Crash A320 : nouvelle règle dans le cockpit, la fausse bonne idée ? (Germanwings)

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«Il y a eu cinq cas de suicide de pilote en 33 ans, dont deux sont contestés (ceux de la RAM et d'Egyptair). Il ne faut pas prendre une mesure pour contrer un risque rarissime qui fragiliserait tout le système », explique un cadre d'une compagnie.
«Il y a eu cinq cas de suicide de pilote en 33 ans, dont deux sont contestés (ceux de la RAM et d'Egyptair). Il ne faut pas prendre une mesure pour contrer un risque rarissime qui fragiliserait tout le système », explique un cadre d'une compagnie. (Crédits : Reuters)
Dans la foulée des révélations sur les circonstances du crash de l'A320 de Germanwings, plusieurs compagnies, et certains pays européens, ont décidé d'imposer qu'il y ait en permanence deux personnes de l'équipage dans les cockpits. L'Agence européenne de la sécurité aérienne a émis une recommandation en ce sens. Pour autant, cette mesure prise à chaud fait débat. Elle pourrait créer plus de problèmes qu'elle n'en résout.

Faut-il deux personnes en permanence dans les cockpits ? La question fait débat depuis les révélations, ce jeudi, du procureur de Marseille sur les circonstances du crash de l'A320 de Germanwings mardi qui a coûté la vie à 150 personnes.

Le scénario du copilote" barricadé" dans le cockpit, après que son collègue en soit sorti, pour précipiter volontairement l'avion contre une montagne des Alpes a poussé le Canada, l'Allemagne, l'Autriche et plusieurs compagnies aériennes, comme Easyjet et Norwegian ou encore Air France et KLM à imposer la règle de deux personnes présentes en permanence dans le cockpit.

Autrement dit, si l'un des deux pilotes est amené à sortir du cockpit, il doit être remplacé par une hôtesse ou un steward. Ce vendredi, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a émis un « Safety Information Bulletin », recommandant cette mesure.

Les hôtesses transformées en Air Marshal?

Elle fait débat pour plusieurs raisons. Tout d'abord, une hôtesse ou un steward est-il en mesure de comprendre les actions d'un pilote telles que les a décrites le procureur ? A savoir, celle d'actionner le bouton programmant le changement d'altitude avec une descente modérée et un itinéraire linéaire comme ce fut le cas pour le vol 4U9525 ?

Peu probable, évidemment, comme tous ceux qui ne sont pas pilotes. Sera-t-il physiquement capable de l'empêcher de verrouiller le cockpit? Pas sûr, s'il s'agit d'une hôtesse. Un pilote déterminé à détruire l'avion ne pourra-t-il pas «éliminer » au préalable le personnel navigant commercial ? « Bien sûr que oui », répondent plusieurs pilotes.

Il y a une hache dans les cockpits

Quand bien même un pilote suicidaire potentiellement capable d'agir comme le copilote de Germanwings ne le fasse pas en présence d'une personne à côté de lui, cette mesure n'en pose pas moins d'autres problèmes.

«Ne peut-il pas y avoir un PNC suicidaire ou un terroriste dormant parmi les PNC ? Et si oui, il y a également un risque de permettre l'accès au cockpit à ce type de personnage », explique un pilote. D''autant que s'il n'y a pas de hache à l'extérieur du cockpit, il y en a une à l'intérieur.

« Les tests psychologiques pour le personnel de cabine sont jusqu'ici beaucoup moins poussés que ceux pour les pilotes", explique l'un d'eux.

Cinq cas de suicide de pilote en 33 ans

Au final, beaucoup craignent que ces mesures prises sous le coup de l'émotion ne créent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent.

«Il y a eu cinq cas de suicide de pilote en 33 ans, dont deux sont contestés (ceux de la RAM et d'Egyptair). Il ne faut pas prendre une mesure pour contrer un risque rarissime qui fragiliserait tout le système », explique un cadre d'une compagnie.

Au moment des débats à l'organisation internationale de l'aviation civile (OACI) sur la généralisation des portes de cockpit blindées qui avaient suivis les attentats du 11-Septembre, les syndicats de pilotes avaient fait part de leurs craintes sur le sujet, assurant que «le remède était pire que le mal».

