Après l'écotaxe sur les billets d'avion, l'autre mesure qui se prépare pour l'aviation

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(Crédits : Pascal Rossignol)
Selon une responsable du ministère de la Transition écologique, une obligation pour les compagnies aériennes d'utiliser des biocaburants devrait être mise en oeuvre à l'horizon 2021. Deux à cinq fois plus chers, ils vont augmenter le coût du transport aérien. S'il touchera toutes les compagnies, le renchérissement du transport aérien va particulièrement impacter certaines low-cost, comme Ryanair.

Annoncé ce mardi par la ministre des Transports, Élisabeth Borne, le projet de mettre en place, dès 2020, une écotaxe de 1,5 euro à 18 euros sur les billets d'avion au départ de France a provoqué la colère des transporteurs aériens et des aéroports français, tous vent debout contre cette énième taxe sur l'aviation qui dégrade leur compétitivité. Mais ils n'ont pas fini de se lamenter. Cette taxe n'est que le début d'un processus structurel de hausse des coûts du transport aérien pour accentuer la contribution de ce secteur -qui représente 2% des émissions mondiales de CO2- à la lutte contre le réchauffement climatique.

Obligation d'utiliser des biocarburants -plus chers- à l'horizon 2021?

Une autre mesure est en effet à l'étude en France pour 2021, voire dès 2020 selon certains : celle d'obliger les compagnies aériennes à incorporer un certain pourcentage de biocarburants. Deux à cinq fois plus chers que le kérosène, ils entraîneront inévitablement un renchérissement du coût du transport aérien. C'est ce qu'a indiqué le 26 juin dernier Anne-Florie Coron, sous-directrice de la sécurité d'approvisionnement et des nouveaux produits énergétiques à la direction générale de l'énergie et du climat du ministère de la Transition écologique et solidaire, lors d'un colloque sur les biocarburants organisé par l'IFP Énergies nouvelles.


"En ce qui concerne l'incorporation des biocarburants, des outils incitatifs existent (sous forme de taxe à l'incitation fixée chaque année dans la loi de finances) pour les transports terrestres, et un outil similaire devrait être proposé prochainement pour le transport aérien, pour une mise en oeuvre à horizon 2021", a-t-elle déclaré.

Interrogé par La Tribune en aparté, Anne-Florie Coron expliquait que le taux serait de 0,5% la première année avec l'idée d'augmenter progressivement.

Les conditions d'émergence d'une filière de production

Quelques jours plus tôt, Élisabeth Borne, avait elle aussi évoqué ce sujet devant quelques journalistes. L'idée est de créer un marché des biocarburants aviation pour pouvoir enclencher la mise en place d'une filière de production nécessaire pour développer la consommation de biocarburants dans le transport aérien.
 
Contacté ce mercredi 10 juillet, le ministère de la Transition écologique explique que, "pour l'instant, les dernières réunions interministérielles sur le projet de loi de finances de 2020 n'ont pas prévu d'inscrire dans le projet de loi une obligation d'incorporation des biocarburants". "Cependant le gouvernement travaille toujours à favoriser l'incorporation de biocarburants dans l'aérien pour atteindre progressivement les objectifs de 2% en 2025 et 5% en 2030", précise-t-on.

Le secteur prêt à dépasser les objectifs biocarburants ? Pas sûr...

Or, correspondant aux objectifs de la feuille de route élaborée jusqu'ici, ces objectifs sont jugés « insuffisants » par Élisabeth Borne, qui estime que le secteur est prêt pour avoir une part plus importante ». Pas sûr... Vu les prix des biocarburants, les compagnies aériennes prennent peur au contraire.

Une obligation d'incorporation ferait la part belle aux pétroliers, estiment-elles. À cette mesure qualifiée de "punitive", certaines compagnies militent plutôt pour un mécanisme incitatif, comme c'est cas à Los Angeles ou à Amsterdam.

Lire aussi : La France envisage d'obliger les compagnies aériennes à utiliser des biocarburants

Reste savoir si les pétroliers (Total en particulier) seront capables de produire des  biocarburants de deuxième génération (qui ne viennent pas concurrencer les terres agricoles) comme le demandent les compagnies aériennes.

Début du plan mondial de compensation des émissions de carbone

Cette écotaxe et le surcoût généré par l'utilisation de biocarburants vont s'ajouter aux différentes contributions déjà en place pour lutter contre le réchauffement climatique ou déjà actées pour une mise en œuvre  prochaine.

