Air France : ce qu'il faut savoir sur les milliers de suppressions de postes à venir

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(Crédits : Charles Platiau)
En juin, la direction d'Air France présentera l'état du sureffectif qu'engendreront la diminution "structurelle" de 20% des capacités à partir de 2021 et les gains de compétitivité générés par le plan de transformation de la compagnie en cours de préparation. Des départs massifs sont à attendre. Ils seront largement supérieurs aux 1.500 suppressions de postes prévues en février pour les trois prochaines années. Ces départs se feront soit par des plans de départs volontaires pour le personnel au sol, soit par des ruptures conventionnelles collectives pour les navigants. La pyramide des âges est un atout puisqu'Air France avait identifié en février près de 4.000 départs naturels d'ici à fin 2022. Mais ils seront insuffisants. Analyse.

Lors de la publication des résultats trimestriels d'Air France-KLM, jeudi 7 mai, le directeur général du groupe, Ben Smith a rendu public ce que lui et la directrice générale d'Air France, Anne Rigail, avaient déjà dit en interne. Avec la crise sans précédent qui frappe le transport aérien, il y aura inévitablement des suppressions de postes à Air France. Et ce, à un niveau largement plus élevé que les 1.500 prévus d'ici à fin 2022 dans la gestion prévisionnelle pour l'emploi et les compétences (GPEC) présentée fin février.

Faisant état de l'évolution des ressources et des besoins dans un contexte de croissance, ce document est désormais obsolète avec la crise sans précédent qui frappe le transport aérien. Face à une demande en chute libre qui va mettre plusieurs années à retrouver son niveau d'avant-crise, l'activité d'Air France est appelée à diminuer fortement, créant de facto un sureffectif important.

Lire aussi : Air France-KLM va réduire la voilure de manière "structurelle" de 20% : danger pour l'emploi

Les besoins en personnel vont fondre d'autant plus drastiquement que le sureffectif  sera gonflé par les gains de compétitivité du plan de transformation, qui sera focalisé sur trois axes forts : réduire les coûts fixes d'une manière générale, optimiser les fonctions support, et restructurer le réseau intérieur déficitaire à hauteur de 200 millions d'euros par an. Des négociations avec les syndicats pour identifier et traiter le sureffectif ont déjà débuté dans certaines catégories de personnel. Elles vont s'étendre aux autres à partir de cette semaine. Une nouvelle GPEC et le plan de transformation seront présentés en juin et juillet.

Des départs massifs

Quelle sera l'ampleur des suppressions de postes ? 5.000, 7.000, 10.000 suppressions de postes, ou plus encore ? Chacun y va de son évaluation. Une chose est sûre. Le plan de départs sera massif. Un simple regard sur ce qui...

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Commentaires
a écrit le 19/05/2020 à 11:34 :
Air France reçoit 7 milliards d'aide... Air France ne rembourse pas ses clients pour les vols annulés (nombreux sont ceux qui ont reçu un voucher d'un montant inférieur du prix payé... Air France licencie... de sacrés guignols qui dirigent cette compagnie aérienne!
a écrit le 14/05/2020 à 0:18 :
bonsoir je voudrais savoir comment je puisse faire pour que mon mari rentre de l'Algérie en France car il y a sa nationalité française mais il est bloqué là-bas ça va faire 4 mois et car j'ai des problèmes de santé et il peut pas rentrer
Réponse de le 15/05/2020 à 11:29 :
Allez Robert, faut sortir maintenant hein, c'est le dé-confinement tu sais tu peux allez dehors...
Réponse de le 20/05/2020 à 16:04 :
Bonjour,
Comment se fait-il qu'il ne soit pas rentrer avec tous les vols de rapatriement effectués ?...
Bizarre ...
a écrit le 12/05/2020 à 18:58 :
Air-France comme La Poste par exemple, EDF, la SNCF souffrent d'avoir reçu en héritage des manies de position dominantes et même d'être le seul fournisseur de services et pratiquer des tarifs stratosphériques en dehors de ce que peuvent payer des gens ordinaires. La concurrence ne peut que leur être bénéfiques car les obligent à s'organiser pour faire des économies d'échelle, limiter les gaspillages, se débarrasser d'une administration pléthorique.
Je vois dans mon quartier des gens travaillant chez EDF on ne sait à quoi ils peuvent servir incapables de brancher une prise, évidement qu'ils sont en surnombre, parel à la SNCF, idem à la poste (à la poste j'ai hérité d'une conseillère tellement douée que j'ai du faire appel au médiateur) laissez la poste faire des colis et la concurrence à mondial relay que de jouer à la banque. Et des colis au prix qu'on devrait payer il y a de quoi bien remplir les tournées.
Réponse de le 12/05/2020 à 20:23 :
Air France est une entreprise privée soumise à la concurrence depuis des décennies . Ses tarifs sont donc ceux du marché ... Si les tarifs n’étaient pas au marché elle n’aurait aucun client ... En temps normal les remplissages approchent les 90 % ...Qu’en conclure ?
Que vous ne savez pas de quoi vous parlez et que vous vous contentez de répandre des âneries qui font passer les divagations d’alcooliques au café du commerce pour des prix Nobel d’économie.
a écrit le 12/05/2020 à 11:55 :
Déjà pour sauver Air France il faut revoir les rémunérations de tous les salariés et de leur avantages sociaux.
J ai eu l'occasion de faire une étude sur les rémunérations au sein de cette compagnie et des dépenses somptuaires au cour des escales, c'est une vraie gabegie.
Il faut revenir à des choses plus réalistes, les pilotes gagnent plus que la moyenne générale des pilotes dans le monde pour un temps de travail inférieur chercher l'erreur.
Réponse de le 12/05/2020 à 16:04 :
Dépenses somptuaires .

