Lufthansa discute d'une aide d'Etat massive; la France promet d'aider Air France-KLM
F.G (avec Reuters)

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POOL
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équivalents ceux d'American Airlines, qui a l'intention de demander jusqu'à 12 milliards de dollars (11 milliards d'euros) au gouvernement américain.
Toujours, selon Reuters, une prise de participation est également possible.Le 19 mars dernier, lors de la publication des résultats financiers 2019, Carsten Spohr, le PDG de Lufthansa, avait indiqué qu'une aide d'Etat n'était "actuellement pas nécessaire", et que le groupe demanderait de l'aide "quand cela deviendra nécessaire".
"Nous pourrons tenir plus longtemps que d'autres" grâce à la bonne situation financièr du groupe, avait indiqué Carsten Spohr.
Pour l'instant, en France, les aides au transport aérien sont très faibles en dehors des mesures générales prises pour l'ensemble des entreprises. Elles se limitent à un report de certaines taxes et redevances jusqu'à la fin de l'année. Mais ce jeudi, le ministre des Finances, Bruno Le Maire a indiqué que l'Etat était prêt à soutenir Air France-KLM
"Je ne veux pas être plus précis sur le type de soutien que nous pouvons apporter à Air France-KLM, mais nous ne la laisserons pas seule face à la crise très violente à laquelle les compagnies aériennes sont confrontées actuellement", a-t-il ajouté, lors d'un point de presse en ligne.
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Encadré : Lufthansa met 60% de ses salariés au chômage partiel
de ses 135.000 salariés,
dont 62.000 en Allemagne.
Le groupe a également annoncé le prolongement de son plan de vol d'urgence, qui devait durer jusqu'au 19 avril, supprimant la quasi-totalité de ses liaisons aériennes jusqu'au 3 mai. Sont assurés seulement 18 vols longs courriers par semaine, ainsi qu'une cinquantaine de vols quotidiens reliant Francfort et Munich aux "principales villes d'Allemagne et d'Europe".À lire également
Dernier accord nécessaire, la direction s'est entendue mercredi avec les représentants des pilotes de Lufthansa et Germanwings pour mettre au chômage partiel 4.500 personnes. Lufthansa a drastiquement a réduit ses capacités de transport, soit le nombre de sièges proposés sur ses avions, à seulement 5% et garde au sol 700 de ses 763 avions, entreposés dans plusieurs aéroports et notamment sur une piste d'atterrissage à Francfort.
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