TGV Lyria investit un demi-milliard d'euros pour tuer l'avion entre la France et la Suisse

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(Crédits : DR)
L'opérateur des TGV entre la France et la Suisse va investir 400 à 500 millions d'euros pour augmenter fortement ses positions face à l'avion. À partir du 15 décembre, il va augmenter sa capacité en sièges de 30%. Cette hausse s'accompagne d'une amélioration du produit et de prix attractifs.

TGV Lyria passe à l'offensive. Détenu par la SNCF et les Chemins de fer fédéraux suisses, l'opérateur des lignes TGV entre Paris et la Suisse (Lausanne, Bâle, Zurich et Genève) investit "entre 400 et 500 millions d'euros" dans un vaste plan de développement destiné à accroître ses parts de marché. Déjà leader avec plus de 50% du marché selon son Pdg, Fabien Soulet, Lyria veut creuser l'écart avec ses concurrents du transport aérien, très forts sur certaines routes comme Paris-Genève.

"Nous faisons le pari d'inverser le marché", explique à La Tribune Fabien Soulet.

Forte hausse des capacités en sièges

Lyria va augmenter sa capacité de 30% à partir du 15 décembre. Plus de 5.000 places supplémentaires seront proposées chaque jour, portant à 18.000 le nombre de sièges offerts sur l'axe franco-suisse. Soit l'équivalent de 120 Airbus A319. Pour arriver à une telle augmentation, Lyria va mettre en service des rames duplex de plus grande capacité et va augmenter la fréquence de ses trains. Entre Paris et Genève par exemple, où sont présentes les trois compagnies aériennes (Air France, Easyjet et Swiss) la fréquence des trains passera de 5 à 8 par jour. Par ailleurs, tous les trains seront cadencés avec des départs à horaires fixes facilement mémorables par les passagers.

Le confort à bord sera par ailleurs amélioré avec la mise en place d'un service wifi gratuit dans toutes les classes de services. Des offres tarifaires attractives vont par ailleurs être annoncées début octobre.

500.000 voyageurs supplémentaires en 2019

Le match avec les compagnies aériennes s'annonce acharné. Les TGV effectuent les trajets entre la France et la Suisse entre 3 et 4 heures en fonction des lignes. Ce temps de parcours permet encore à l'avion d'avoir de belles parts de marché. Grâce à une clientèle à fort pouvoir d'achat, les lignes franco-suisses, en particulier Paris-Genève, sont très rentables pour les compagnies aériennes.

Lyria compte profiter d'une demande pour le train de plus en plus forte, selon Fabien Soulet. Ce dernier table sur 500.000 passagers supplémentaies en 2019, à 5 millions de voyageurs. Lyria sera bénéficiaire cette année, a précisé Fabien Soulet. Ce dernier ne donne pas de prévisions de trafic pour 2020.

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Commentaires
a écrit le 24/09/2019 à 17:11 :
"TGV Lyria investit un demi-milliard d'euros pour tuer l'avion entre la France et la Suisse"

