Valérie Pécresse : « il faut une loi pour protéger le Grand Paris Express et les projets d’intérêt majeur »
Patrick Cappelli
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Et si c'était elle ? Candidate à la Présidence de la République, Valérie Pécresse pourrait en cas de victoire en mai prochain transformer tout le pays et pas seulement le quotidien des Franciliens. Quelles réformes engagerait-elle si elle remplaçait Emmanuel Macron à l'Elysée ? D'abord, une réforme institutionnelle dans laquelle chaque métropole régionale bénéficierait d'un modèle spécifique : « je crois à la différenciation et à l'énergie des territoires ». Ensuite, une réforme juridique, car la présidente de la région Île-de-France est très remontée contre les décisions judiciaires qui entravent les travaux du Charles-de-Gaulle Express (CDG Express), un chantier de 2 milliards d'euros dont la moitié a déjà été dépensée. Un projet d'intérêt majeur, selon la présidente du mouvement Libres !, qu'il faut protéger de l'arbitraire judiciaire. Les juges du tribunal administratif de Montreuil ont considéré que l'on ne pouvait accorder de dérogation à l'interdiction de porter atteinte à des espèces protégées uniquement si le projet répond « par sa nature et compte tenu des intérêts économiques et sociaux en jeu (....) à une raison impérative d'intérêt public majeur ».
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Ce qui ne serait pas le cas pour le CDG Express. Malgré leur petite taille, lézards des murailles, hérissons et renoncules à petites fleurs entravent donc la poursuite du chantier. D'autres blocages judiciaires provoquent l'ire de Valérie Pécresse. Les travaux de la ligne 17 du Grand Paris Express (GPE) ont ainsi été bloqués au Triangle de Gonesse (Val-d'Oise) pour des raisons environnementales.
Patrick Cappelli