La décarbonation des activités maritimes a fait l’objet d’un nouveau rendez-vous à Nantes. Un sujet qui demeure complexe alors que plusieurs défis sont à relever.Alors que 85% des marchandises transitent par les mers, le transport maritime doit augmenter ses efforts pour réduire son empreinte carbone qui s'alourdit, d'après l'Agence européenne de l'environnement. En 2022, le transport maritime aura émis 137,5 millions de tonnes de CO2, soit 14,2% des émissions européennes. Or, la feuille de route de l'Organisation maritime internationale (OMI) est claire : il faut réduire à zéro les émissions de carbone à horizon 2050, avec une échéance de 30% en 2030 et de 70% en 2040. L'enjeu est donc d'aller plus vite dans la décarbonation.
C'est dans cette optique que Armateurs de France, le Gican pour l'industrie navale et Ports de France ont présenté ce lundi 12 mai leur plan stratégique de décarbonation du maritime, avec notamment pour objectifs de déployer et d'opérer des navires décarbonés. Le lendemain, c'était au tour de la ville de Nantes (Loire-Atlantique) de s'emparer du sujet lors de PoSEAble (en écho à « possible »), une journée pour plancher sur la transition écologique et la décarbonation.
L'occasion pour Stéphane Drobinski, directeur général de la CCI de Nantes-Saint-Nazaire, l'un des organisateurs, de rappeler les objectifs de ce nouveau rendez-vous : « donner de la visibilité aux entreprises et aux actions d'un territoire qui a une ambition maritime forte ». Cette filière compte ici « plus de 200 entreprises, 4.500 emplois et 600 étudiants », complète à ses côtés Anthony Descloziers, vice-président de Nantes métropole à l'économie. Parmi les acteurs présents figurait le Pôle Mer Bretagne Atlantique. « Nous avons réalisé deux milliards d'euros d'investissements en R&D au cours de ces vingt dernières années et 500 millions d'euros sur les trois dernières années pour la décarbonation. C'est dire l'enjeu de ce sujet-là », dixit Patrice Le Lourec, son président.