Aviation : la vérité sur les calculateurs de CO2 (Air France, GoodPlanet, DGAC...)
Fabrice Gliszczynski
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Toby Melville
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Quel est le niveau d'émission de CO2 et de gaz à effet de serre quand on prend l'avion ? Quel est l'impact sur le réchauffement climatique d'un voyage aérien ? Faut-il avoir honte de prendre l'avion comme l'affirme le mouvement éponyme en suédois, Flygskam, et y renoncer comme le fait l'adolescente suédoise Greta Thunberg, la nouvelle égérie des écologistes ? Toutes ces questions, les voyageurs aériens se les posent de plus en plus aujourd'hui. Avec la montée en puissance de la sensibilité environnementale face à l'urgence climatique et la médiatisation des arguments hostiles à ce mode de transport accusé d'être un gros pollueur et de ne rien faire pour y remédier, les passagers aériens sont davantage sensibilisés à leur empreinte carbone quand ils n'éprouvent pas, pour certains, un sentiment de culpabilité.
Pour avoir des réponses, ces derniers utilisent de plus en plus des calculateurs d'émissions de CO2. Il en existe pléthore sur Internet. On trouve ceux des compagnies aériennes, ceux des instances institutionnelles, comme l'écocalculateur de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), qui fait office de référence réglementaire, (au point de pouvoir être utilisé, selon un arrêté de 2012, par les compagnies qui n'ont pas leur propre calculateur), et enfin ceux d'associations écologiques, très consultés par les internautes.
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Avec tous ces sites, le passager sait en quelques secondes combien de dioxyde de carbone (CO2) son voyage en avion va rejeter dans l'atmosphère. Ou plutôt, est censé le savoir. Car ces calculateurs ne donnent pas les mêmes résultats. Loin de là même. Les différences sont énormes entre ceux qui émanent des acteurs du transport aérien et ceux des associations écologiques. Elles peuvent aller de 1 à... 7,5 sur certains vols long-courriers. Sur la ligne Paris-CDG-New York-JFK, par exemple (6 000 kilomètres), les émissions de CO2 d'un passager sont de 326 kg pour l'OACI (l'Organisation mondiale de l'aviation civile), autour de 500 kg pour la DGAC, de loin le plus précis et le plus transparent, 501 kg pour Air France, 700 kg pour Greentripper.org, 946 kg pour Myclimate.org, 1,2 tonne pour ClimatMundi, 1,44 tonne pour Good Planet, et même 2,685 tonnes en moyenne pour le calculateur allemand Atmosfair, qui compare les performances des compagnies aériennes.
Fabrice Gliszczynski
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