Le loueur Hertz se place sous le régime américain des faillites

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La réorganisation financière fournira à Hertz une voie vers une structure financière plus robuste qui positionnera au mieux la société à l'avenir, a commenté Hertz.
"La réorganisation financière fournira à Hertz une voie vers une structure financière plus robuste qui positionnera au mieux la société à l'avenir", a commenté Hertz. (Crédits : Stephane Mahe)
Le loueur de voitures Hertz, durement affecté par l'impact de la pandémie de coronavirus, a annoncé s'être placé sous le régime américain des faillites, procédure qui concerne ses activités aux États-Unis et au Canada.

Le loueur de voitures Hertz, durement affecté par l'impact de la pandémie de coronavirus, a annoncé vendredi soir s'être placé sous le régime américain des faillites, procédure qui concerne ses activités aux États-Unis et au Canada. "L'impact de Covid-19 sur la demande de voyages a été soudain et dramatique, entraînant une baisse brutale des revenus de la société et des réservations futures", explique Global Holdings, la société américaine de location de voitures plus que centenaire, dans un communiqué. Le loueur de voitures indique avoir pris des "mesures immédiates" donnant la priorité à la santé et la sécurité des employés ainsi que de ses clients.

Il a en outre éliminé "toutes les dépenses non essentielles". "Cependant, l'incertitude demeure quant au retour des revenus et à la réouverture complète du marché (...) ce qui a nécessité l'action d'aujourd'hui", ajoute-t-il.

19 milliards de dollars de dette

Hertz, dont le principal actionnaire est l'investisseur milliardaire Carl Icahn à hauteur de près de 39%, a été contraint de se mettre sous la protection de la loi américaine sur les faillites dans un tribunal du Delaware, après l'échec des discussions avec ses créanciers pour soutenir une activité décimée par l'épidémie de coronavirus. Le groupe a vu la demande de location s'évaporer à cause des restrictions gouvernementales sur les déplacements - Hertz réalise une grande partie de son chiffre d'affaires dans les aéroports - et des injonctions de confinement.

Avec près de 19 milliards de dollars de dette et environ 38.000 salariés fin 2019, la société est l'une des principales entreprises victimes de l'épidémie qui frappe la planète depuis plusieurs mois. Le groupe, qui dispose d'environ un milliard de dollars de cash, discutait avec ses créanciers depuis qu'il avait défaut sur un paiement important sur les leasings automobiles attendu en avril.

10.000 emplois supprimés

Le 21 avril, Hertz avait supprimé 10.000 emplois en Amérique du Nord, soit 26,3% de ses effectifs mondiaux, pour faire des économies face aux incertitudes provoquées par la pandémie de coronavirus paralysant l'économie. Le recours au chapitre 11 est un dispositif qui permet à une entreprise n'arrivant plus à rembourser sa dette de se restructurer à l'abri des créanciers.

"La réorganisation financière fournira à Hertz une voie vers une structure financière plus robuste qui positionnera au mieux la société à l'avenir", a commenté Hertz.

Les principales régions opérationnelles internationales de Hertz, notamment l'Europe, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ne sont pas incluses dans cette procédure dite du chapitre 11 américain. En outre, les sites franchisés de Hertz, qui n'appartiennent pas à la société, ne sont pas non plus inclus dans la procédure du chapitre 11.

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Commentaires
a écrit le 23/05/2020 à 14:03 :
Le chapitre 11 est un régime ultra protecteur et bénéfique pour l'entreprise qui s'y place .

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