état et payées par tous....mais avec des prix du billet qui passent du simple au décuple.....
en simple, l état d un coté et la CGT de l autre jouent leur partitions.... bien sûr pour le bien commun.....
nette sensation qu on se fout du monde, l état en premier lieu.....
a écrit le 19/10/2019 à 13:47 :
Excellente initiative que le gouvernement se charge déjà de faire fonctionner les trains électriques avant de s'occuper des voitures électriques et autre malus sur l'automobile, surtout en pleine période de vacances scolaires.
a écrit le 19/10/2019 à 13:13 :
La ligne Reims- Charleville Mezières, ce n'est pas l'Ile de France...

On est parfois à 30 mm de la première caserne de gendarmerie, 45 mn d'un hôpital et 1h d'une installation de la SNCF capable de prendre en charge un sinistre un peu sérieux.

Un train où le conducteur est seul et coincé sur son poste de conduite, c'est un train où l'on peut rançonner, piller, violer les passagers en toute impunité.
Si le conducteur avait été sérieusement bléssé dans l'accident, la SNCF n'avait plus aucun personnel à bord pour appliquer et faire appliquer par les passagers, les mesures de sécurité et de sauvegarde.
a écrit le 19/10/2019 à 13:11 :
Pauvre pays France aux mains de corporatismes qui se fichent de la notion de service pour laquelle ils sont payes.
Tout ca a volo, et paye par les generations a venir.
A vomir de depit.
Réponse de le 19/10/2019 à 13:49 :
Il faut être logique et cohérent.

A partir du moment où le transport des voyageurs est ouvert à la concurrence, où les personnels ne sont plus recrutés sous statut public, et où ce sont les règles contractuelles du privé qui prévalent, on ne peut pas plus considérer les transports ferroviaires comme un service public, que la distribution du pain ou le ramassage des ordures.

Donc n'attendez plus des cheminots qu'ils se comportent autrement que comme des salariés lambda d'une entreprise privée lambda.
Entreprise qui, au passage n'arrive plus à recruter depuis deux ans, signe que les conditions d'embauches et les perspectives de carrière se sont beaucoup détériorées.

Pour ce qui est du mouvement social en cours, qui ressemble beaucoup à une gréve non déclarée, elle ne surprend personne dans le contexte social du moment..
Au demeurant, toute action en justice contre les personnels faisant jouer le droit de retrait ne peut que pourrir encore plus le climat.
Pour les jours à venir, j'anticipe donc une "vraie" gréve illimitée nationale.

En attendant que les pompiers, les infirmières, les notaires, les enseignants.... et même les policiers, se mettent en gréve en même temps
Réponse de le 19/10/2019 à 15:43 :
@ Réponse de quel service public ? :
Vous dites "n'attendez plus des cheminots qu'ils se comportent autrement que comme des salariés lambda d'une entreprise privée lambda". Sachez monsieur que dans les entreprises privées, les retraites des employés ne sont pas subventionnés par les impôts comme c'est le cas pour la caisse déficitaire de la SNCF. Dans le privé, les employés ne partent pas à la retraite à 55 ans. Ce sont donc pas des employés lambda d'une entreprise privée.
Réponse de le 19/10/2019 à 18:58 :
Tu veux un sac plastique ,pour tes nems ?
Réponse de le 19/10/2019 à 19:00 :
@tototiti

"Dans le privé, les employés ne partent pas à la retraite à 55 ans".

Et si, près de 4 millions entre 1990 et 2000
Réponse de le 19/10/2019 à 19:55 :
Et pour en rajouter sur ce dernier commentaire, il n'est pas du tout sûr que cette " vraie greve illimitée nationale" à caractère purement corporatiste que vous anticipez soit plébiscitée par les millions de travailleurs du privé obligés d'utiliser les services de la SNCF car ss autre alternative crédible possible et non protégés eux, par les conventions collectives de la SNCF.
Rappelez vous ! Les grèves pour le maintien du statut en 2018 n'ont pas abouti même si elles ont duré des mois et les cheminots n'ont pu être indemnisés en déduisant leur jours de repos des jours de grève.
Elles ont par contre favorisé le télétravail et le covoiturage et diminué ainsi le nbre de salariés du privé contraints.
En résumé, le service public de la SNCF n'est plus éternel.
a écrit le 19/10/2019 à 12:53 :
Il s'agit effectivement d'une grève politique, orchestrée par le CGT dans le plus grand mépris des français. Ce syndicat rétrograde n'a toujours pas digéré son échec à contrecarrer le changement de statut des cheminots qui va être effectif au 1° janvier. Il est prêt à en faire payer le prix fort à la direction de la SNCF aux dépends de tous les usagers.
Réponse de le 19/10/2019 à 14:01 :
Oui, c'est politique ! Comme toute décision qui impacte un nombre considérable d'usager ou de salariés et des budgets importants... et alors ? Et peut on imaginer que, petit à petit, le droit de grève des salariés soit réduit de telle sorte qu il devienne inefficace ! Non ! L'extrémisme des institutions qui se battent pour plus de libéralisme va se retrouver devant l'extremisme des salariés qui se battent pour leur petits avantages (salaires, retraite, condition de travail). A partir d'un certain seuil, les lois votées par des députes LAREM aux ordres, on s'assoie dessus !
a écrit le 19/10/2019 à 12:38 :
c'est aux pdg d'etre inculpe pour 1) mise en danger de la d'autui.
2) au non des economis facultatif.
3) comment peu t'on exige d'une personne blese qu 'il assure la securite
allors que son pdg n'est jamais au courants de rien lorsque des accidents se produise a la sncf déjà la prison lui été promis apres les accidents tgv et bretigny
a écrit le 19/10/2019 à 12:34 :
Il a raison !
Mais qu'un leger accident déclenche un tel b...l en dit long sur le peu de conscience professionnelle de certains cheminots , leur sentiment d'appartenir à une caste d'intouchables et l'état dégradé de l'entreprise . Que la concurrence vienne vite et nombreuse .
Réponse de le 19/10/2019 à 13:17 :
Un TER qui percute un convoi exceptionnel, un léger incident?... Vous avez vu la tête de la motrice et du camion?
Réponse de le 20/10/2019 à 18:48 :
apparemment vous ne comprenez pas tout . le camion est fautif certes et alors, cela donne le droit à un groupe de branques d'emm... ceux qui bossent. la SNCF chaque année coûte 14 QUATORZE MILLIARDS au budget à entretenir des gens qui souvent tournent au ralenti voire en marche arrière. Cet accident n'est qu'un prétexte pour ce groupuscule CGT/SUD qui partout perd du terrain OUF car le Cancer Généralisé du Travail a déjà coûté des milliers d'emplois délocalisés. Comment voulez vous que les entreprises étrangères sauf à coup de subventions, viennent en France entretenir des paresseux cgt/sud bien netendu???
a écrit le 19/10/2019 à 12:04 :
En 1969, le rêve était d'aller dans l'espace.
En 2019, le rêve est celui de train autonome dans lequel certaines personnes resteront à quai comme elles le souhaitent.

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