SNCF : un accès à Internet sur l'ensemble du réseau ferroviaire

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La SNCF veut la "fin du dialogue de sourds avec les opérateurs mobiles" pour pouvoir disposer d'une couverture 3G et 4G sur l'ensemble du réseau ferroviaire afin que les voyageurs puissent se connecter à Internet. Sur les TGV, le nouveau système Wi-Fi envisagé passera également par de la 4G.

Dans les TER, les trains Intercités, les TGV, en pleine campagne, ou dans les tunnels..., bref, sur l'ensemble du réseau ferroviaire, les 10 millions de voyageurs que transporte chaque jour la SNCF doivent avoir accès au haut-débit et pouvoir se connecter à Internet sur leur smartphone. C'est l'ambition du président de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy et de son chief digital officer, Yves Tyrode, qui ont présenté ce mardi la stratégie digitale de la SNCF.

Nouvelle technologie Wi-Fi

Pour y arriver, pas de Wi-Fi partout, mais une couverture 3G et surtout 4G sur tout le réseau avec, dans le cas particulier des TGV et de certaines gares à fort trafic, un complément de la 4G par un système Wi-Fi utilisant la couverture 4G à bord des trains. Un système différent du système satellitaire existant aujourd'hui sur Thalys et le TGV Est, qualifié de "super bof" par Guillaume Pepy lui-même. La solution technique sera choisie d'ici à la fin juin pour un déploiement fin 2016. Le service sera gratuit.

Pour autant, la SNCF met l'accent sur la 4G.

"L'absence de débit ne se limite pas à du Wi-Fi ou pas dans nos trains, explique Yves Tyrode, le sujet, c'est d'avoir une couverture 3G et 4G dans tous les trains et toutes les gares."

Main tendue aux quatre opérateurs mobiles

Pas simple d'y parvenir. Le sujet renvoie en effet aux querelles entre le gestionnaire des infrastructures ferroviaires (RFF, aujourd'hui SNCF Réseau) et les opérateurs mobiles, chacun rejetant sur l'autre les absences de couverture.

"Nous tendons la main aux quatre opérateurs mobiles et à l'Arcep [Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, Ndlr]", a déclaré Yves Tyrode.

"C'est la fin du renvoi de balles entre les opérateurs mobiles et le réseau ferroviaire avec, d'un côté, le réseau disant que c'est aux opérateurs de faire le nécessaire, et ces derniers demandant que soit facilitée l'installation de la 4G dans l'enceinte ferroviaire. Le principe désormais est d'arrêter cette guerre de tranchées, ce dialogue de sourds, et de travailler ensemble", a renchéri Guillaume Pepy.

Diagnostic

La SNCF veut "faire un vrai diagnostic technique avec l'Arcep de la qualité de la réception sur le réseau" et propose trois actions immédiates. Des tests sur l'ensemble du réseau "en suivant les procédures de mesure de l'Arcep" dès le mois de mars, afin de partager les résultats en avril.

"Après, il faut traiter ces zones de mauvaise réception et se mettre autour de la table pour voir comment le réseau ferroviaire permet l'accès de ses infrastructures aux installateurs d'équipement, et comment ces derniers prennent des engagements fermes de couvrir ces zones d'ombre", explique Guillaume Pepy.

Yves Tyrode a précisé que la SNCF comptait faciliter l'accès aux infrastructures ferroviaires aux opérateurs mobiles dans le déploiement de leurs antennes. Le travail a déjà commencé sur la ligne du RER C.

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Commentaires
a écrit le 23/02/2015 à 8:59 :
oui , ba , la sncf, nous donne internet et acces aux reseaux mobiles pour pouvoir prevenir nos patrons, ou nos proches de notre retard ou absence du aux infra-structures, ou aux greves
a écrit le 18/02/2015 à 9:36 :
Ca ne nous dit pas quand se sera.
a écrit le 18/02/2015 à 8:09 :
...
a écrit le 18/02/2015 à 6:27 :
Bravo !
a écrit le 17/02/2015 à 10:29 :
Ce serait une grande avancée si ce projet finissait par aboutir

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