Élus, parlementaires, représentants du secteur économique et associations étaient autour de la table ce lundi pour faire un nouveau point d'étape sur le renouvellement de la concession de l'aéroport de Nantes-Atlantique, actuellement géré par la société Aéroport du Grand Ouest (Ago), détenue à 85 % par Vinci. Pendant près d'une heure trente, le préfet des Pays de la Loire et le délégué ministériel au réaménagement de l'aéroport ont évoqué les avancées réalisées sur ce dossier ô combien épineux. L'occasion d'apporter notamment de légères précisions concernant la signature du contrat de concession.
Conformément aux objectifs fixés par l'ex-ministre délégué aux transports, Clément Beaune, « le nouveau cahier des charges fixant les obligations du futur concessionnaire de l'aéroport sera bien transmis avant Noël aux différents groupements candidats, a indiqué le délégué ministériel Emmanuel Mercenier au cours de la brève conférence de presse qui a suivi la réunion du comité.
Pour « des raisons de confidentialité », on ne sait encore rien de son contenu, sinon qu'il prend en compte « un développement raisonné de l'aéroport et la protection des populations ». La procédure d'appel d'offres suit quant à elle « son cours ». Si le nombre de candidats n'a toujours pas été précisé, ces derniers remettront « fin mars » un dossier préliminaire, sorte de « feuille de route ». Puis, la remise des offres devrait suivre « mi-2025 » avant la signature du contrat de concession « courant 2026 », poursuit-il, sans se montrer plus précis sur le calendrier. Un manque de visibilité d'ailleurs pointé par Jean-Claude Lemasson, le maire divers gauche de Saint Aignan-de-Grandlieu, la commune située en bout de piste de l'aéroport de Nantes Atlantique.