Vous serez bien aimable de ne pas une fois encore réduire la France à Paris, malgré ce modèle hyper-centralisé, que le monde entier nous envie...
Supprimer l'avion entre Paris et Lausanne, Bâle, Zurich et Genève n'est pas une mauvaise idée, mais pas pour toutes ces villes.
Cela nuira à Bâle-Mulhouse, comme le TGV a laminé l'aéroport de Strasbourg.
Vu de France, (pardon, de Paris), ce n'est pas très grave, mais en termes de développement régional, c'est un préjudice réel.
Réponse de le 28/09/2019 à 14:57 :
Que le transport ferré fasse la concurrence au transport aérien et donc à l'activité aéroportuaire est un phénomène qui n'est pas spécifique au centralisme français. Je dirais même qu'il est indépendant, puisque pour prendre la Suisse en exemple, le choix du train a été très clairement fait et l'ensemble du pays ne s'en porte pas trop mal.
Le transport ferroviaire est un excellent moyen de désenclaver des territoires et peut permettre le développement économique de tous ceux qu'il dessert.
Malheureusement, des choix politiques ont laissé la portion congrue à ce mode de transport qui souffre d'investissements en France parmi les plus faibles d'Europe. Ainsi rares sont les réalisations d'infrastructures province/province d'envergure, par de volonté et donc de moyens.
a écrit le 24/09/2019 à 12:26 :
Excellente initiative .Le train est sans conteste le mieux placé sur les distances concernées ici.On peut le prendre en ville alors que rejoindre un aéroport implique déplacements et délais .Et la qualité de l'air y gagne .
a écrit le 24/09/2019 à 11:15 :
C'est fou le nombre de gens qui font des aller-retours Paris-Genève, alors qu'officiellement la Suisse n'est plus un paradis fiscal ...
Rappelons que le canton de Genève représente 500.000 habitants soit 2 arrondissements parisiens ....
Et ces déplacements pendulaires vont continuer à augmenter ...
Etonnant non ?
Réponse de le 25/09/2019 à 14:07 :
Comme si les déplacements Paris <=> Genève étaient liés au statut de "paradis fiscal" imputé à la Suisse. Les clichés ont la vie dure.
Par ailleurs, le bassin économique genevois ne se limite pas au canton de Genève, il s'étend bien au-delà, sur les départements de l'Ain, de la Haute-Savoie et le canton de Vaud. Ce bassin économique représente près de 1 millions d'habitants.
Réponse de le 28/09/2019 à 15:03 :
la perte du secret bancaire ne suffit pas à transformer un paradis en enfer fiscal. Cela reste un pays attractif sur de nombreux aspects dont beaucoup sont dictés par la recherche du pragmatisme.
Pour ma part, je ne trouve rien d'étonnant à ce que les déplacements augmentent et me réjouis qu'ils se fassent de préférence en train.
a écrit le 24/09/2019 à 9:01 :
Le titre est accrocheur et révèle les enjeux entre modes de déplacement entre la France et la Suisse.Si certains s'évertuent à comparer les temps de vol au temps de trajet en TGV , ceux-ci se trompent car il y a les parcours d'approche qui impactent lourdement la pertinence de l'aérien.Regardez sur l'axe Paris/Londres où l'EUROSTAR détient plus de 80% de marché avec de plus un excellent bilan carbone !
L'axe Paris/Genève est comparable même si les infrastructures ferroviaires ne sont pas intégralement à grande vitesse.D'autre part , offrir à bord des TGV le wifi constituera un plus car le voyage ne constituera pas (plus) du temps perdu mais plutôt une optimisation ! Quant aux tarifs proposés et après avoir regardé chacun des sites internet des transporteurs , le TGV est franchement mieux placé.La montée des préoccupations environnementales fera le reste n'en déplaise aux accrocs du kérosène !
Réponse de le 24/09/2019 à 10:43 :
Pour être honnête, il faudrait comparer les temps de trajet de porte à porte et pas de gare à gare ou d’aéroport à aéroport.

Pour l'eurostar, il y a les mêmes contraintes que pour l'aérien, arriver 1/2h avant l'embarquement etc...
L'eurostar est intéressant, si on habite proche de la gare, et si on décide d'aller proche de la gare d'arrivée.

L'eurostar reflète les vrais coûts d'un billet de train, car très peu de subvention, on ne paie qu'une seule fois sont billet.
Et sur cet axe, l'avion (en eco) est souvent plus compétitif que le train.


Et pour une réunion de travail ou de négociation, l'avion est bien souvent plus pratique pour faire l'Aller/retour en journée.

Personnellement, je privilégie toujours l'avion au détriment du train.
a écrit le 24/09/2019 à 4:01 :
Prendre un train est toujours une experience positive. Vive le rail.
a écrit le 23/09/2019 à 21:39 :
Peine perdue. L'avion n'a pas besoin de lourdes infrastructures, juste quelques pistes d'aéroport, leur emprise c'est peanutspeanuts par rapport celle d'une ligne TGV dont l'entretien est en plus bien plus coûteux que celui d'une piste d'aéroport. Pour mémoire le coût de la construction de NDDL c'était 14 fois moins que la simple prolongation de la LGV ouest du Mans à Rennes.
Réponse de le 23/09/2019 à 23:05 :
Intéressant, mais où dans l'article fait-on mention des investissements dans l'infrastructure ? Seulement plus de trains. Il s'agit donc d'accroître l'efficacité par rapport aux coûts fixes de l'infrastructure.
Réponse de le 24/09/2019 à 8:05 :
Le prix des billets (donc la fréquentation) est avant tout le reflet de l'investissement et des coûts de maintenance des infrastructures. Le train revient trop cher pour avoir un avenir. On voit bien en France que faute d'investissements suffisants, la plupart des lignes sont condamnées (qu'on se souvienne de l'accident de Brétigny et de ses causes). Ce n'est pas un hasard si aux USA, qui a pourtant été pionnier dans le ferroviaire, le train y est devenu marginal et si le transport de passagers s'y fait par avion pour les longues distances et en car pour les distances plus courtes.
a écrit le 23/09/2019 à 18:58 :
Il faut "seulement" se débarrasser des politiciens véreux pro-lobby pétroliers et naturellement le marché trouvera sa voie...

En luttant contre cette corruption désastreuse on s'attaque à énormément de problèmes directement menaçants comme la pollution ou le détournement d'argent public.

Et si je peux pas me passer du trollage volontairement grossier et voyant du multipseudos vous virez mon commentaire vous ne le diffusez pas !
a écrit le 23/09/2019 à 16:55 :
Je demande à voir car pour le moment c'est l'avion qui bat à plate couture le TGV entre PARIS et GENEVE.
Durée du trajet en train trop longue au minimum 3H30 ! Prix trop cher 200 euros en moyenne !
une correspondance en prolongement billet long courrier Paris Genève coute 150 Aller retour, durée du vol 45 minutes.
Réponse de le 23/09/2019 à 20:18 :
Le vrai coût du pétrole est payé par nos descendants. C'est de fait plus facile de ne pas payer l'intégralité de son trajet et de le laisser aux générations futures.
Réponse de le 23/09/2019 à 21:00 :
Pardon ?!