Attendre la fin de l'enquête avant d'agir, dit IATA

L'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) a appelé ce vendredi à attendre toutes les conclusions de l'enquête pour prendre des mesures afin d'éviter une tragédie de ce type.

"Il est impératif que l'enquête soit complètement achevée pour déterminer les mesures qui peuvent empêcher une tragédie comme celle là de se reproduire", souligne le communiqué diffusé à Genève.

"Les intérêts de la sécurité aérienne sont mieux servis par des considérations s'appuyant sur une information et une compréhension totale et aboutie d'un accident ou d'une question concernant la sécurité", a ajouté Iata.

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Commentaires
a écrit le 29/03/2015 à 22:59 :
Il existe des cas de suicide au travail de salariés soit en précarité soit en excès de pression de la part des compagnies, parfois on fait des firmes qu'on met en faillite mais cela produit du chômage. Par exemple en France le taux de suicide est supérieur à nos voisins... on fait dans la maltraitance sociale!
a écrit le 29/03/2015 à 13:51 :
les responsables il faut le dire sont les dirigeants et leur principe de selection
a écrit le 29/03/2015 à 13:13 :
Sans hésitation je suis pour la suppression de cette porte blindée dans les cockpits .
Le secret médical ne devrait pas être appliqué pour des professions à risque comme celle de Pilote de ligne , on peut rajouter les chauffeurs routiers etc etc
Réponse de le 29/03/2015 à 16:15 :
A part les chauffeurs routiers, car dans ce cas tout titulaire de permis poids lourd
a écrit le 29/03/2015 à 10:07 :
2 psy par pilote hors cockpit ...avec visite médicale obligatoire tous les 3 mois.. il semble que ce soit plus sérieux....
a écrit le 29/03/2015 à 4:33 :
Une reconnaissance digitale pour le commandant et le copilote, comme sur les iPhone (avec préenregistrement à l'aide d'un code fourni la veille) pour ouvrir ET fermer la porte... Sinon les wc a l'intérieur
Réponse de le 29/03/2015 à 11:32 :
"wc a l'intérieur" voire en bordure de la cabine de pilotage mais avec deux portes, l'une condamnant l'autre, pour usage "privé".
"pour ouvrir ET fermer la porte" si quelqu'un menace le copilote qui veut rentrer avec un couteau, il n'y a plus de barrière, il entre avec lui. Là y a une caméra grand angle pour vérifier qu'il est seul à entrer et qu'il y a personne dans le voisinage. Si y a un code d'urgence, sous la menace y a moyen de le taper. Si deux personnes dans le personnel ont la moitié du code et qu'il en faut deux (comme pour les coffres forts), il faut qu'il n'y ait pas de défection ou le répéter (chaque homme le début, chaque femme la fin), ... La sécurité absolue, ça existe ? Avion télécommandé, piratage possible, ...
Réponse de le 29/03/2015 à 16:13 :
Wc à l'intérieur ou pilotage automatique
Réponse de le 29/03/2015 à 23:40 :
Malheureusement, l'efficacité absolue n'existe pas en matière de sécurité. Il y aura toujours une faille quoi que l'on fasse. Comme disent certains, un coin W doit être utilisable dans le cockpit et aucun des deux pilotes ne doit quitter les commandes de l'avion. Mais là encore, il suffirait que l'un deux neutralise l'autre pour encore voir des crashs aussi dramatiques... Donc, pas facile de résoudre totalement la sécurité quel qu'elle soit.
a écrit le 29/03/2015 à 0:34 :
Une procédure d'ouverture de la porte doit se faire.
Soit un outillage lent, laborieux, et nécessitant la collaboration de nombreux passagers...
Soit, un appel de détresse via bouton, de la part de chaque siège passager, qui alerte le contrôle aérien d'un pilote fou, une question sur les écrans multimédia avant déclenchement d'ouverture, une réponse unanime des passagers toujours via bouton, et enfin signal à distance qui libère la porte...
a écrit le 28/03/2015 à 20:38 :
solutions
1ere solution, serait de supprimer cette porte qui représente finalement un danger plus élevé que le terrorisme lui même.
2 eme solution, est de pouvoir ouvrir la porte par commande radio depuis le sol, comme une tour de contrôle ou par satellite, suite à un appel d'urgence.
3 eme solution, est de reculer cette porte pour intégrer les toilettes dans un espace d'où les pilotes n'auront pas le droit de sortir pendant le vol.
4 eme solution est que chaque pilote qui sort pourrait verrouiller la porte en position ouverte avec son propre code et de ne pouvoir la refermer qu'avec ce même code.
Réponse de le 28/03/2015 à 21:29 :
Trop couteux pour les actionnaires, Next...
Réponse de le 29/03/2015 à 3:18 :
1 -> Vous êtes sérieux ?
2 -> L'appel peut être fait par quelqu'un de malveillant qui prendrait en otage la cabine, possiblement avec l'aide de complices
3 -> Et pour les vols longs courriers, ils mangent comment les pilotes ? De plus en cas de problème avec l'avion un pilote peut vouloir aller en cabine pour observer l'état de l'aile par exemple (givrage, volets mal sortis, panne moteur non contenue...).
4 -> Le pilote hors du poste peut être pris en otage