Pour rappel, en effet, les compagnies aériennes françaises, comme leurs concurrentes européennes, participent déjà au système d'échange de permis d'émissions imposé par Bruxelles en 2012 pour les vols intra-européens. Dérisoire jusqu'ici (5 à 7  euros la tonne), le prix du carbone a commencé à augmenter en 2018, pour se situer autour de 25  euros aujourd'hui. Par ailleurs, elles vont participer dès 2020 au système mondial de compensation des émissions de CO2 qui vise à neutraliser les émissions entre 2020 et 2035 avant d'envisager de les diminuer de moitié d'ici à 2050 par rapport à 2005.

Pour tenir leur engagement, les transporteurs vont compenser les émissions de dioxyde de carbone qui dépasseront le niveau de 2020 en finançant des programmes de reforestation, de transformation d'usines en sites performants au plan énergétique, etc. Pour Air France-KLM, le surcoût devrait s'élever à 150 millions d'euros en 2025.

Et à tout cela, pourrait également s'ajouter une taxation des compagnies aériennes au niveau européen, comme la France l'a demandé après avoir refusé d'introduire une taxe sur le kérosène dans l'Hexagone.

Au final, mises bout à bout (il faudra aussi ajouter la future taxe pour CDG Express), toutes ces mesures vont se chiffrer en centaines de millions d'euros pour une compagnie comme Air France (par exemple, le surcoût de la seule écotaxe, annoncée hier, va s'élever à 60 millions d'euros par an).

Certaines low-cost comme Ryanair seront fortement touchées

Ce renchérissement du coût du transport aérien en France ne pourra être absorbé par les compagnies aériennes et va donc se traduire par une hausse du prix du transport aérien.

Si tous les opérateurs seront impactés, certaines low-cost seront particulièrement touchées. Il s'agit de celles qui ont une part importante de leur activité basée sur des aéroports secondaires et qui vivent sur un modèle de bas prix.

C'est le cas évidemment de Ryanair, même si la compagnie irlandaise a commencé à se positionner ces dernières années sur des aéroports principaux. Ryanair a en effet  construit tout son marketing sur des prix dérisoires et doit par conséquent veiller à ce que l'écart de prix reste important avec ses concurrentes installées sur des gros aéroports. Sinon à quoi bon, pour un Parisien, aller à Beauvais plutôt qu'à Orly ou à Roissy.

Par ailleurs, trop augmenter les prix priverait Ryanair d'une autre clientèle : celle qui ne voyagerait tout simplement pas (ou moins) sans les très bas tarifs de la compagnie.

Quant aux low-cost installées sur les grands aéroports, comme Easyjet, elles seront moins touchées. Leurs prix, même s'ils augmentent, resteront toujours plus attractifs que ceux des compagnies traditionnelles. Ce qui permettra à ces compagnies low-cost de bénéficier de l'arrivée de clients qui voyageaient jusque-là sur des compagnies classiques. Ces nouveaux clients viendront compenser les passagers qui ne pourront plus voyager en avion à cause d'un prix devenu prohibitif. Quant aux compagnies classiques, elles devront faire preuve d'imagination pour fidéliser leurs clients et continuer à baisser leurs coûts (pour absorber une partie du surcoût) si elles veulent éviter de perdre trop de passagers.