C'est beaucoup plus long en avion, en comptant les temps d'attente à l'aéroport, et le temps de revenir dans le centre de Paris depuis l'aéroport. Vous êtes de mauvaise foi. Le train c'est 3h.
Et le prix c'est 200€ parce que vous devez prendre vos billets au dernier moment, je n'ai JAMAIS payé aussi cher pour mes trajets ...
Réponse de le 23/09/2019 à 21:41 :
@truc : pourriez vous développer ? L'aérien est monstrueusement taxé en France (ce qui explique les naufrages d'Aigle Azur et XL Airways).
Réponse de le 24/09/2019 à 18:35 :
Entre les "pour" et les "contre" le TGV et l'avion sur une distance aussi courte que Paris/Genève (550 km) , ne croyez-vous pas que la pertinence de mode aérien soit ailleurs ?
Quant à dire que le transport aérien est "assommé" de taxes en France, rappelons que celles-ci sont payés par les passagers (les taxes dites "d'aéroport") car même la "taxe carbone" supportée par les compagnies aériennes est réduite de 50% (20 euros la tonne au lieu de 40) avec des échanges entre celles-ci ce qui rend sa mise en place ... indolore !
Chacun le sait , comment expliquer au commun des consommateurs qui paient plein pot la TICPE (fuel domestique , carburants) que le kérosène pour les avions ne fait l'objet d'AUCUNE TAXE permis par convention de Chicago applicable depuis avril 1947 et cerise sur le gâteau avec des billets pour les vols intra-Européens exonérés de TVA contrairement aux billets de trains (10%) !!!
Même le très libéral Royaume-Uni a initié une taxe dans l'aérien dénommée "Air Passenger Duty" dont le montant oscille entre 15 et 500 Euros selon la classe empruntée.
Ceux qui prônent l'aérien à tout crin y compris sur des dessertes courtes sont à l'instar de ceux qui vont chez le boulanger distant de 500 mètres !
Le très officiel site de l'ADEME donne 3,2 gr CO2/passager TGV/km contre 144,6 gr CO2/passager navette aérienne/km.
https://www.ademe.fr/expertises/mobilite-transports/chiffres-cles-observations/chiffres-cles
Maintenant , à chacun sa conscience environnemental surtout s'il a des enfants ...
a écrit le 23/09/2019 à 16:51 :
Je demande à voir car pour le moment c'est l'avion qui bat à plate couture le TGV entre PARIS et GENEVE.
Durée du trajet en train trop longue au minimum 3H30 ! Prix trop cher 200 euros en moyenne !
une correspondance en prolongement billet long courrier Paris Genève coute 150 Aller retour, durée du vol 45 minutes.
a écrit le 23/09/2019 à 16:24 :
Saine concurrence entre le train et l'avion qui est profitable aux consommateurs que ce soit en terme de tarifs et de qualité de service. Les néo collectivistes favorables au tout état sont très heureux de payer leur forfait de téléphone mobile 15 euros par mois alors que si France Télécom administration en situation de monopole l'était restée, ils le payeraient 100 euros et devraient de plus éponger son déficit par l'impôt.
a écrit le 23/09/2019 à 13:33 :
Tout ce qui permet de diminuer le nombre d'avions est une bonne chose à prendre.
a écrit le 23/09/2019 à 10:17 :
Il faut "seulement" se débarrasser des politiciens véreux pro-lobby pétroliers et naturellement le marché trouvera sa voie...

En luttant contre cette corruption désastreuse on s'attaque à énormément de problèmes directement menaçants comme la pollution ou le détournement d'argent public.
Réponse de le 23/09/2019 à 17:19 :
@ multipseudos:

"Boaf... l’éternel râleur aurait pesé de tous ses mots si la lutte contre le rail était dans l’air du temps."

Grotesque et sans talent. Trollage signalé

Et si je peux pas et-c...
Réponse de le 23/09/2019 à 19:00 :
@ multipseudos: je t'ai déjà répondu une fois et tu ne vaux pas la peine que je me fatigue pour une seconde fois...

Signalé donc et si je peux pas diffuser ce commentaire sans avoir mon pot de colle vous supprimez mon commentaire de base vous ne l'instrumentalisez pas !
Réponse de le 23/09/2019 à 19:02 :
@Math. Peine perdue. Le blasé est un peine-a-jo*ir de nature. Il est impossible de lire un commentaire de sa part qui soit positif ou qui ne comportent pas des termes du genre UERSS, oligarchie, politiciens vereux... (ou synonymes). En effet, ce ton et ce discours redondant et sans renouvellement est lassant.

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