Ce n'est pas si simple...
Réponse de le 29/03/2015 à 11:25 :
Pour la porte, un Cdt de bord disait que si un terroriste a égorgé deux hôtesses dans l'avion et qu'il menace d'en tuer une troisième, il ouvrira la porte. Il préfère un rideau à une porte blindée.
Ce qui faudrait est mettre un extincteur à CO2. En pleine face, ça refroidit les ardeurs (-78°C). Mais en espace confiné, c'est anoxique....
a écrit le 28/03/2015 à 20:37 :
Plus de porte, comme ça on pourra surveiller si les pilotes font les cons !
a écrit le 28/03/2015 à 18:50 :
Ben, comme cela au moins ils s'épargneront le coup de la porte attaquée à la hache, et pourront se mettre sur la tronche avant le crash, les passagers ne s'en apercevront pas, ils mourront heureux. Plus belle la vie quoi. Bon, on aura compris, cela ne servira à rien du tout, contre les dingues on ne peut rien, la preuve, les politiques, qui on fait beaucoup plus de morts que tous les pilotes d'avion réunis.
Réponse de le 28/03/2015 à 19:21 :
Je dirais tout simplement "merci" a ce commandant de bord, qui en brandissant merveilleusement une hache de service a su rassurer ses passagers ; le problème aujourd'hui c'est que tout est banalisé, on prend l'avion comme l'on prend le métro, c'est le fini le glamour d'autrefois !!! on ne voit plus une Zsa Zsa Gabor en descendant sur le tarmac à Orly bras dessus bras dessous avec son charmant chevalier servant Porfirio Rubirosa, ah quelle époque magnifique !!! Ce n'est plus de la sorte. Et dans le métro c'est l'indifférence générale… le beauf qui nous regardent, la dame aux piques en me dévisageant d'un oeil cynique…. sacrebleu ! Je prends souvent l'avion et j'ai vu a de très rares occasions le commandant de bord prendre le temps de passer voir ses passagers et se présenter : Bonjour, je suis votre commandant de bord, je m'appelle Gérard et suis célibataire…. ah j'en étais aux anges !!! Quant au PNC pas toujours aimable, je dois me plier l'échine (un peu malencontreusement si me je me retrouve dans un ascenseur avec plus d'un) à cette réalité plutôt angoissante !! sans parler de la banalisation de leur métier….l'horreur !!! enfin, il est vrai que certains passagers sont également exécrables et se croient tout permis… la cohabitation entre les dames rousses (les vraies) à la peau de porcelaine et la classe ouvrière qui va au Paradis est devenue difficile, avouons-le.
Réponse de le 29/03/2015 à 10:17 :
N'importe quoi....Avant on faisait surtout moins de fautes d'horthographe...
a écrit le 28/03/2015 à 17:46 :
La solution pilotage automatique, techniquement la solution est déjà au point.
Ou dans un premiers temps en cas de danger l'avion remonte automatiquement.
Réponse de le 29/03/2015 à 11:27 :
"en cas de danger l'avion remonte automatiquement" et il atterrit sur la Lune ? :-)
Il faut à un moment penser à redescendre, proprement.
a écrit le 28/03/2015 à 17:14 :
Les médias parisiens parlent que le co-pilote Andreas Lubitz était «obsédé» par les Alpes. D'accord mais par quel type d'Alpes était-il «obsédé» : les imposantes montagnes rocheuses du massif du Midi ou des Alpes suisses, ou alors par les flancs erodés et gravelés des pré- Alpes-de-Haute-Provence là où il a fini sa vie et celle de 149 autres personnes ? en tout cas il n'était pas un homme de la haute montagne, en toute évidence.
Réponse de le 28/03/2015 à 19:40 :
On ne vous a pas encore tout dit, en + ses bras et jambes c'étaient de prothèses et il bé-bé-bé-bégayait.
a écrit le 28/03/2015 à 15:24 :
La famille du copilote est aussi touchée que les autres familles mais le père du copilote ne doit pas se culpabiliser il n'est pas responsable de la maladie de son fils .Il faudrait retrouver cette boite noire ...............au plus vite.
