En préambule de la 4ème édition du Sommet du Grand Paris qui s'ouvre ce 21 septembre, La Tribune, en partenariat avec les Acteurs du Grand Paris et les Notaires du Grand Paris, ont réuni, hier soir plus de 200 décideurs politiques, publics et privés à Paris. Des élus locaux aux professionnels, tous se sont alarmés de la crise de l'habitat que traverse la région-capitale.La métropole du Grand Paris, qui rassemble 131 communes de première et grande couronne, est une institution très jeune. Elle n'a que cinq ans, alors que les premiers départements et communes datent de 1790, au lendemain de la Révolution. C'est pourquoi son président (LR soutenu par LREM aux dernières élections municipales), Patrick Ollier, irrité par les critiques récurrentes, réclame une certaine indulgence sur ce projet ambitieux de créer une métropole de 7 millions d'habitants (plus ou moins l'équivalent du Grand Londres).
« La métropole est celle des maires : tous les projets sont votés à l'unanimité et j'en suis fier. En travaillant ensemble, les maires sont plus intelligents que chacun de leur côté », a martelé Patrick Ollier.
A la suite des deux premiers concours d'architecture et d'urbanisme "Inventons la métropole", les premiers des 70.000 logements prévus pour un investissement supérieur à 7,5 milliards d'euros commencent à sortir de terre. Et les 60.000 emplois générés sont particulièrement attendus dans une région qui a souffert durant la crise sanitaire, notamment sur le volet touristique. La troisième édition de l'appel à projets urbains innovants s'apprête, d'ailleurs, à entrer dans sa phase 2, avec l'annonce, très prochainement, des sites retenus et l'ouverture des candidatures. Les lauréats seront désignés au printemps 2022.
Le logement au cœur du réacteur
Président du Club des Acteurs du Grand Paris, association qui se présente comme « l'interface entre toutes les parties prenantes engagées du Grand Paris », Thomas Hantz, a, lui, redit l'importance du Grand Paris Express pour la région-capitale. Outre le super-métro, une enveloppe de 22 milliards d'euros est en effet prévue pour la modernisation des infrastructures existantes.