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a écrit le 18/07/2019 à 11:32 :
Rappel de quelques chiffres :
Le secteur aérien, c'est 2.5% de la production de CO²
Le numérique, c'est 4% !!!! Commençons donc par taxer le téléchargement et on en reparle, d'autant que le secteur aérien, au niveau mondial, c'est engagé à racheter des droits CO² en proportion de son activité. . . . et le numérique ??
Regarder un film sur son smartphone pendant 1h correspond à la consommation annuel d'un réfrigérateur, alors il serait temps que les ministres, Mme BORNE en tête, sache faire la part des choses avant de mettre en place des systèmes de taxes ubuesques !!!
a écrit le 12/07/2019 à 12:58 :
électrifier le parc automobile... et importer l'électricité produite par des centrales à charbon polonaise, ou relancer des centrales nucléaires ???
a écrit le 12/07/2019 à 0:25 :
Valbel89@ a raison.Il n'y a pas que l'aviation qui produit des gaz à effet de serre.Il faut s'attaquer à toutes les sources de production de CO2 ,en même temps et tout de suite!.Le transport par camion,les voitures , produisent énormément de CO2,beaucoup plus que l'avion.Il faut électrifier d'urgence le parc automobile et interdire la circulation des voitures thermiques dans les centres villes et à Paris,très rapidement.Il ne faut pas oublier, non plus, le transport maritime,qui produit 3% des gaz à effet de serre(contre 2.5%pour l'avion,mais qui va augmenter avec le doublement du parc aérien).Avec la production actuelle et future des gaz à effet de serre,si on ne fait rien tout de suite,on sera à 1.5 degrés d'augmentation de le température terrestre en 2031 au lieu de 2100 ! (objectif de la COP 21 de Paris en 2015).
Réponse de le 18/07/2019 à 11:35 :
Vous ne parlez que du transport... mais regarder un film sur son smartphone consomme autant d'énergie en 1 heure que la consommation annuelle d'un réfrigérateur !!! . . . .
Si le transport aérien regrésente 2.5% de la production de CO², le secteur numérique, ça représente 4% !!!! et cette part, elle, ne fait qu'augmenter de façon exponentielle !!!
a écrit le 11/07/2019 à 14:33 :
A part des taxes, ce gouvernement n'a aucune idée. Les gilets jaunes, que je n'approuve pas, vont cependant retrouver des raisons de manifester
a écrit le 11/07/2019 à 11:50 :
Je note un effet pervers concernant les nouvelles taxes envisagées par le gouvernement : un vol Lyon-Amsterdam-NewYork sera moins taxé que si AirFrance mettait en place un vol Lyon-NewYork direct !!! Effet pervers évident de cette ecotaxe décidée par des énarques pour satisfaire le populisme "on fait payer les riches!". . . . Est-ce mieux pour l'économie française ? non ! . . . . . Est-ce mieux pour les recettes de l'Etat ? non ! (puisque mon vol cet été est taxé déjà à 146.80%, ce sera autant de perdu par un transit à l'étranger avec une compagnie étrangère !!!) . . . . . .Est-ce mieux pour l'écologie ? ... Que le premier écolo capable de m'expliquer qu'un détour par Amsterdam, Londres, Francfort ou Dubaï, avec une phase d'atterrissage et une phase de décollage en plus, sera plus économe en CO² me jette la première pierre !!!!
a écrit le 11/07/2019 à 9:43 :
Encore des gadgets inventés par des faux écolos qui n'ont pas en fait de programme pour lutter contre le réchauffement climatique et la pollution issue de l'oxydation brutale des combustibles fossiles. Jusqu'à quand les Français vont supporter les rideaux de fumée pour faire semblant de faire quelque chose?
a écrit le 11/07/2019 à 8:45 :
Très bien ! il faut continuer a poursuivre la règle pollueur/payeur, il n'y a pas d'autre solution !
a écrit le 11/07/2019 à 8:01 :
Macron est ce qu'il est vraiment ecolo? Donc pouqoui a t'il baisse le prix du permis de chasse?
Réponse de le 11/07/2019 à 9:24 :
Pour des voix aux municipales, il n'est pas le seul d'ailleurs:

La région Île-de-France a-t-elle subventionné un projet de lâcher de poules faisanes pour faire plaisir aux chasseurs ? C'est ce qu'affirme le groupe écologiste du conseil régional. La région dément, affirmant qu'il s'agit au contraire d'une action pour la biodiversité.
"La région offre 5000 faisans aux chasseurs", a dénoncé le groupe Alternative écologiste et solidaire (AES), mercredi dans un communiqué, à l'issue du vote d'une subvention de 57 500 euros pour la fédération régionale des chasseurs. "Cette subvention a pour objectif de participer à un projet de lâcher de faisans et poules faisanes en Val-d'Oise, Yvelines et Seine-et-Marne", explique le groupe écologiste. "Il est aberrant que tant de fonds régionaux soient attribués à des associations de chasseurs. Alors que nous vivons de plein fouet la sixième extinction des espèces. La priorité est de renforcer la possibilité d'une vie sauvage à nos côtés, pas d'acheter du gibier qui sera tiré dans un, trois ou six mois", a déclaré Ghislaine Senée, la présidente du groupe au Conseil régional d'Île-de-France.
a écrit le 11/07/2019 à 7:51 :
taxe + taxe + taxe = macronie
a écrit le 11/07/2019 à 3:05 :
147% de Taxes sur notre vol ( voyage de noces)
Alors,Nous avons acheté notre vol du bon coté des frontières FR
et notre budget en a profité : hotel, visites, et tout…………..

le prétendu carburant bio, dont la part va doubler en %, est réalisé AVEC QUOI ?
à quel prix faussement écolo ?
ET contre ! la cause écologique Meme.