a écrit le 28/03/2015 à 15:04 :
Au moins, on sait qui on enverra devant le tribunal au cas où cela se reproduit : la compagnie qui n'aura pas applique la fausse bonne idée et... L'auteur de cet article imbécile.
a écrit le 28/03/2015 à 14:40 :
on a lancé les tankers double coques avec le même entrain !
a écrit le 28/03/2015 à 13:53 :
En tout cas prendre les vols en avion pour moins de 1500km alors qu'il y a des Trains Grandes Vitesse faut vraiment ne pas avoir le choix ou aimer les voyages désagréables. Le TGV est tellement pratique, pittoresque et confortable pour relier 2 agglomérations séparées de moins de 1500km. La France a fait le bon choix en 1980 en développant son réseau TGV. Actuellement en Amérique du Nord, quand on est riche, on prend l'avion pour moins de 500km de distance ou le bus pour plus de 1500km si on est pauvre. C'est vraiment incroyable ce retard par rapport a la France.
Réponse de le 28/03/2015 à 15:09 :
l'avion d'allemagne vers l'espagne c'est traverser de multiples montagnes. Le temps de trajet est d'au moins 10h, alors qu'un avion le fera en la moitié du temps (check-in compris) pour la moitié (voire le tiers) du prix. Ça c'est la réalité.
Réponse de le 28/03/2015 à 16:06 :
Bien sûr, se taper le train pour aller d'Espagne en Allemagne. Le souk.
Next !
Réponse de le 28/03/2015 à 17:06 :
Pour aller de Chambéry à Cahors, je dois passer par Paris. J'y habitais mais pas envie d'y retourner (ai rendu mon masque à gaz :-))) Le pire j'en ai eu un au boulot).
Quand on est relativement près d'une gare, et qu'on va près d'une gare, c'est royal sinon la galère. Il ne faut pas que ce soit un prétexte pour mettre des TGV partout, des trains "normaux" seraient des fois pas mal.
Paris Tübingen, -> Strasbourg puis un bus ou descendre en Suisse, changer de train après passage en douane et remonter au Nord. Le train est parfois tortueux mais pour le boulot, peu de possibilité de prendre la voiture, hélas, ils n'aiment pas.
Réponse de le 28/03/2015 à 18:48 :
Détrompez vous les amis la durée en train du trajet Barcelone-Paris est maintenant de 6h et ca va encore s'améliorer avec le TGV....Moi perso, je préfèrent mettre 1 ou 2 heures de plus, travailler tranquillement avec mon ordi confortablement dans un bon siège et arriver entier a destination. Mais bon on n'a pas toujours le choix, c'est vrai malheuseument.
a écrit le 28/03/2015 à 13:46 :
Cette mesure : 2 navigants dans le poste de pilotage est essentiellement "Marketing" pour rassurer les clients des compagnies. Eh oui, les clients ça existe aussi n'en déplaise a ceux qui argutient sur la validité de telle mesure technique plutot que telle autre. Les Anglos-saxons l'ont bien compris.....
a écrit le 28/03/2015 à 12:50 :
L'autre dort pendant le vol? Lol.
a écrit le 28/03/2015 à 12:30 :
ridicule et inefficace.
1ere solution, serait de supprimer cette porte qui représente finalement un danger plus élevé que le terrorisme lui même.
2 eme solution, est de pouvoir ouvrir la porte par commande radio depuis le sol, comme une tour de contrôle ou par satellite, suite à un appel d'urgence.
3 solution, est de reculer cette porte pour intégrer les toilettes dans un espace d'où les pilotes n'auront pas le droit de sortir pendant le vol.
Réponse de le 28/03/2015 à 15:07 :
@Mesure
Parmis les trois que vous preconiser , je retiens la troisieme que je trouve a mon avis fort interessante.
Réponse de le 28/03/2015 à 17:08 :
Je suis d'accord avec la troisième solution qui existe deja avec le A380
Réponse de le 28/03/2015 à 20:29 :
la quatrième est que chaque pilote pourrait verrouiller la porte ouverte avec son propre code.