Les équipages Air France sont au mieux logés dans les mêmes hôtels que les personnels des compagnies européennes comparables, ils sont bien placés pour le savoir ... En France ça se résume à des hôtels NOVOTEL ou mercure.... A l’étranger : radisson etc Donc pas de gabegie mais un premier mensonge de votre part très cher Dan....

Votre étude sur les rémunérations des pilotes semble elle aussi largement à revoir....pas étonnant . En effet à son arrivée à Air France , son nouveau président, Mr Smith , à jugé que les conditions d’emploi ( heures de vol etc...) et de rémunération des pilotes étaient très compétitives. Deuxième mensonge à votre crédit cher Dan.....

Donc , à moins d’avoir affaire à un esprit malveillant ,ce qui parait absolument impossible , après avoir cherché l’erreur , il semble qu’elle vienne de votre part ...

Sinon , pour finir sur de choses sérieuses , très bon article , très complet.
Réponse de le 13/05/2020 à 19:02 :
source???

Rien que la dernière phrase est totalement fausse... Alors le reste (les dépenses somptuaires au cours des escales, mort de rire quand on voir que les équipages d'AF sont dans les mêmes hôtels que les autres compagnies aériennes...)
a écrit le 12/05/2020 à 10:51 :
Cela veut il dire que le transport aérien n'est pas prêt de se remettre du covid19 et que son activité est planifiée de ce fait en baisse permanente à savoir moins de billets vendus moins d'achats d'avions et moins de trajets, à venir ?

Mouvement "shame on plane", activité économique générale en baisse, deux compagnies aériennes et une compagnie de voyage qui font faillite juste avant, cela faisait déjà un moment que cette économie montrait des signes de fatigue et ce serait bien du coup qu'au lieu de rassurer les actionnaires on informe les citoyens sur les perspectives réelles du transport aérien.
a écrit le 12/05/2020 à 7:42 :
c'est aux dernier arrivé de partir y compris a la direction
cela fait plus de deux mois que pleure et pleure encore chaque jour la direction d'air France s'il sont aussi nul qu'il dégage
Réponse de le 12/05/2020 à 10:51 :
"c'est aux dernier arrivé de partir y compris a la direction"

Raisonnement stupide, ce sont les meilleurs éléments qu'il faut garder, point, votre vision de l'économie est déplorable, une vision européiste faisant que le monde entier se moque dorénavant de la vieille europe.

Bon ensuite il est vrai que nos dragons célestes sont totalement incapables de distinguer les bons des mauvais.
a écrit le 12/05/2020 à 7:39 :
c'est aux dernier arrivé de partir y compris a la direction
a écrit le 12/05/2020 à 0:21 :
Let's just hope hope for the best by Air france and hope everything clears out soon.
a écrit le 11/05/2020 à 19:52 :
En temps de guerre comme sait très bien le dire notre président, il faut savoir rationner et économiser.
Cela implique de supprimer les doublons.
AirFrance en est l'exemple en France avec ses lignes non rentable dédoublés du train TGV.
A choisir il faudrai garder le train vu qu'on est souverain sur l'énergie qu'il demande donc pourquoi acheter et gaspiller du pétrole + payer du personel très cher?
Réponse de le 11/05/2020 à 22:52 :
Je doute fort que la France soit auto suffisante en uranium...
Il est certain que les ressources en uranium se tariront avant le pétrole .
Superphenix ayant été abandonné pas d’autonomie.

L’avion consomme moins de pétrole par passager kilomètre parcouru qu’une voiture avec trois passagers.
Si on veut garder une certaine logique , avant de fermer une ligne aérienne comme paris bordeaux pour cause de tgv ,fermons d’abord les autoroutes aux véhicules ne transportant pas plus de trois passagers à bord...
a écrit le 11/05/2020 à 19:12 :
Des perspectives difficiles pour les salariés, mais il faut souligner que les syndicats , notamment de pilotes, ont fait un mal considérable à cette entreprise depuis de nombreuses années, ils ont empêcher toutes les évolutions d'adaptation à la concurrence internationale dans le transport aérien. Les réformes sans cesse repoussées finissent toujours pas revenir, mais sont en général beaucoup plus radicales.
Réponse de le 11/05/2020 à 22:46 :
Vous serait-il possible de préciser quelles sont les «adaptations à la concurrence que les syndicats notamment de pilotes» ont empêchées ?
Évoquer évasivement confine à l’insinuation.
a écrit le 11/05/2020 à 15:49 :
J'espère que la compagnie va pouvoir faire les réformes structurelles indispensables à cette occasion.
Malheureusement pour eux, les salariés vont payer les absences de réformes antérieures que les autres compagnies, elles, ont déjà réalisé...
Réponse de le 11/05/2020 à 18:06 :
Non, ce sont les contribuables qui vont payer les compensations riantes des retraits voluntaires, et biensur, les allocations chomage exhorbitants jusqu'a 4 smics mensuels. A souvenir- la dette d'Unedic avant la coronacrise 》32 milliards euros.
Réponse de le 11/05/2020 à 21:23 :
Elle est en train de les faire, les réformes structurelles... en virant ses salariés.
Réponse de le 12/05/2020 à 8:51 :
Depuis 25 ans que je suis dans cette entreprise, j'ai toujours connu des restructurations, lesquelles concernaient principalement les coûts.
Cette entreprise fut nationale avec les lourdeurs que ce type de gestion suppose, avec qui plus est , des politiques et non des gestionnaires à sa tête. Pourquoi en vouloir à ses salariés sempiternellement? Avec des idées fausses le plus souvent.

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