Macron, va subir une finale Jadot / Le Pen ( et nous tous avec ) par ce jeu suicidaire.
Réponse de le 11/07/2019 à 11:29 :
Je confirme le taux de taxes sur l'aérien :
mon vol Lyon-Johannesburg : 388 € HT pour un montant de taxes de 569.58€
. . . je tiens la facture à disposition de tous ceux qui voudrait prendre en charges ces taxes de 146.80% !!!!!
a écrit le 10/07/2019 à 20:51 :
pas grave on habite en alsace
on ira en allemagne
achetez courrones et fleurs pour entzheim
a écrit le 10/07/2019 à 20:05 :
L'hystérie écolo ne semble pas avoir de limite...enfin si, peut être dans les urnes, qui sait.
a écrit le 10/07/2019 à 19:43 :
les pauvres ne partent pas....ni en week end ni en vacances.......
par contre, le low cost fait qu on fait des choses que certains ne feraient pas sans cela........
si la SNCF double ou triple son nombre de Ouigo.......une part du problème des transport en train....sera réglée....
a écrit le 10/07/2019 à 19:38 :
Au même titre que les nombreux et copieux repas de nos édiles, il faudra mettre un contrôle et rendre comptable les élus qui usent et abusent des avions de la République.
A bon entendeur.
a écrit le 10/07/2019 à 19:38 :
A la place d'AirFrance-KLM, je demanderais à IATA de déduire les écotaxes des obligations de compensation : après tout, l'écotaxe est sensée financer une réorientation des passagers vers d'autres moyens de transport plus économe en CO², donc c'est censé être AUSSI efficace en terme de compensation, non ?
Idem pour le biocarburant, puisque c'est là aussi censé être plus écolo !!!
Si l'objectif du gouvernement était réellement écologique (ce dont je doute fort!), il est plus intéressant de faire compenser les émissions de CO² que de taxer arbitrairement les passagers.... Même imposer le biocarburant est IDIOT, car non seulement actuellement, le biocarburant pénalise l'agriculture, (et les cultures pour produire du biocarburant ne sont certainement pas des cultures bio . . . on parie ?!!) mais en plus, une telle rigidité sera à terme contreproductif pour le développement d'avions moins consommateurs de carburant, puisque, même si on créait un avion volant à 50% électrique, la compagnie serait taxée sur les 50% restant, alors qu'elle produit moitié moins de CO² que les autres !!!
a écrit le 10/07/2019 à 19:29 :
Les taxes, les biocarburants réduiront ils le traffic aérien ? Non.
Le parc des avions va doubler d'ici 2050. Conclusion? Rien ne va changer, sauf à la marge.
Il n'y a qu'une alternative, diminuer le nombre d'avions, mais aussi tous les matériels qui fonctionnent avec un moteur à "explosion"...dont il faut rappeler le piètre rendement.
a écrit le 10/07/2019 à 18:44 :
Il faut arrêter de dire que ce genre de taxe va empêcher les pauvres de prendre l'avion, les pauvres ne prennent pas l'avion. Une taxe décidée par les classes aisées qui cible principalement les classes aisées ça change.
Réponse de le 10/07/2019 à 20:51 :
Il faudrait déjà limiter l’usage immodéré de l’avion par les retraités... nos cotisations paient leurs grasses retraites qu’ils utilisent pour aller se balader en avion et relâcher un maximum de CO2 contribuant au réchauffement climatique dont ils se fichent totalement car ils seront morts avant d’en subir les conséquences !
a écrit le 10/07/2019 à 18:44 :
Les merveilleux biocarburants sont extraits de productions agricoles (colza, tournesol, blé, maïs, soja, palmiers...) pour lesquels il faudra donc accroître les engrais, les pesticides (notamment le méchant glyphosate), et les déforestations au Brésil, en Afrique, en Indonésie.
a écrit le 10/07/2019 à 17:51 :
les low-cost ont envahi le ciel et malheureusement ça n’est pas fini.
Pollution bruit alors qu’il y a le train en doublon sur beaucoup de ligne et pour presque le même temps de trajet.Quel dommage pour notre planète.
a écrit le 10/07/2019 à 17:24 :
les pauvres ne prendront plus l'avion trop cher!!
reserve aux elites!!
ne NOM est en marche
macron en tete!!!!!
vous l'avez voulu????
bien fait pour vous!!!!
a écrit le 10/07/2019 à 17:01 :
Mesure totalement coercitive et inutile.
a écrit le 10/07/2019 à 16:39 :
c'est un peu oublier que le prix du kérosène n'est qu'une part assez marginal dans le prix du billet. 2,5l au 100 en moyenne pour Ryanair. Sur un vol de 1200 kms, cela fait environ 10 euros, pas grand chose.
a écrit le 10/07/2019 à 16:32 :
Seuls les gens ayant les moyens voyageront en avion, comme dans le passé.
Pourquoi tout le monde pourrait monter en avion ? C'est un transport de luxe, sophistiqué.
Un jour on arrivera au niveau des places sur le Concorde, un prix sidéral.
En bateau il faut combien de temps pour aller aux USA, en Australie ?
Quid du fret ? Les avions ne transportent pas que des gens.
Le carburant HT est un piège, on voit toute hausse à 100%, avec une couche de taxes (TICPE + TVA) ça amortit les variations, 70% de taxes rend le prix du produit "secondaire".
Réponse de le 10/07/2019 à 19:47 :
Moi, ce que je constate, c'est que mon dernier achat de billet d'avion m'a coûté 388€ HT . . . à cela s'ajoute 569.58€ de taxes !! (soit 146.80% du montant HT s'ajoute au prix des billets HT !!!) Jusqu'où ira-t-on ??
Ce qui est sur, c'est que les provinciaux feront comme moi : on transitera hors de France, et du coup, on abandonnera AirFrance pour ses concurrents !
Il y a moins de 6 décennies en arrière, l'automobile était un luxe réservé à une élite, alors ...
a écrit le 10/07/2019 à 16:09 :
En 1905 en France la canicule a tuée 40000 personnes ? En 1515 la canicule a tuée.400000 personnes en France la canicule c est pas d aujourd’hui histoire de la canicule je suis pour un monde meilleur pas pour un abus d impôts
a écrit le 10/07/2019 à 15:57 :
Gardons notre terre pour nourrir la planète pas pour propagande de faux ecolos Travaillons sur l'hydrogène meme voir meme le nucléaire quand nous saurons le maitriser Rappelons nous quand l'électricité est arrivée el faisait peur mais maintenant !!!!
a écrit le 10/07/2019 à 15:01 :
Le prix des billets pour des vols france/europe sont assez proche entre une compagnie comme Easyjet et AirFrance. Le différentiel tant à se reduire d'année en année.