a écrit le 28/03/2015 à 12:11 :
Y aurait-il des méthodes de management par l'oppression? On relève des témoignages de gens perpétuellement menacés... aurait-on subi des pressions, il existe par exemple des gens poussés à la dépression pour s'en débarrasser. Il existe aussi des salariés précaires poussés au chômage, à la destruction de foyers par décision bureaucratiques alors que les fonctionnaires sont en sécurité d'emploi et abstentionnistes... deux poids deux mesures en termes de justice alors qu'on parle 67 ans pour les salariés avec pénalisation sur le montant des retraites, mais pas les fonctionnaires.
De la même manière, il existe des entreprises cyberattaquées, est-ce par maltraitance?
a écrit le 28/03/2015 à 11:53 :
Les histoires de crash, c'est comme les crash économique pour l'histoire de l'euro, on compte les pertes en nombre de chômeurs... ou personnes en état de non vie sociale... alors qu'on dit que la monnaie faible est une bonne monnaie... on publie que les salariés de la bce seraient en cas de stress maladif: on compte pousser à des erreurs?
a écrit le 28/03/2015 à 11:27 :
Pour sourire un peu, le dessin humoristique de LeMatin.ch résume les choses (me font souvent rire)(Les dessins de Ben et Racalbuto)
http://files.newsnetz.ch/bildlegende/46488/2248074_pic_970x641.jpg
a écrit le 28/03/2015 à 10:56 :
L'affaire du crash ne montre-t-elle pas que des entreprises emploient des gens en mettant en péril l'existence des clients. Tout pays dit humaniste ne doit-il pas assurer la sécurité de l'existence? Le salarié n'a-t-il pas subi des pressions de la part de l'entreprise qui l'aurait conduit à une extrêmité? Ce n'est pas le premier cas de suicide sur lieu de travail. Par ailleurs, il existe de nombreux salariés en état de stress permanent avec un coût social élevé. De la même manière que l'Etat français qui de notoriété publique décrète la croisance et l'emploi... il décrète surtout le chômage et l'élimination sociale des jeunes. L'Europe n'assure-t-elle pas un suicide social par l'euro alors qu'elle est incapable de faire de la croissance et des emplois? Pour les faillites, on parle de l'Etat mauvais payeur... on devrait aussi considérer l'Etat suicideur: le taux de suicde des citoyens français est bien supérieur à nos voisins...
Réponse de le 28/03/2015 à 11:19 :
à quand les avions sans pilotes .... c'est le cas pour les drones ?
a écrit le 28/03/2015 à 10:35 :
il faudrait lever le secret médical pour les mèdecins qui suivent les pilotes dans des cas comme celui-la - il n'est pas permis de mettre la vie du personnel naviguant et des centaines de personnes en danger -
a écrit le 28/03/2015 à 10:34 :
Une hôtesse n'aurait certainement pas reprogrammé le vol en altitude de croisière mais elle aurait ouvert la porte au commandant ! La vraie solution est de faire en sorte qu'il y ait un moyen de toujours pouvoir l'ouvrir en cas d'extreme urgence ou alors que des toilettes soient accessibles sans avoir a s'enfermer en dehors du cockpit
a écrit le 28/03/2015 à 10:17 :
L'atitude des pilotes est une fois de plus insultante pour les PNC ! la confiance est indispensable au sein d'un équipage et certains de ces seigneurs du ciel semblent oublier le rôle de sécurité qu'exercent les PNC . Combien de fois ce sont les PNC qui ont maitrisé des passagers qui tentaient d'entrer dans le cockpit ? Qu'ils se rappellent attitude exemplaire des équipages commerciaux lors des attentants du 11/09 !
Réponse de le 28/03/2015 à 10:30 :
c'est quoi le " PNC" ????
Réponse de le 28/03/2015 à 10:43 :
Personnel navigant commercial : hôtesses et stewards qui assurent la sécurité et le confort des passagers à bord.
a écrit le 28/03/2015 à 10:14 :
