Le point sur le crash de l'A320

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L'enquête avance. La "personnalité" du copilote, soupçonné d'avoir provoqué volontairement le crash de l'avion de Germanwings et qui semblait souffrir de troubles psychologiques, est "une piste sérieuse", a déclaré samedi le général Jean-Pierre Michel, sous directeur de la police judiciaire à la direction générale de la gendarmerie nationale, n'écartant toutefois pas l'hypothèse d'une "faute involontaire ou une défaillance technique":
Il a ajouté qu'à ce stade de l'enquête, il n'y avait toujours "pas d'élément particulier" dans la vie du copilote, comme une rupture amoureuse ou un problème professionnel, qui pourrait expliquer un geste volontaire pour détruire l'avion.
Andreas Lubitz, en arrêt maladie le jour du vol selon une attestation d'un médecin retrouvée à son domicile de Düsseldorf, semblait souffrir de problèmes psychiatriques, selon des informations recueillies par la presse allemande.
Selon le quotidien allemandWelt am Sonntag, la police aurait en effet découvert "un grand nombre de médicaments" destinés au traitement de troubles psychiques au domicile d'Andreas Lubitz, le copilote. Interrogés par l'AFP, des enquêteurs français et allemands n'ont cela dit souhaité ni confirmer, ni démentir cette information.
Le jeune homme aurait également été pris en charge par "plusieurs neurologues et psychiatres", poursuit le journal, citant un "enquêteur de haut rang". Il aurait souffert d'un stress important et était gravement dépressif, selon des documents personnels exploités par les enquêteurs. Il n'y a en revanche aucun élément indiquant que ce jeune homme de 27 ans ait été dépendant à des drogues ou à l'alcool. Aucun stupéfiant n'a été retrouvé.
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Par ailleurs, la police serait en train d'interroger "en ce moment" même les amis, collègues et connaissances du copilote, écrit encore le Welt am Sonntag.
Il est soupçonné d'avoir volontairement fait chuter mardi l'Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes françaises, alors qu'il était aux commandes, entraînant la mort de 149 personnes en plus de la sienne.
"On va essayer de comprendre ce qui dans sa vie aurait pu l'amener à ce passage à l'acte", a déclaré l'enquêteur, ajoutant:
Le général Michel fait partie d'une délégation de trois enquêteurs français venue à Düsseldorf pour coopérer avec les autorités allemandes. Il a expliqué qu'il s'agissait notamment de faire le lien entre les "constatations techniques" ainsi que les relevés effectués en France et les éléments sur la vie et la personnalité d'Andreas Lubitz rassemblés en Allemagne lors d'auditions et de perquisitions.
Il a également souligné l'importance de la deuxième boîte recherchée sur les lieux du crash dans les Alpes françaises. "L'importance de la dernière boite noire est ( ) comprendre en gros ce qui s'est passé dans les dernières minutes sur les commandes de l'appareil, (...) essayer de comprendre bien sûr s'il y a une action volontaire ou une faute involontaire ou une défaillance technique", a-t-il précisé. "On n'écarte pas un travail sur d'autres hypothèses" que celle privilégiée d'un acte volontaire, a-t-il assuré.
Par ailleurs, l'ancienne petite amie du copilote affirme samedi dans le quotidien allemand Bild qu'Andreas Lubitz disait qu'un jour il "changerait le système" et que "tout le monde connaîtrait son nom". "Lorsque j'ai appris cet accident, je me suis souvenue d'une phrase qu'il avait prononcée:
"Je n'ai pas compris alors ce qu'il avait voulu dire, mais aujourd'hui, c'est clair", poursuit cette hôtesse de l'air de 26 ans qui a eu une liaison avec le pilote de la filiale low-cost de la Lufthansa en 2014.
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Maria W. ajoute que Lubitz avait compris qu'"en raison de ses problèmes de santé, son grand rêve de travailler pour la Lufthansa comme pilote sur des vols long-courriers était pratiquement impossible".
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