Seul Ryanair avec un modèle différent, basé sur le dumping social et sur les aides des régions, peut offrir des billets vendus à perte.

Dans les années à venir, nous reviendrons à l'age d'or de l'aerien, seulement pour les riches ou très riches.

L'écologie va remettre les pauvres à leur place, et les empêcher de voyager hors d'Europe.
Réponse de le 10/07/2019 à 17:24 :
"L'écologie va remettre les pauvres à leur place, et les empêcher de voyager hors d'Europe".

Il me semble que seulement 20% des français prennent l'avion à peu près toujours les mêmes d'ailleurs et plutôt des classes sociales aisées.Les pauvres ont les boules quies.
Réponse de le 10/07/2019 à 19:56 :
Perso, j'ai déménagé pour me rapprocher de mon lieu de travail et pouvoir me rendre à pied au boulot (2.5km aller), j'ai arrêté de fumer, je ne renouvelle qu'une fois complètement usé, mes vêtements qui pour la plupart ont certainement beaucoup voyager en super cargos mega polluants, et j'utilise toujours un vieux téléphone de 10 ans d'age et boycotte les smartphones !
En échange je m'octroie un vol par an en Afrique du sud, et je ne gagne que 1500€ par mois !!!
Fais-je parti des riches ou des très riches ?
Par contre, j'ai bien noté que mon dernier achat pour cet été coûtait 388€ HT, avec 569.58€ de taxes, soit un taux de taxation de 146.80%..

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