Il était soit disant en arrêt maladie ..... on nous raconte que la compagnie ne savait pas ! C'est bizarre !
Réponse de le 28/03/2015 à 11:25 :
Si on vous donne un certificat et que vous le déchirez et mettez à la corbeille, quel est le trajet administratif pour informer l'employeur ? Le médecin savait-il qu'il était pilote d'avion ? Habituellement, si on est arrêté, on le signale, mais il semble qu'il voulait être commandant de bord de suite, le copilotage étant une tache subalterne (mais il faut accumuler l'expérience, dix années ne permettent pas d'avoir rencontré tous les ennuis possibles), un rêve écorné.
a écrit le 28/03/2015 à 10:11 :
Qu' il est loin le bon temps pas si lointain, où l'on pouvait demander gentiment à accéder au cockpit. Je me souviens de l'avoir fait sur un ATR 42 , au cours d'un vol de nuit, avec arrivée sur Montpellier. J'avais assisté à toutes la phase d’atterrissage, un bon souvenir.
a écrit le 28/03/2015 à 10:10 :
Article très intéressant. La précipitation n'est pas toujours de bon conseil. Certains arguments avancés par les pilotes ne tiennent en revanche pas la route ! des PNC terroristes dormants ? il ne faut pas exagérer . Et puis combien de fois voit on dans les avions d'Air France des pilotes "inviter" des membres de la compagnie en voyage privé dans le cockpit ? c'est extrêmement fréquent et dans ce cas avoir un badge air france suffit non ?
a écrit le 28/03/2015 à 9:45 :
les incompétents politiques qui ne connaissent rien à l'aviation, ils sont plutôt spécialisté des bonnes tables, ont encore frappé. Le cockpit sera un vrai boulevard, on rentre et on sort comme dans un moulin. Il vaut mieux enlever la porte ce sera plus simple pour ceux qui auraient des intentions belliqueuses. Ils sont toujours aussi nuls il faudrait demander à Hollande ou valls eux ils auraient une idée encore plus lumineuse.
a écrit le 28/03/2015 à 9:32 :
Comme d'hab en Europe lorsqu'un gros problème se pose celui-ci devient politico-financier et alors là les choses se gâtent. Depuis Maastricht et Schengen on a déjà prouvé que nos "solutions" sont du genre brico et essentiellement pour jeter de la poudre aux yeux de l'opinion publique. Deux, ou une ou trois personnes en permanence dans le cockpit des aéronefs en est encore une de ces "solutions" à l'européenne. S'attaquer à la racine du problème – le système d'embauche et les testes psychiatriques et(ou psychologiques des pilotes – ah cela on ne fait pas, c'est tabou ! et pourquoi ? parce que cela comporterait des grands chambardements pour les budgets des compagnies, ainsi que pour tout un réseau de services "spécialisés" dans le suivis médicaux des pilotes. Donc en optant pour la "solution" de mettre deux personnes en permanence dans le cockpit des avions – ce qui va poser d'autres problèmes à la longue – AESA ne fait que déplacer le vrai problème. On s'appui convenablement sur les stats et, comme les faits le prouvent, dans le monde où il n'y a que les pertes et les profits qui comptent, la vie humaine restera toujours secondaire.
a écrit le 28/03/2015 à 9:30 :
vu le tas de boutons en tous genres dans un cockpit ... pas dit qu'une hôtesse perçoive ce que le pilote ou copilote fabrique !
Réponse de le 28/03/2015 à 10:59 :
Quand l'avion pique sur la montagne, quand le pilote ne répond pas aux injonctions, quand le commandant tambourine à la porte, même moi, qui n'y connait rien, j'aurais compris.
a écrit le 28/03/2015 à 9:24 :
C'est une mesure idiote
Vous allez faire rentrer dans le cockpit un steward 1000 fois moins surveille qu un pilote ???
Ils ont laissé voler un malade mental qui avait encore des troubles psychiatriques voila le probleme unique

