Sûreté, 57 personnes interdites de travailler à l'aéroport de Roissy

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Soupçonnées de radicalisation, près de soixante personnes se sont vues refuser depuis janvier l'autorisation de travailler à l'aéroport parisien de Roissy, selon les autorités, qui ont décidé, depuis les attentats de novembre, de réviser l'ensemble des habilitations des personnels.
Le préfet délégué pour la sécurité et la sûreté des aéroports de Roissy et du Bourget, Philippe Riffaut, a ainsi déclaré, lors d'une conférence de presse:
Ces 57 personnes se sont vu refuser une première attribution, un renouvellement de badge ou retirer "purement et simplement" leur habilitation. Roissy Charles-de-Gaulle, le principal aéroport français, est l'un des premiers employeurs de Seine-Saint-Denis, fournissant du travail à des milliers de salariés, parfois peu qualifiés.
Mais pour travailler en "zone réservée" (après les postes d'inspection-filtrage), il faut montrer patte blanche et obtenir le feu vert de l'Etat, après une enquête qui peut faire appel aux services de renseignement, pour lutter notamment contre le risque terroriste.
D'une manière générale, toute personne travaillant en zone dite "réservée" est soumise à une procédure d'habilitation avec une enquête de police qui lui permet d'obtenir un badge d'accès "rouge" pour l'accès en zone de sûreté. Cette habilitation délivrée par le préfet pour trois ans peut être retirée très rapidement en cas de comportement suspect.
Désormais, un nouveau paramètre sera intégré dans "l'appréciation de la radicalisation" des personnels, "un facteur qui pose problème en terme de sécurité et de sûreté, le non-respect de l'égalité homme-femme", a appuyé Philippe Riffaut.
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Les 5.000 agents de sûreté se répartissent en fait sur l'ensemble des aéroports parisiens (CDG, Orly, Le Bourget). Sur ces 5.000 agents, 264 sont des personnels d'ADP (Aéroports de Paris), les autres sont des salariés d'entreprises de sûreté. Leur recrutement fait l'objet d'une procédure très stricte avec trois enquêtes de police, dont celle du CNAPS.
La SNCF demande, comme les autres entreprises, un casier judiciaire vierge.
Elle est en contact avec les pouvoirs publics, qui lui "signalent les éléments dont ils ont connaissance", a indiqué un porte-parole précisant toutefois que la SNCF souhaiterait un meilleur encadrement "par la loi".
Tout agent assermenté ou titulaire d'un port d'arme fait l'objet d'une enquête administrative préalable, mais l'entreprise n'a aucun moyen de savoir si ses agents sont concernés par une fiche "S".
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Pour renforcer les contrôles pour certains métiers ou zones sensibles, l'entreprise se dit favorable à une procédure d'habilitation à l'exemple de ce qui existe sur les plates-formes aéroportuaires.
(AFP)
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