La famille et beaucoup de gens avaient détecté ces problèmes mais pas la compagnie ????
Arrêtez l enfumage !!
a écrit le 28/03/2015 à 9:20 :
Malheureusement la sécurité 0 n’existe pas. On parle maintenant des pilotes qui peuvent tuer des passagers, c'est très triste et malheureux.
Il ne faut pas oublier qu'un chauffeur de bus peu faire exactement la même chose avec ces 70 - 80 passagers. (exemple accident de bus à Sierre en 2012, 22 enfants morts) L'enquête n'a pas pu exclure l'hypothèse du suicide.
Un conducteur de train qui fonce dans une gare remplit de passager. C'est la même chose. Lui comme le chauffeur de bus sont toujours seul au commande.
Dernier point qu'il ne faut pas oublier, en 2 semaines il y a autant de mort sur les routes françaises que dans l'avion de Germanwings. Que font les pouvoirs politique pour régler ce problème, nettement plus pertinent et malheureusement meurtrier???
a écrit le 28/03/2015 à 9:03 :
Et si, et si, et si,
Deux solutions commencent a poindre leur nez
De toilettes privatives
Ou le pistolet hospitalier
Arrêtons les spéculations, pourquoi pas en revenir a 3 pilotes sur tous les avions ?????
Oui je suis concerné mais toutes les hypothèses n'enlèveront jamais le risque zéro. Tout n'est qu'une question de facteurs humains.
Et soyez gentils arrêtez de prendre mes collègues pnc pour des blondes écervelées.
Réponse de le 28/03/2015 à 13:01 :
Chez AF on est déjà heureux lorsqu'on peut trouver deux pilotes non grèvistes
a écrit le 28/03/2015 à 9:01 :
Exemple typique de la mesure prise à chaud pour faire croire qu'on agit en haut lieu.
Ne résoud rien! Ne résoud surtout pas le problème des 1700 avions cargos de tout calibre, dont quelques centaines de gos porteurs,dépassant les 200 tonnes, tous pilotés à deux et sans hôtesses ni stewards. Comment empêche t'on un pilote suicidaire de transformer l'avion en bombe quand son collègue va aux toilettes?
a écrit le 28/03/2015 à 8:50 :
Du même avis, de toute façon si un pilote est determiné à s'écraser il y arrivera seul ou non dans la cabine. Arretons de prendre des mesurettes populistes.
Faire surveiller par un steward jusqu au jour où un steward suicidaire s enferme avec un pilote.
Réponse de le 28/03/2015 à 16:13 :
Une intelligence artificielle, couplée au travail du pilote, suite au déclenchement de l'alerte de proximité du sol, aurait redressé l'avion, contre l'action du pilote.
Un ordinateur n'a pas de sentiment, il corrige une situation illogique : descente face à une montagne sans piste dans le coin.
L'humain ne doit pas forcément avoir la main tout le temps, surtout quand il crée une situation totalement ubuesque aboutissant à une destruction.
a écrit le 28/03/2015 à 8:42 :
C'est effectivement une mesurette stupide qui existait déjà dans beaucoup de compagnies mais rarement appliquée. Mise en place aujourd'hui simplement pour justifier ou sauver la place de quelques cadres européens. Et comme décrit ci-dessus le danger peu tres bien venir d'un PNC. Disons que le recrutement de cette categorie de personnel est plus "large" et hétéroclite.
Réponse de le 29/03/2015 à 0:29 :
Ce dispositif existe depuis longtemps en Grèce. Comme quoi les allemands devraient prendre exemple. Très attristée pour les familles.

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